Polaris 25 : la capacité amphibie française en première ligne face aux défis de la guerre de haute intensité.
Dans le cadre de l’exercice Polaris 25 organisé par la Marine nationale, l'armée de Terre a participé à des opérations amphibies impliquant des forces alliées, notamment britanniques, espagnoles, italiennes et brésiliennes. Le scénario figurait une crise régionale évoluant en conflit interétatique ouvert, nécessitant une intervention rapide.
Les unités terrestres déployées depuis des porte-hélicoptères amphibies tels que le Dixmude et le Tonnerre, ainsi que des navires alliés comme le Galicia espagnol et le San Giorgio italien ont au préalable répété le débarquement sur les côtes britanniques.
Des opérations amphibies d’envergure
Le volet terrestre de l’exercice Polaris 25 comportait une opération de débarquement d’envergure sur les plages du Morbihan, conduite du 10 au 15 juin. Environ un millier de soldats ont ainsi été mis à terre, issus de plusieurs unités de l’armée de Terre, dont la 9e brigade d’infanterie de marine, mais aussi d’éléments interarmes espagnols, italiens et brésiliens.
Le débarquement a été conduit depuis les bâtiments amphibies Tonnerre et Dixmude. Accompagnés de véhicules blindés Griffon et Jaguar ou d’hélicoptères Tigre et NH90 du 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC), les forces ont mené des actions tactiques pour sécuriser une tête de pont sur la côte bretonne, dans un contexte opérationnel réaliste face à une menace crédible.
Résilience, logistique et menace hybride
Au-delà de la manœuvre conventionnelle, Polaris 25 a intégré des effets dans tous les champs de la conflictualité (cyberattaques, guerre électronique, attaques informationnelles). Les unités ont été confrontées à des avaries simulées et à des menaces conventionnelles et asymétriques, reproduisant des conditions de combat proches de celles d’un théâtre réel.
L’armée de Terre et la Marine nationale ont démontré, lors de Polaris 25, leur aptitude conjuguée à coopérer en appui d’une manœuvre interarmées multi champs complexe. En conjuguant savoir-faire amphibie, coordination multinationale, maîtrise du combat terrestre et maritime et innovation face aux menaces modernes, elles confirment le rôle central de la composante amphibie dans la capacité de la France à mener des opérations militaires de haute intensité.
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