Objectifs LPM 2024-2030 : rester dans le peloton de tête des services de renseignement
Terrorisme, pillage économique, contestation entre puissances, stratégies hybrides … Ce cumul de menaces, couplé au défi de posséder des services de renseignements autonomes, nous impose d’accroitre nos capacités. Objectif : disposer d’une diplomatie et d’armées mieux éclairées.
Alors que les sauts technologiques actuels sont de plus en plus rapides, au point de menacer notre autonomie, la France doit renouveler ses capacités d’exploitation et industrialiser ses outils d’investigation numérique. Il s’agit de comprendre des situations sans avoir à dépendre de nos partenaires. Cette capacité à se saisir des sauts technologiques relève donc d’enjeux de souveraineté.
Pour ce faire, la France peut s’appuyer sur son aptitude à développer de nouvelles capacités, notamment dans le domaine cyber, tout en couvrant le champ des technologies de rupture. Elle peut aussi compter sur l’acquisition de nouveaux équipements - satellites de renseignement optique et électromagnétique ou encore avions d’interception électromagnétique Archange. Cependant, ces efforts technologiques ne se suffisent pas à eux-mêmes. Les défis humains doivent également être pris en compte. Dans cette optique, le projet de loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 prévoit un effort tant sur le recrutement, avec près de 600 emplois créés sur la période, que sur la fidélisation du personnel, parfois tenté par l’aventure du secteur privé. Pour répondre à l’ensemble de ces défis, un budget substantiel de cinq milliards d’euros est consacré au volet renseignement dans le projet de loi de programmation militaire.
Un doublement du budget des trois services de renseignement
Si le projet de loi est voté en l’état, les moyens dévolus aux trois services de renseignements sous la tutelle du ministère des Armées auront été multipliés par deux entre 2017 et 2030.
« La DGSE doit être la locomotive technologique pour l’ensemble de la communauté du renseignement. Nous nous devons d’être compétents partout : analyse, grands programmes mutualisés, langues étrangères, cyber… »
- Ministre des Armées
La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction du renseignement militaire (DRM) et la Direction du renseignement et de la sécurité et de la défense (DRSD) verront leur budget annuel cumulé passé de 500 millions d’euros annuels en 2017 à près de 1 milliard d’euros en 2030, dont une grande majorité vers la DGSE.
Le dossier de la LPM 2024-2030
La loi de programmation militaire 2024-2030 : les grandes orientations.
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