Zones humides : le ministère des Armées et des Anciens combattants engagé pour la biodiversité à Bourg-Lastic

Direction : SGA / Publié le : 02 février 2026

À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, le 2 février 2026, le ministère met en lumière son engagement en faveur de la préservation de la biodiversité et de la ressource en eau, qui s’illustre pleinement dans les actions menées sur le camp de Bourg-Lastic, en Auvergne.

Travaux forestiers sur le terrain de manœuvre de Bourg-Lastic - © EMZD de Lyon

Véritables alliées face au changement climatique, les zones humides jouent un rôle essentiel : elles régulent les crues et les sécheresses, filtrent les pollutions, stockent le carbone et renforcent la résilience des territoires. Elles abritent une très grande variété d’espèces animales et végétales. Conscient de ces enjeux, le ministère des Armées et des Anciens combattants accompagne ses emprises militaires à travers des plans de gestion écologique ambitieux.

Sur le terrain de manœuvre de Bourg-Lastic, une convention de coopération lie le ministère au Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne (CEN) depuis plusieurs années. Les travaux engagés dès 2018 se sont récemment concentrés sur la restauration de la tourbière de Cornes, fortement dégradée dans les années 1980 par des opérations d’assèchement et des plantations de conifères.

L’objectif est triple

  • restaurer le fonctionnement hydraulique naturel de la tourbière
  • favoriser le retour d’une biodiversité remarquable
  • réduire le risque incendie. 

Travaux forestiers et premiers résultats

Entre 2022 et 2025, des opérations ciblées – abattage d’épicéas, débouchage de drains, débardage doux du bois – ont permis de traiter près de 4 000 m² de tourbières. Depuis avril 2025, les travaux forestiers sont achevés et les premiers résultats sont visibles : amélioration du régime hydrique, meilleure capacité de stockage de l’eau et contribution accrue à la séquestration du carbone.

Ces actions ont été rendues possibles grâce à un financement croisé associant le ministère, le département du Puy-de-Dôme et l’Agence de l’eau Adour-Garonne, dans le cadre d’un contrat de progrès à l’échelle du bassin versant du Chavanon.

À travers cet exemple, le ministère démontre que les emprises militaires peuvent être acteurs à part entière de la transition écologique, conciliant missions opérationnelles, protection de l’environnement et adaptation au changement climatique.


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