La première guerre mondiale
La première guerre mondiale a débuté le 3 août 1914 et s’est achevée le 11 novembre 1918. Elle a opposé la Triple Entente composée de la France, du Royaume-Uni et de la Russie, à la Triple Alliance constituée de l’Allemagne, de l’Autriche-Hongrie et de l’Italie.
Contexte et entrée en guerre de la France en 1914
Depuis la défaite de la guerre franco-prussienne de 1870, la France nourrit un désir de revanche et souhaite récupérer l’Alsace et la Lorraine annexées par l’Empire allemand après la signature du Traité de Francfort.
Au début du XXᵉ siècle, les rivalités économiques, coloniales et militaires s’intensifient, tandis que les alliances opposent deux blocs : la Triple Entente et la Triple Alliance. Le 28 juin 1914, l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, déclenche un enchaînement de déclarations de guerre.
Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Celle-ci, fidèle à ses engagements auprès de la Russie et déterminée à défendre son territoire, décrète la mobilisation générale. En quelques jours, plus de trois millions d’hommes rejoignent leurs régiments. L’armée de Terre, alors surtout composée d’unités d’infanterie et de cavalerie, s’engage dans un conflit dont l’ampleur et la durée dépassent tout ce qu’elle avait connu jusque-là.
La modernisation des moyens au combat
Depuis les conflits précédents, l’armée de Terre a profondément évolué. L’accroissement de la puissance de feu (fusils modernes, artillerie de campagne, mitrailleuses) transforme sa manière de combattre. Les lignes de front se figent rapidement et se fortifient sur des centaines de kilomètres, marquant le passage de la guerre de mouvement à la guerre de position.
Le Génie joue un rôle central : la mécanisation de ses unités permet d’équiper les voies de communication, de construire les infrastructures logistiques et d’aménager les positions défensives dans la profondeur du dispositif.
Sous l’impulsion du colonel Estienne, pionnier de l’arme blindée, apparaissent les premiers chars de combat : le Schneider et le Saint-Chamond, qui amorcent la mécanisation des forces. Dès 1915, les sections de transport sont organisées pour assurer la mobilité des brigades d’infanterie. Malgré ces efforts de modernisation, la bataille de Verdun et l’offensive franco-britannique de la Somme, en 1916, témoignent d’une armée affaiblie qui subit d’énormes pertes humaines et matérielles malgré une préparation d’artillerie intense.
Vers la fin de la guerre 14-18
En 1917, c’est l’entrée en guerre des États-Unis aux côtés des Alliés. Leur soutien humain, matériel et financier vient renforcer les défenses de la France. En 1918, l’offensive menée par le maréchal Foch, commandant des troupes alliées, permet de repousser progressivement les forces allemandes. L’armistice est signé le 11 novembre 1918, à Rethondes, dans l’Oise.
Sur un autre front, les soldats des armées alliées d’Orient, les « Poilus d’Orient », affrontent les troupes austro-hongroises, allemandes et bulgares. Après l’armistice, il faut un an pour démobiliser 4 millions de soldats. À la fin du conflit, on compte 15 000 blessés et mutilés de guerre. Le colonel Picot, premier président de l’ʺUnion des blessés de la face et de la têteʺ emploie l’expression « gueules cassées ».
Les leçons de la première guerre mondiale
Dans les années 1930, la France tire les leçons du conflit. Elle renforce sa défense en construisant dans le Nord-Est la ligne Maginot, un système de fortifications, et poursuit la modernisation de l’armée de Terre. En 1935, naît la première division légère mécanique, première division entièrement mécanisée de l’histoire militaire, héritière des innovations et des expériences de la Grande Guerre.
À travers la mémoire de ces combats, l’armée de Terre rend hommage à tous ceux qui ont servi et combattu pour la France, afin que leur sacrifice continue d’éclairer les générations futures.
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