Saint-Chamond 26 : s’entraîner, innover, rayonner

Direction : Terre / Publié le : 30 septembre 2026

Le 501e régiment de chars de combat vient de conclure son exercice régimentaire Saint-Chamond 26, mené en terrain libre du 14 au 18 septembre dans la région de Reims. Après une année marquée par les projections, cet entraînement majeur offrait un cadre réaliste aux tankistes pour expérimenter de nouvelles capacités et rayonner au cœur de leur territoire.

Le char Leclerc et son drone lors de l'exercice Saint-Chamond 26 - © Jacques Antoine TRENTESAUX / armée de Terre/ Défense

Cinq cents militaires, huit chars Leclerc et une centaine de véhicules étaient déployés pour l’exercice Saint-Chamond 26, organisé par le 501e régiment de chars de combat (501e RCC). Renforcés par des unités spécialisées, ils ont manœuvré en terrain libre sur près de 80 kilomètres entre les camps de Mourmelon-le-Grand et Sissonne. L’objectif de cette semaine était triple : s’entraîner, innover et rayonner.

S’entraîner à la haute intensité

Depuis Mourmelon-le-Grand, les unités ont progressé vers le nord jusqu’au camp de Sissonne face à une force adverse armée par le 4e escadron. Elles ont participé à une manœuvre interarmes offensive visant à rompre un front ennemi dans un contexte de haute intensité. Réalisé en terrain civil, l’exercice Saint-Chamond 26 offrait un cadre nouveau pour les soldats. Les grands découverts caractéristiques de la région obligeant les équipages à adapter leurs modes de déplacement en mettant l’accent sur la furtivité. Le colonel Gille, chef de corps du régiment explique : « On cherche à dévoiler le char au dernier moment pour créer le choc chez l’adversaire. Il est le seul à pouvoir encaisser les coups et ensuite percer en apportant sa puissance de feu. » Pour atteindre ses objectifs, le 501e RCC peut s’appuyer sur des innovations qui viennent renforcer les capacités du char.

Innover pour penser le combat de demain

Cette semaine était marquée par l’expérimentation de nouveaux matériels et procédés tactiques. Face au retour des conflits de haute intensité et à l’évolution des menaces, le 501e régiment de chars de combat fait évoluer son outil de combat en s’appuyant sur sa culture de l’innovation.

Le projet Odin, développé en interne avec le concours d’une entreprise privée, associe les capacités du drone à celles du char. Relié de manière autonome au char Leclerc, le drone permet ainsi au chef d’engin de bénéficier d’une vue aérienne de son environnement direct. Après huit mois de développement, l’exercice Saint-Chamond 26 a permis de réaliser un premier test concluant pour cette nouvelle approche du combat. Complémentarité drone-char, réduction de l’empreinte des postes de commandement, robotisation et emploi d’une nouvelle compagnie associant dronistes et commandos : l’objectif était de tester dans un environnement réaliste ces nouveaux modes d’action.

Présentation d'un drone lors du projet Odin © Jacques Antoine TRENTESAUX / armée de Terre/ Défense

Présentation d'un drone lors du projet Odin

Rayonner sur ses terres

La population et les militaires se sont côtoyés tout au long de la semaine. Chaque traversée de village, chaque stationnement pour la nuit dans les hangars mis à disposition par les agriculteurs ou bien encore chaque arrêt le long des routes, offrait l’occasion d’échanger. Partout, l’accueil s’est révélé bienveillant et la présence des militaires a attisé la curiosité des habitants. Nombreux sont ceux venus photographier les chars Leclerc et leurs équipages ou simplement discuter avec ces derniers.

En fin d’exercice, avant d’atteindre le camp de Sissonne et son village de combat, le régiment a manœuvré dans la région de Berry-au-Bac.

Le saviez-vous ?

C’est ici, dans la région de Berry-au-Bac en 1917, que furent engagés les premiers chars d’assaut dans une offensive militaire française. Il s’agissait alors des chars Schneider et Saint-Chamond. Pour en savoir plus : 1917, l'arme blindée à l'assaut du front. 

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