Cold Response 26 : l’ALAT engagée aux côtés des alliés dans le Grand Nord

Direction : Terre / Publié le : 26 mars 2026

Du 4 au 20 mars 2026, l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) a joué un rôle clé aux côtés du porte-hélicoptères amphibie Mistral de la Marine nationale dans l’exercice interalliés Cold Response 2026, déployant des troupes françaises, néerlandaises et britanniques dans des conditions extrêmes. 

Cold Response 26 : l’ALAT engagée aux côtés des alliés dans le Grand Nord - © armée de Terre

« Mistral, nous venons de franchir le 70ème parallèle et nous apercevons des aurores boréales au-dessus des fjords, prêts à commencer notre insertion pour déposer nos troupes »

« Rascal 20 bien reçu, bonne mission, on compte sur vous »

Les échanges radio se mêlent au bruit des rotors des hélicoptères, prêts à déposer des troupes au cœur de l’action. Insérée à bord du porte-hélicoptère amphibie Mistral, la composante aéroterrestre appuie la manœuvre de débarquement amphibie, un rôle clé dans un environnement exigeant, marqué par des conditions climatiques extrêmes et des phénomènes météorologiques changeants. 

Qu'est-ce que l'exercice Cold Response 26 ?

L’exercice Cold Response 26 est un exercice multinational en terrain libre organisé par l’état-major des Armées norvégiennes, en partenariat avec plusieurs pays de l'Otan. L’objectif est de développer l’interopérabilité entre les différentes nations et les capacités de combat et de manœuvre dans un environnement exigeant (grand froid). 

25 nations y participeront dont 35 000 participants et 16 000 troupes terrestres dans trois pays différents (Suède, Finlande et Norvège). Le thème de l’exercice comprend une opération maritime d’envergure et de haute intensité destinée à assurer la liberté de mouvement en mer de Norvège, la préparation d’un débarquement amphibie et une campagne aérienne en appui des opérations.

Opérer dans des conditions extrêmes

Évoluer au-delà du cercle polaire arctique représente un défi majeur pour les équipages de l’ALAT. Les contraintes liées au milieu maritime et aux températures négatives ont nécessité une préparation rigoureuse et une vigilance constante. Dans le Grand Nord, les équipages doivent s’adapter en permanence à une visibilité réduite, des vents violents et des conditions météorologiques imprévisibles. Cold Response permet de renforcer la préparation opérationnelle de l’ALAT et leur aptitude à intervenir aux côtés des forces alliées otaniennes. 

Appuyer la manœuvre de débarquement amphibie depuis le PHA Mistral

L’ALAT a joué un rôle central depuis le PHA Mistral, par son insertion dans le groupement amphibie, démontrant sa capacité à manœuvrer rapidement et à projeter des forces dans un environnement contraint. Les hélicoptères d’attaque Tigre ont effectué des missions de reconnaissance dans la profondeur en amont du dispositif au sol afin de repérer les zones de poser potentielles et de visualiser les positions ennemies. Les hélicoptères de manœuvre Caïman ont ensuite pris le relais pour déposer la section de fusiliers marins ainsi que des troupes néerlandaises et britanniques sur des positions avancées. En appui permanent des troupes déployées au sol, ils ont également assuré une alerte d’évacuation médicale.

Cold Response 26 : l’ALAT engagée aux côtés des alliés dans le Grand Nord © armée de Terre

Deux hélicoptères Caïman sur le porte-hélicoptère Mistral

Renforcer la coopération avec nos alliés

Cold Response a permis de consolider les relations avec les alliés de l'Otan, notamment par le partage des procédures et des modes d’action. L’ALAT a particulièrement collaboré avec les équipages NH90 de la Marine royale néerlandaise déployés à bord du bâtiment Johan de Witt. En parallèle d’une mission d’infiltration de fusiliers marins pour neutraliser les capacités sol-air ennemies, une mission de diversion conjointe a été menée avec quatre NH90 pour détourner l’attention. « Cet exercice a démontré la capacité de l’ALAT à s’adapter à des environnements extrêmes et à manœuvrer en étroite coordination avec nos alliés » explique le commandant Florent, chef de détachement du 5e régiment d’hélicoptères de combat

Grâce à sa polyvalence et à ses capacités d’adaptation, l’ALAT a fait preuve d’une précision, d’une coordination et d’une réactivité remarquables. Cet exercice illustre l’importance de la coopération entre les nations de l'Otan pour assurer la sécurité du Grand Nord, une zone stratégique pour la défense européenne.

Cold Response 26 : l’ALAT engagée aux côtés des alliés dans le Grand Nord © armée de Terre

Quatre hélicoptères survolent le Grand Nord

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