Pinion Titan : un entraînement d’aérocombat en coalition
Un détachement du 3e régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC) a participé à l’exercice d’aérocombat de grande envergure du 1er au 24 novembre 2025, Pinion Titan, organisé par la British Army. Le but de cette contribution était de développer l’interopérabilité d’un sous-groupement aéromobile (SGAM) français avec ses homologues britanniques dans un scénario de haute intensité.
Pinion Titan, un exercice d’aérocombat de haute intensité
Pinion Titan est un exercice de haute intensité organisé par la British Army, il visait à entraîner la 1st Aviation Brigade, brigade d’aérocombat, à des actions dans la profondeur et au déploiement en campagne. L’armée de Terre participait à cet entraînement afin de développer l’interopérabilité d’un sous groupement aéromobile (SGAM) français avec ses homologues britanniques.
Un détachement du 3e régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC), composé de 4 Gazelle et d’une trentaine de personnels français, était intégré au sein du 3rd Army Air Corps Regiment (3rd AAC).
Trois phases pour s’entraîner aux actions dans la profondeur
L’exercice s’est articulé autour de trois phases, permettant de s’exercer à des actions dans la profondeur mais également au fonctionnement de la chaîne logistique :
Phase de montée en puissance (du 2 au 5 novembre)
L’ALAT britannique a démontré sa capacité à engager rapidement et massivement ses moyens en faisant décoller simultanément plus de 24 aéronefs, incluant des hélicoptères :
- Chinook,
- Apache,
- Wildcat et Gazelle (françaises)
Cette séquence a permis de tester en conditions réalistes la coordination interalliée, les liaisons de commandement et les procédures de communication face à une menace simulée. Démonstration de force réussie, illustrant réactivité et masse de manœuvre.
Phase d’évaluation tactique (du 6 au 21 novembre)
Confrontée à un ennemi dense, symétrique et manœuvrant, la 1st Aviation Brigade a mené des opérations dans la profondeur pour affaiblir les forces adverses déployées simultanément au nord et au sud de la Grande-Bretagne. Ces actions ont permis aux forces terrestres simulées de reprendre l'avantage, démontrant l’apport déterminant de la manœuvre aéromobile dans un contexte opérationnel complexe et étendu.
Phase d’expérimentation (du 22 novembre au 4 décembre)
Tirant parti des enseignements du conflit en Ukraine, cette phase a mis en avant l’intégration des drones dans les opérations aériennes. Les hélicoptères Wildcat ont été employés comme plateformes de pilotage et relais de transmissions pour les drones, augmentant de façon significative leur portée de reconnaissance et d’action respectives. Plusieurs manœuvres combinées drones/hélicoptères ont été menées avec succès pour l’acquisition de renseignements et la neutralisation d’objectifs.
Une participation française qui confirme l’interopérabilité franco-britannique
La participation du 3e RHC a confirmé l’efficacité de l’interopérabilité franco-britannique. Les missions conjointes ont renforcé les liens entre équipages, favorisé les échanges sur les procédures et consolidé la confiance mutuelle.
La deuxième mission, durant laquelle le SGAM français, guidé par les Wildcat britanniques, a neutralisé plusieurs cibles blindées et systèmes sol-air ennemis, a constitué un moment fort de la coopération.
Les soldats français ont conduit plusieurs raids dans la profondeur, neutralisant des cibles à haute valeur ajoutée à plus de 300 km de leur base de départ. Ces opérations ont mis à l'épreuve les équipages et l’ensemble de la chaîne logistique et ont confirmé leur résilience.
Face à un adversaire doté de radars de détection et de poursuite, ainsi que de systèmes de défense sol-air avancés, les hélicoptères français ont démontré, à plusieurs reprises, leur savoir-faire en vol tactique pour se fondre dans le relief, s’approcher au plus près des cibles et délivrer des feux sans être détectés.
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