Maitre-chien au 132e RIC : apprendre le secourisme canin

Direction : Terre / Publié le : 03 mars 2026

En collaboration avec le 24e groupe vétérinaire, les maîtres-chiens du 132e régiment d’infanterie cynotechnique sont formés au secourisme canin. Pose de garrot, points de suture, massage cardiaque, gestion d’une hémorragie ou d’un arrêt cardio-respiratoire : cette qualification leur permet de porter secours à leurs frères d’armes à quatre pattes, en entraînement comme en opération.

Démonstration des gestes de premiers secours au Salon de l'Agriculture 2026 - © armée de Terre

Se former au secourisme canin pour agir en situation de combat

La formation en secourisme canin, développée à l’échelle du 132e RIC, unique régiment cynotechnique de France, est destiné à l’ensemble des maîtres-chiens qui intègrent l’unité. « Cette qualification est essentielle pour appuyer les protocoles d’évacuation des chiens blessés au combat et garantir que chaque maître-chien soit en mesure de prodiguer les premiers secours », souligne l’adjudant-chef Malaury, maître-chien et formatrice en secourisme canin. 

Sur une semaine, les stagiaires apprennent à intervenir face à trois types d’urgences identifiées : respiratoires, circulatoires et neurologiques. Contrairement à une formation classique, les soldats sont formés à agir en situation de combat : absence de protection, prise en charge sous le feu ennemi ou avec un espace de soin restreint. 

« Les gestes que nous apprenons sont proches de ceux destinés à la prise en charge humaine : gérer une urgence médicale, un étouffement, un arrêt cardio-respiratoire, une blessure par balle… » Objectif : assurer en totale autonomie les premiers soins à son équipier canin, sur le territoire national comme en opération extérieure, afin de pouvoir poursuivre le combat en binôme. 

« Notre chien est notre frère d’armes, au même titre qu’un humain, le plus important est de sauver notre animal. »

Adjudant-chef Malaury

  • Maître-chien et formatrice en secourisme canin

Le chien, un membre à part entière du groupe

Les combattants maîtres-chiens mènent également un travail de sensibilisation auprès des unités alliées. « Notre chien fait entièrement partie du groupe d’intervention. Il doit être reconnu comme tel, et sa prise en charge médicale doit être aussi réactive que pour un humain. » affirme l’adjudant-chef. Le binôme homme-chien constitue un atout opérationnel majeur dans la réussite de la mission, l’un ne pouvant pas évoluer sans l’autre.  

Au 132e RIC, le secourisme canin s’inscrit pleinement dans la préparation opérationnelle. En renforçant l’autonomie et la réactivité des maîtres-chiens face aux blessures de leur équipier, le régiment consolide la capacité de ses binômes à durer dans l’engagement.

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Lien vers la page de renseignement sur le site sengager.fr

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