"Padre, mémoires d’un aumônier militaire" de Yannick Lallemand

Présentation de l’ouvrage de Yannick Lallemand, intitulé Padre, mémoires d’un aumônier militaire aux éditions Tallandier et sélectionné pour l’édition 2025 du Prix Erwan Bergot (PEB).

Padre mémoire d'un aumonier © armée de Terre

Présentation des auteurs :

Yannick Lallemand est un prêtre français et aumonier de la Légion étrangère. Il sert près de quarante années dans l’armée, participant aux opérations militaires françaises majeures de la fin du siècle.

Frederic Pons est journaliste, reporter de guerre et auteurs de plusieurs ouvrages sur les armées et la géopolitique. Officier de réserve, il est également vice-président de l’Association des écrivains combattants. En 1996 il reçoit lui-même le prix Erwan Bergot pour son livre Français à Sarajevo.

Résumé du livre :

Récit autobiographique, « Padre », publié aux éditions Tallandier, est écrit à la première personne. Yannick Lallemand y retrace l’histoire d’une vie entièrement dédiée au service des hommes et des âmes. Né en 1937, c’est une famille de forte tradition militaire qui lui permet de discerner très tôt l’appel à la prêtrise et sa vocation d’aumônier militaire. Son père commandera le 22ème régiment d'infanterie tandis que quatre de ses six frères serviront également dans l'armée française, dont l'aîné, mort pour la France en Algérie en 1956. Se sentant appelé au sacerdoce dès son plus jeune âge, il rentre au séminaire en 1956 mais interrompt ses études pour servir comme officier du contingent en Algérie. Ordonné prêtre à Poitiers en 1963, il choisit de rejoindre l'aumônerie militaire en 1970. 

Il est affecté aux 7 et 13e bataillons de chasseurs alpins avant de rejoindre le 3erégiment parachutiste d’infanterie de Marine (3e RPIMa) en 1972. Affecté au 2e régiment étranger parachutiste (3e REP) en 1975 il saute sur Kolwezi et participe à l’opération Bonite au Zaïre en 1978. De retour au 3e RPIMa en 1983 il est engagé au Liban où il s’illustre en portant un secours physique, moral et spirituel aux soldats prisonniers des décombres de l’attentat du Drakkar. Douloureusement marqué, il persévère dans son service auprès des « paras » et est déployé successivement au Tchad (opération Manta), en Centre-Afrique puis à nouveau au Tchad (opération Epervier). A sa retraite militaire en 1986 il choisit ce qu’il décrit comme une « piste secondaire, … plus inconfortable » : se mettre au service des soldats chrétiens de l’armée tchadienne en s’isolant, à la manière de Charles de Foucauld, au cœur du désert tchadien. Dix ans plus tard, il décide de servir comme bénévole auprès de l’aumônerie aux Armées. 

De retour en France, il sert à nouveau au sein de la Légion étrangère, d'abord au 4e  puis 1er régiment étranger où il reste jusqu'à son départ à la retraite en 2018. À cette occasion, il est nommé « légionnaire d'honneur ». Décoré à de nombreuses reprises tout au long de son service, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le 9 juillet 2024.

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