Le secourisme canin avec les maîtres-chiens
En collaboration avec le 24e groupe vétérinaire, les maîtres-chiens du 132e régiment d’infanterie cynotechnique sont formés au secourisme canin. Pose de garrot, points de suture, massage cardiaque, gestion d’une hémorragie ou d’un arrêt cardio-respiratoire : cette qualification leur permet de porter secours à leurs frères d’arme à quatre pattes, en entraînement comme en opération.
Se former au secourisme canin pour agir en situation de combat
La formation en secourisme canin, développée à l’échelle du 132e RIC, unique régiment cynotechnique de France, est destiné à l’ensemble des maîtres-chiens qui intègrent l’unité.
« Cette qualification est essentielle pour appuyer les protocoles d’évacuation des chiens blessés au combat et garantir que chaque maître-chien soit en mesure de prodiguer les premiers secours », souligne l’adjudant-chef Malaury, maître-chien et formatrice en secourisme canin.
Sur une semaine, les stagiaires apprennent à intervenir face à 3 types d’urgences identifiées : respiratoires, circulatoires et neurologiques. Contrairement à une instruction classique, les soldats sont formés à agir en situation de combat : absence de protection, prise en charge sous le feu ennemi ou avec un espace de soin restreint.
« Les gestes que nous apprenons sont proches de ceux destinés à la prise en charge humaine : gérer une urgence médicale, un étouffement, un arrêt cardio-respiratoire, une blessure par balle… »
Objectif : assurer en totale autonomie les premiers soins à son chien, sur le territoire national comme en opération extérieure, afin de pouvoir poursuivre le combat en binôme.
« Notre chien est notre frère d’armes, au même titre qu’un humain, le plus important est de sauver notre animal. »
- Maître-chien et formatrice en secourisme canin
Le chien, un membre à part entière du groupe
Les combattants maîtres-chiens mènent également un travail de sensibilisation auprès des unités alliées. « Notre chien fait partie à part entière du groupe d’intervention. Il doit être reconnu comme tel, et sa prise en charge médicale doit être aussi réactive que pour un humain. » affirme l’adjudant-chef.
Le binôme homme-chien constitue un atout opérationnel majeur dans la réussite de la mission, l’un ne pouvant pas évoluer sans l’autre.
Au 132e RIC, le secourisme canin s’inscrit dans la préparation opérationnelle. En renforçant l’autonomie et la réactivité des maîtres-chiens face aux blessures de leur équipier, le régiment consolide la capacité de ses binômes à durer dans l’engagement.
Vous souhaitez devenir combattant maître-chien ? Découvrez les missions du métier sur le site de recrutement de l'armée de Terre.
Lien vers le site sengager.frA la une
Décès du sergent-chef Florian Montorio en opération extérieure au Liban
Le 18 avril 2026, le sergent-chef Florian Montorio a trouvé la mort au Liban lors d’une mission menée dans ...
18 avril 2026
Papangue 26 : manœuvre dans les trois dimensions à La Réunion
Embarqué depuis le 17 février 2026 sur le porte-hélicoptères amphibie Dixmude, le groupement tactique embar...
16 avril 2026
Festival du Livre de Paris 2026 : écrire et servir
Le Festival du Livre de Paris se tiendra du 17 au 19 avril 2026 au Grand Palais, cadre prestigieux au cœur ...
15 avril 2026