Chers amis,
Nous avons un pays, un drapeau, un État, une aéronautique d'État.
Ce nouvel insigne qui marque votre nouvelle affectation marque une étape agréable, car nous sommes ici pour trouver des solutions et être en mesure d'accompagner les autorités d'emploi dans la culture du « bon risque ».
Troisième cérémonie de rentrée. Troisième réunion de famille. Et donc l'occasion d'un rapide bilan et de dresser nos perspectives.
Tout d'abord, le chemin parcouru.
Nous avons, il y a un an, basculé dans une organisation transformée. Pour prendre une image aéronautique, l'avion est bien compensé. Il est remonté au niveau de vol stratégique. Lorsque le carburant n'est pas au plein, nous avons le devoir d'être bien organisés. Le carburant, c'est la ressource humaine. Nous avons garanti aux autorités d'emploi que cette ressource, qu'elles nous donnent, est bien employée. Je le mesure tous les jours depuis quelques semaines.
Le lien avec les autorités d'emploi a continué à se renforcer. Des liens de confiance, dans un esprit de subsidiarité et de responsabilité. Les liens avec la direction générale de l'aviation civile se sont aussi renforcés, et mieux formalisés, car nous avons besoin de tous pour partager le bien commun qu'est l'espace aérien.
De nombreux dossiers ont avancé, voire ont été finalisés :
Le Code des transports, vieux de cent ans, puisqu'il date de 1924, a été transformé, permettant d'ajouter aux aéronefs militaires, les aéronefs de l'État.
Le décret régissant les conditions selon lesquelles l'État peut refuser un projet éolien a été publié au terme de six mois de travaux, parfois difficiles, en interministériel. Ce décret, qui n'existait pas, rend robuste la position de l'État pour pouvoir dire non, ce qui n'est pas une finalité, mais qui est parfois une nécessité pour garantir son activité aéronautique, au prisme de la sûreté, de la sécurité et de la liberté d'action.
Nous avons poursuivi l'assouplissement des règles de navigabilité, que ce soit dans la mise en œuvre des outils dérogatoires, dans la logique d'agrément simplifié ou dans la reconnaissance mutuelle de nos homologues étrangers.
Le domaine de l'exploitation des drones, à la main des autorités d'emploi, a franchi des pas de géant avec aujourd'hui plus d’une vingtaine de scénarios d'emploi génériques validés.
LA haute intensité, qui doit imprégner l'ensemble de notre pensée, a fait des pas importants dans la navigabilité, en particulier à l'agence européenne de défense de par le fait que le chairman des travaux appartient à la DSAÉ.
Nous avons pu créer un premier séminaire de haute tenue avec les autorités d'emploi, positionnant les sujets au niveau stratégique et permettant aux autorités de s'exprimer.
Face à tous ces défis, nous avons aussi pris la peine de fixer le cap, en le formalisant par des directives stratégiques pluriannuelles et des directives relatives aux actions internationales.
Ce chemin parcouru en 2024-2025 ouvre celui de l'année que nous commençons.
Bien sûr, nous devrons accompagner la stratégie du ministère des Armées dans le domaine de la très haute altitude et veiller à ce que, réglementairement, aucune décision internationale ne puisse aller à l'encontre de la stratégie française.
La coordination 3D est un enjeu de plus en plus prégnant dans un espace de plus en plus saturé.
Le sujet de l'éolien offshore, qui nous fait changer d'échelle, aussi bien au plan économique que politique, doit conduire à affiner l’organisation de la réponse de l'État.
La haute intensité, qui reste une perspective que nous devons préparer, que ce soit dans le domaine des espaces aériens, de la circulation ou de la navigabilité, doit aussi imprégner tous nos travaux.
La montée en puissance des drones, leur impact sur les espaces aériens ainsi que la définition de leur navigabilité adaptée, resteront un axe fort de nos activités.
Tout cela, en gardant le cap de la simplification. Toute règle qu'on peut supprimer est un gain pour tous. Et toujours, dans un esprit de coordination avec nos camarades usagers de l'espace aérien, et donc avec nos camarades de la DGAC.
Ces défis sont nombreux.
Je pense qu'ils seront aussi joyeux parce que nous les aborderons ensemble. Et parce qu’ensemble, nous sommes toujours plus forts.
Les autorités d'emploi, par la perspective de la haute intensité, se mettent dans une logique de « décontrainte » ou de « déséquilibre avant ». En d'autres termes, il s’agit d’une approche par les risques. Nous sommes aussi là pour les accompagner, car là encore, analyser les risques à plusieurs consolide la décision.
1 Le directeur est nommé sur proposition du ministre des Armées, après avis du ministre de l’intérieur et des outre-mer et du ministre en charge des douanes.
2 Armée de l’Air et de l’espace, armée de Terre, Marine nationale, Sécurité civile, Gendarmerie nationale, Douanes et DGA.
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