"De femme et d'acier" de Cécile Chabaud

Présentation de l’ouvrage de Cécile Chabaud, intitulé De femme et d'acier aux éditions l’Archipel et sélectionné pour l’édition 2025 du Prix Erwan Bergot (PEB).

De femme et d'acier © armée de Terre

Présentation de l’auteur :

Professeur de français dans un collège, Cécile Chabaud a publié cinq ouvrages dont deux sur sa vie de professeur et trois mettant en avant des figures historiques « oubliées ». En 2024, son livre De femmes et d’acier, a reçu le prix des Femmes de Lettres.

Résumé du livre :

Publié aux éditions l’Archipel, « De femme et d’acier », écrit par Cécile Chabaud retrace l’histoire de Nicole Mangin, médecin-militaire. Dans les années 1900, Nicole Mangin était promise à un bel avenir en médecine alors que très peu de femmes parvenaient à se faire une place. Tiraillée entre une demande en mariage et la poursuite de ses études, elle choisit une vie de femme au foyer, aboutissant naturellement à la naissance de son fils, Etienne. Cependant, après quelques années et malgré les mœurs de l’époque, elle demande le divorce et décide de reprendre ses études de médecine avec pour sujet de thèse le cancer, ce qui lui vaut d’obtenir le titre de Docteur. Déterminée à poursuivre sa carrière, elle s’oriente vers l’étude de la tuberculose. Recherches, cours de prévention sanitaire, formation d’infirmières, contrôles d’écoles, le Dr Mangin ne ménage pas ses efforts. Accompagnée d’autres femmes, l’objectif était clair : faire bouger les lignes tant sur le plan de la santé que de la condition féminine.

En 1914, à la faveur d’une mauvaise orthographe de son nom, elle reçoit l’ordre de rejoindre le 20e régiment de marche à l’hôpital militaire de Bourbonne-les-Bains. Saisissant cette opportunité, elle se présente et choisit de poursuivre sa mission malgré les moqueries et les vexations. Spécialiste des maladies contagieuses, elle rejoint rapidement l’hôpital contagieux n°7 près de Verdun en qualité d’infirmière, faute de la reconnaissance du statut de médecin militaire pour une femme. Après une année passée à s’occuper des soldats du front, elle est reconnue et nommée médecin-major. Après l’évacuation de Verdun, elle reste sur place afin de poursuivre la prise en charge de neuf patients intransportables. Faisant face aux allemands qui ôtent la vie à cinq de ses patients, le Dr Mangin est dans l’obligation de prendre le risque de déplacer les derniers et se replit à l’hôpital de Vadelaincourt où elle se perfectionne en chirurgie.

Après la guerre, elle est nommée médecin-capitaine et directrice de l’hôpital école Edith Cavell à Paris où elle travailla avec le Dr Hartmann et Marie Curie.

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