"André Zirnheld, le chant d'un partisan" d'alexandra Laigne-Lavastine

Présentation de l’ouvrage d’Alexandra Laignel-Lavastine, intitulé André Zirnheld, le chant d’un partisan publié aux éditions Cerf et sélectionné pour l’édition 2025 du Prix Erwan Bergot (PEB).

Le chant d'un partisan - © armée de Terre

Présentation de l’auteur :

Alexandra Laignel-Lavastine est une philosophe, historienne des idées et essayiste française. Spécialiste reconnue de l’Europe centrale et orientale, elle consacre l’essentiel de ses recherches à la mémoire des totalitarismes, aux engagements intellectuels face aux oppressions et aux menaces contemporaines pesant sur la démocratie. 

Elle s’intéresse particulièrement aux résistances oubliées, aux liens entre antisémitisme et effondrement des valeurs, ainsi qu’aux dilemmes éthiques des sociétés confrontées à la violence politique. Ses ouvrages, traduits et largement commentés, associent enquête historique, témoignages et réflexion philosophique. Elle a notamment publié sur les dissidences est-européennes durant l’ère soviétique, sur l’héritage de la Shoah et sur les leçons politiques à tirer des tragédies du XXème siècle. Parmi ses nombreuses publications, peuvent notamment être citées La pensée égarée. Islamisme, populisme, antisémitisme - Essai sur les penchants suicidaires de l’Europe (Grasset, 2015) et pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ? (Cerf, 2017).

Résumé du livre :

Publié aux éditions Cerf, « André Zirnheld, le chant d’un partisan » d’Alexandra Laignel-Lavastine poursuit une ambition simple : celle de faire connaître le parcours lumineux, la profondeur et l’exemplarité d’André Zirnheld (1913-1942), par-delà l’aspect aussi légendaire que méconnu de sa mort. Au sein de l’institution militaire Zirnheld n’est pas précisément un inconnu. 

Sa Prière, retrouvée dans son carnet après sa mort dans le désert égyptien, est abondamment reprise, parfois transformée : elle ne nous dit pas tout du parcours et de la personnalité de celui que Bigard appelait « André Zirnheld le magnifique, l’homme qui n’a jamais rien demandé », ou de celui dont Georges Bergé, patron des SAS français disait « Par l’éclat de sa pensée comme par la grandeur de son sacrifice, Zirnheld mériterait à plus d’un titre de servir d’exemple et même de symbole ». Alexandra Laignel-Lavastine met donc en évidence la singularité du parcours de ce résistant d’origine alsacienne, diplômé en philosophie, incarnant l’alliance rarement atteinte de la pensée et de l’action.

Au gré de son portrait, se dégage le profil d’un jeune homme de son temps, à la jeunesse aussi indépendante que profonde, remarqué partout où il passe pour la camaraderie souriante et la simplicité dont il fait preuve mais également pour son calme, son intelligence heureuse et sa hauteur de vue, un chef proche, aimé par tous. De Saint Jean de Passy aux sables de Syrie, de Galilée et d’Egypte, des tourments d’avant-guerre au choc de la défaite, entre le jeune professeur de philosophie « presque anarchiste » et le jeune officier parachutiste, le jeune encarté à la CGT et l’homme qui déplore que « Dieu ne lui ai pas fait le don de la foi », l’auteur souligne par ailleurs que le profil de Zirnheld apparaît comme une incarnation quasi parfaite de cette « fabuleuse chevalerie », ces 0,35% de Français aptes au combat ayant choisi dès juin 1940 de quitter le luxe de la légalité pour poursuivre la lutte.

Contenus associés