Ingénieur civil de la Défense : « travailler sur des missions à haute technicité »

Direction : SGA / Publié le : 25 juin 2025

Les ingénieurs civils de la Défense (ICD) interviennent dans des domaines divers pour accompagner les missions stratégiques du ministère des Armées et assurer le soutien aux forces ainsi que la maîtrise des risques. Pour illustrer ce parcours, nous vous proposons le témoignage du chef de laboratoire de dosimétrie au Service de Protection Radiologique des Armées (SPRA), ICD depuis 2017, qui partage son expérience et ses motivations

témoignagne d'un personnel civil - © SGA/COM

1. Pouvez-vous retracer les grandes étapes de votre parcours professionnel ?

Mon parcours a débuté en 2012 par une licence de physique suivie d’un master en environnement, atmosphère et radioprotection. En 2016, j’ai complété ma formation par un master en radioprotection européenne. J’ai intégré le Service de Protection Radiologique des Armées en 2017 en tant qu’adjoint au chef de laboratoire, et j’ai réussi peu après le concours d’Ingénieur d’Études de Fabrication (ancien IEF, actuel ICD).
Depuis janvier 2023, j’occupe le poste de chef du laboratoire de dosimétrie, chargé du suivi de l’exposition des agents aux rayonnements ionisants.

2. Qu’est-ce qui vous a amené à vous intéresser au concours d’Ingénieur Civil de la Défense (ICD) ?

Le statut d’ICD offre la possibilité de travailler sur des missions à haute technicité, avec de réelles responsabilités. C’est un statut porteur de sens, où l’on met son expertise au service d’objectifs stratégiques. Il offre également stabilité, évolutivité, et diversité des missions au travers des nombreux domaines couverts par le ministère des Armées.

3. Quelles sont, selon vous, les compétences clés pour réussir en tant qu’ICD ?

Un ICD mobilise trois grands types de compétences :

  • Techniques, nécessaires pour maîtriser les outils, normes et enjeux spécifiques au poste ;
  • Managériales, pour encadrer une équipe et piloter un laboratoire ou un projet ;
  • Transversales : telles que la gestion de projet, l’adaptabilité et le travail en réseau.

La maîtrise de l’anglais technique est également indispensable, notamment pour les travaux en contexte européen ou normatif.

4.Quels sont, selon vous, les principaux avantages à travailler pour le ministère ?

Travailler pour le ministère des Armées offre une grande responsabilité et autonomie au quotidien, avec des perspectives d’évolution et des missions variées. Le rôle inclut la gestion budgétaire, l’orientation technique, la formation et le management d’une équipe pluridisciplinaire. Il y a aussi des opportunités comme la fonction d’auditeur interne ou la participation à des jurys de concours. En tant que responsable qualité, il est également essentiel d’assurer la traçabilité et la conformité des activités, notamment pour assurer l’accréditation du laboratoire. Ce poste polyvalent demande une grande adaptabilité et un travail d’équipe constant.

5. Qu’est-ce qui vous motive au quotidien dans vos fonctions ?

Ce qui me motive au quotidien, c’est de contribuer concrètement à la protection des agents exposés aux rayonnements ionisants, en particulier dans le cadre de la dissuasion nucléaire. Mon rôle consiste à garantir une dosimétrie fiable et traçable, essentielle pour la santé du personnel. Cette mission, à la fois technique et stratégique, donne du sens à mon engagement. Participer ainsi à la souveraineté nationale est une vraie source de motivation.

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