Journée d’étude « Fusiller. Fusillé. De la mise à mort aux corps »

Direction : SGA / Publié le : 05 décembre 2025

Mercredi 10 décembre à La Contemporaine, Bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains, à Nanterre, cette journée propose de revenir sur l’histoire d’une mise à mort à travers les siècles et l’imaginaire collectif.

La clairière des fusillés du Mont Valérien, à Suresnes - © SGA/COM

Si les premières fusillades remontent au XVIIIe siècle, « passer par les armes » semble devenir la norme dans le cadre des condamnations à mort prononcées par des tribunaux ou des cours martiales. Les conflits du XXe siècle, et particulièrement les deux guerres mondiales, ajoutent de nouvelles dimensions à l’imaginaire collectif autour du terme « fusiller ». 

Du « fusillé mutin » au « fusillé martyr », en passant par le « fusillé héros », il s’agit de revenir sur l’histoire d’une mise à mort, évoquant désormais des corps meurtris par la violence de guerre. 

Faire mémoire. Se souvenir et honorer, ou au contraire, condamner à la damnatio memoriae
Le « fusillé » renvoie à une variété de réalité, de représentation et de régime mémoriel. Si certains fusillés de la Seconde Guerre mondiale ont acquis, parfois dès leur mort, une place au Panthéon de la mémoire collective ou propre à une communauté, la réhabilitation des fusillés de la Commune et de la Première Guerre mondiale a pu être plus longue, demandant une reconnaissance de l’État. En revanche, en ce qui concerne les mémoires des condamnés à mort de la guerre d’Algérie, bien que le champ de recherche soit de plus en plus exploré, les hommes restent des inconnus.

Informations pratiques : 

Mercredi 10 décembre, de 9h30 à 18h
La Contemporaine, bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains
186 cours Nicole Dreyfus, 92000 Nanterre
Gratuit, réservation recommandée : 01 47 28 46 35 | resa.hautslieux-idf@onacvg.fr


 

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