C’est la rentrée ! Tour d’horizon des dispositifs dédiés aux jeunes
Le 1er septembre, plus de 800 000 élèves (chiffre en cours d'actualisation) de collèges et lycées bénéficiant des dispositifs jeunesse proposés par le ministère des Armées prennent le chemin de l'école. Journée Défense et citoyenneté, classes de Défense, lycées militaires : tour d'horizon des dispositifs proposés.
La journée Défense et citoyenneté
Troisième et dernière étape du parcours de citoyenneté après l'enseignement de Défense et le recensement, la JDC est obligatoire pour tous les Français et doit s'effectuer entre leur 17e et 25e anniversaire. Chaque année, elle concerne la quasi-totalité d’une classe d’âge, soit 806 962 pour 2023 et environ 810 000 jeunes programmés en 2024 et 2025.
En quoi consiste la JDC ?
La JDC a pour vocation de conforter l'esprit de Défense et de concourir au maintien du lien entre les armées et la jeunesse. Moment unique d'échange entre la communauté de Défense et l'ensemble des jeunes d'une classe d'âge, cette journée permet d'appréhender la réalité des enjeux de Défense, le sens de la citoyenneté et de mieux connaître la République et ses valeurs ainsi que les droits et les devoirs d'un citoyen. Le certificat de participation à la JDC est requis pour toute inscription aux examens et concours soumis à l'autorité publique.
A compter du 1er juillet 2024, cette JDC est organisée en demi-journée. D'une durée de 2h45, la JDC contribue à l'éducation civique et citoyenne en présentant les trois modules fondamentaux suivants :
• Une défense nécessaire
• L'organisation de cette défense
• Soyez engagés
Elle est ponctuée par des moments d'échanges avec les militaires des 3 armées et de la gendarmerie et les agents de la DSNJ.
Un test d'évaluation des acquis de la langue française est réalisé pour le compte du ministère de l'Éducation nationale de la Jeunesse et des Sports.
Pour les jeunes en situation de décrochage scolaire ou très éloignés de l'emploi, un entretien individuel est réalisé et une présentation est faite des dispositifs d'insertion qui correspondent au profil du jeune (le service militaire volontaire en Métropole, le service militaire adapté en outre mer, l’EPIDE, etc.)
La journée Défense et citoyenneté
Aller sur le siteLes classes de Défense se développent dans les territoires
Le 2 septembre marque également le début d'une nouvelle année scolaire pour les classes de Défense, un dispositif au cœur de l'ambition des armées pour la jeunesse. Le dispositif remporte aujourd’hui près de 900 classes de Défense réparties sur l'ensemble du territoire national et impliquant la majeure partie des armées, directions et services.
Qu'est-ce qu'une classe de Défense ?
Les classes de défense reposent sur un projet pédagogique et interdisciplinaire, mené à l’initiative d’une équipe enseignante, dans le cadre de l’enseignement de défense, et en partenariat avec une unité militaire. Ce partenariat est matérialisé par la signature d’une convention entre l’établissement et l’entité marraine.
Tout au long de l'année, les classes de Défense offrent des temps de rencontres et d'activités avec des représentants civils et militaires du ministère des Armées. L'objectif est de donner aux élèves des repères pour mieux comprendre la Défense et la sécurité nationale à travers ses acteurs, ses enjeux, son histoire, sa mémoire ou encore son patrimoine. Elles contribuent également à la construction des parcours éducatifs (citoyen, avenir, artistique et culturel, et de santé) de chaque élève.
Le dispositif s’adresse à l’ensemble des jeunes scolarisés entre 14 et 18 ans (collégiens et lycéens) mais plus de 50% des classes concernées par le dispositif sont des classes de 3e.
Au 2e trimestre 2024 : 898 classes (environ 900) dont 5 classes dans le réseau des lycées de l’agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE).
Environ 400 entités partenaires et 794 établissements.
14 % des classes de Défense en réseaux d'éducation prioritaire (REP)/ réseaux d'éducation prioritaire renforcé (REP)/quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Ce chiffre monte à 22% si l’on prend en compte uniquement les collèges publics.
Les classes de Défense
Aller sur le siteLes lycées de la Défense font leur rentrée !
Près de 3 000 élèves des collèges et lycées militaires de France reprennent également le chemin de l'école le 2 septembre. 4 300 si l’on inclut les classes du supérieur (CPGE, CPES, BTS).
carte des lycées de la Défense
L'ouverture sociale des lycées de la Défense
Les lycées de la Défense proposent deux dispositifs d'ouverture et de diversification sociale :
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Les lycées de la défense contribuent à l’égalité des chances en rendant accessibles jusqu’à 15% des places aux élèves boursiers.
L'objectif est de renforcer la diversité et de permettre l'accès de ces établissements au plus grand nombre, toutes classes sociales confondues.
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Le second dispositif, l'année de transition, concerne les six classes préparatoires à l'enseignement supérieur (CPES). Proposée par cinq lycées, permet aux bacheliers, dont le niveau scolaire n'est pas suffisant pour intégrer directement une classe préparatoire, de préparer sur une année supplémentaire les concours des grandes écoles de la Défense. En 2023-2024, près de 110 élèves ont bénéficié de ce dispositif.
Les actions pédagogiques d'enseignement de Défense
La direction de la mémoire, de la culture et des archives (DMCA) pilote le soutien à l'enseignement de défense au sein du ministère des Armées. Elle fédère les initiatives en la matière. Chaque année, près de 1000 projets pédagogiques sont ainsi financés par la DMCA, les plus remarquables étant notamment mis en lumière lors de la cérémonie nationale « Héritiers de mémoire » au Panthéon.
La DMCA conçoit et diffuse également des ressources pédagogiques nationales d'enseignement de défense, en partenariat étroit avec l'Éducation nationale et l'enseignement agricole, ainsi que de très nombreux acteurs ministériels (DGRIS, EMA, Armées, SSA, SHD, ONAC-VG, ECPAD, etc.) et associatifs.
Elle soutient l'action des Trinômes académiques qui associent, sous l'autorité du Recteur, l'autorité militaire territoriale (le délégué militaire départemental du chef- lieu de l'académie) et le président de l'association régionale des anciens auditeurs de l'institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) par :
• la publication, sur la plateforme Educ@def, de ressources en lien avec les programmes scolaires,
• la diffusion d'appels à projets pédagogiques,
• le financement de projets pédagogiques et la mise à disposition de mallettes numériques de soutien aux projets pédagogiques,
• la valorisation des actions des trinômes académiques.
L'Opération "Héritiers de Mémoire"
Aller sur le siteSMV : le tremplin vers un avenir solide pour les jeunes Français de 18 à 25 ans
Depuis sa création en 2015, le Service militaire volontaire (SMV) a permis à plus de 8 400 jeunes volontaires français âgés de 18 à 25 ans de retrouver un équilibre, tant sur le plan professionnel que personnel.
Il constitue un dispositif militaire et de formation professionnelle d'une durée de 8 à 12 mois, destiné aux jeunes en difficulté et éloignés de l'emploi, dans le but de favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Etant un dispositif interarmées, le SMV déploie actuellement ses activités dans sept régiments, centres et antennes répartis à travers la France :
• 1er RSMV de Montigny-lès-Metz avec son antenne de Châlons-en-Champagne (terre)
• 2e RSMV de Brétigny-sur-Orge (terre)
• 3e RSMV de La Rochelle (terre)
• C-SMV de Brest (marine)
• C-SMV d'Ambérieu-en-Bugey avec son antenne de Marseille (air).
Le SMV a été déclaré service à compétence nationale en 2017. Il est directement rattaché à la direction de la DSNJ (Direction du Service National et de la Jeunesse), subordonné au SGA (Secrétariat Général pour l'Administration) depuis 2018. Cet outil militaire performant vise à favoriser l'inclusion sociale et territoriale des jeunes français qui se trouvent en situation de rupture, mais aspirent à trouver une structuration personnelle, professionnelle et citoyenne. Il forme ainsi, dans un cadre militaire, des jeunes français âgés de 18 à 25 ans, vivant en métropole, en situation précaire, dont certains sont identifiés comme décrocheurs, en leur offrant une formation comportementale et professionnelle, pour faciliter leur intégration dans la vie citoyenne et active.
« J'ai le grand plaisir de travailler avec le SMV depuis 2015 et d'accompagner les jeunes vers l'accès à l'emploi. Ce que j'apprécie chez les jeunes du SMV, c'est qu'ils sont volontaires, motivés, curieux et ont envie de réussir. »
Le SMV repose sur quatre principes essentiels :
La militarité du dispositif, grâce à un encadrement militaire, un statut militaire de volontaire sous contrat, et un internat militaire. Toutefois, le programme de formation n'inclut ni tir, ni combat.
Le volontariat des jeunes, qui est un choix librement consenti par les volontaires, les amenant à accepter les contraintes de la vie militaire pour se construire un avenir meilleur.
La prise en charge globale et individualisée, visant à aider les volontaires à se libérer des freins périphériques à l'emploi et à se consacrer pleinement à la préparation de leur insertion.
La politique partenariale, qui consiste à associer les acteurs de la formation professionnelle, de l'emploi et de l'insertion, ainsi que les entreprises, notamment dans le cadre du tutorat, des ressources humaines et des opportunités d'embauche.
La formation délivrée au SMV s'appuie sur la spécificité militaire du dispositif. Elle permet de donner aux jeunes à la fois les valeurs et les codes nécessaires à leur future insertion professionnelle (savoir-être, respect des règles, goût de l'effort, vie en collectivité, travail en équipe, confiance en soi), mais également à renforcer leur résilience individuelle et collective afin d'en faire des citoyens conscients de leur rôle.
Cette formation s'organise en 3 étapes pour accompagner progressivement les jeunes vers l'emploi :
1 mois de formation militaire initiale : c'est le creuset du savoir-être qui différencie le SMV d'autres dispositifs d'insertion existants. Il comprend des modules sport, citoyenneté et civilité, instruction militaire, citoyenneté et vie sociale, cohésion et mise en situation terrain (marche, orientation, bivouac), tradition militaire.
Quatre mois de formation complémentaire pour enrichir leur apprentissage et leur donner tous les atouts pour réussir leur insertion. Les volontaires passent gratuitement leur brevet militaire de conduite (transformable en permis civil), renforcent leurs connaissances de base et passent le diplôme de secouriste du travail. Ils sont également astreints à la réalisation de missions citoyennes au profit de la collectivité.
La dernière étape, consacrée à la formation professionnelle, permet aux jeunes de se former aux bases d'un métier de leur choix. Elle s'appuie sur des organismes extérieurs (organismes de formation, collectivités territoriales, entreprises) partenaires.
Ce dispositif offre deux types de cursus aux volontaires : le parcours du volontaire stagiaire, ouvert aux jeunes français de 18 à 25 ans sans diplôme, pour une durée de 8 à 12 mois, et le cursus du volontaire expert, accessible de 18 à 25 ans également et aux détenteurs d'un diplôme de niveau CAP-BEP. Ce dernier propose une première expérience professionnelle au sein du SMV, notamment à des postes d'encadrement, d'instruction à la conduite, de soutien RH, de comptabilité, etc. Ce contrat a une durée d'un an, renouvelable jusqu'à quatre fois.
Le SMV propose plus de 50 métiers répartis dans 14 filières différentes, allant de l'agriculture à l'agroalimentaire, en passant par la restauration, le BTP, la construction, l'électricité, la métallurgie, la logistique, l'automobile, l'industrie, le transport, les services aux personnes et aux entreprises, ainsi que la sécurité.
Le SMV s'impose comme un véritable tremplin vers l'avenir, offrant aux jeunes des opportunités d'apprentissage et de développement personnel inestimables. Grâce à des chiffres clés favorables, avec 1300 places de volontaires stagiaires offertes en 2023, un taux d'insertion de 83 % et un taux de féminisation de 27%, le SMV témoigne de sa réussite incontestable dans sa mission d'insertion sociale et professionnelle, lui permettant ainsi de participer au renforcement de la cohésion nationale et du lien Armée-Jeunesse.
Chiffres clés - Service militaire volontaire
Les escadrilles air jeunesse (EAJ)
Développer la culture aéronautique et spatiale tout en favorisant l'acculturation à l'esprit de Défense.
Dispositif phare de l'armée de l'Air et de l'Espace (AAE), les EAJ offrent un parcours cohérent pour les jeunes de 12 à 25 ans centré sur les valeurs de l'aviateur, et bâti autour d'activités de découverte du milieu aéronautique, de son environnement sportif, culturel, patrimonial et de ses métiers.
Les équipiers (71% garçons / 29% filles, 16 ans en moyenne), sont réunis entre 2 à 4 fois par mois. Leur encadrement est assuré par des réservistes opérationnels et des bénévoles (souvent réservistes citoyens), engagés pour leur proposer un cadre d'activité commun. Les jeunes équipiers EAJ peuvent préparer le Brevet d'initiation aéronautique (BIA), dans lequel l'AAE est particulièrement investie. Les EAJ offrent également l'opportunité aux jeunes de réaliser des vols de découverte et d'initiation selon le principe 1 vol par équipier et par an ‑. Récemment, un projet de vols sur avions électriques (grâce à un partenariat avec la FFA) a vu le jour afin d'inscrire le parcours dans un cadre compatible avec les enjeux du développement durable.
Les implantations des EAJ dans l'Hexagone, dans les Outre-mer et à l'étranger, en septembre 2024.
Un dispositif en plein essor
La phase de montée en puissance des EAJ doit permettre d'atteindre un premier palier de 31 escadrilles en 2023-2024 et 1000 jeunes équipiers. Un maillage cohérent du territoire national est visé dans un souci d'équité, d'inclusion sociale et d'ancrage au coeur du paysage global de la politique jeunesse du MINARM, consolidé par sa compatibilité avec le SNU.
Depuis 2022, les EAJ sont également implantées outre-mer (Tahiti – La Réunion – Guyane – Nouvelle Calédonie) ainsi qu'à l'étranger (Djibouti).
*D'ici 2025, sept EAJ doivent voir le jour à Rennes, Nantes, Strasbourg, Vernon, Clermont, Biarritz et Nice.
En savoir davantage sur les Les Escadrilles Air Jeunesse
Aller sur le site
Bonne rentrée à tous !
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