[#8Mai] : être prêts, hier comme aujourd’hui
Héritiers d’une histoire d’exception et témoins privilégiés des progrès à venir, la nouvelle génération de médecins militaires prend la mesure des défis auxquels le Service de santé des armées est aujourd’hui confronté. À l’occasion de la fête de la Victoire du 8 mai 1945, la parole est donnée à trois aspirants médecins issus de la promotion médecin colonel Jean-Louis Rondy, en 6e année d’étude à l’École de santé des armées de Lyon-Bron.
« Nous sommes heureux de constater l’intégration de nouveaux modules, de voir le Service de santé des armées en marche et même à la pointe de l’innovation. »
Médecin aspirant Adrien – 26 ans
« L’armée est un choix de cœur. Avant d’intégrer l’École de santé des armées (ESA), j’ai longtemps hésité à devenir officier des armes à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. C’est finalement la curiosité pour le domaine médico-militaire qui a été plus forte. Après 6 ans d’études, je ne regrette absolument pas ce choix. L’ESA est un véritable puits de savoirs et de connaissances, le tout recouvert d’un vernis militaire.
Ce choix de carrière nous permet de servir une grande cause. En tant qu’étudiant en médecine militaire, nous avons une place unique, celle de témoins privilégiés du changement de paradigme qui s’opère. Notre formation reflète cette évolution, que ce soit lors de nos stages en unité ou dans les hôpitaux militaires. Au fil de mon parcours, j’ai été témoin, à mon niveau, de l’évolution du concept de blessé de guerre, mais aussi de l’adaptation constante des pratiques des soignants militaires, en réponse aux transformations de la doctrine du secours au combat.
Nous sommes heureux de constater l’intégration de nouveaux modules, de voir le Service de santé des armées (SSA) en marche et même à la pointe de l’innovation. Je suis encore en formation mais tout est construit pour que la relève de la médecine militaire soit prête, comme l’ont été nos anciens. »
« En tant que témoins de la modernisation du Service de santé des armées, nous sommes fiers de voir tous ses acteurs à l’œuvre pour doter le Service d’outils technologiques toujours plus performants. »
Médecin aspirant Lisa – 25 ans
« Devenir médecin militaire n’allait pas de soi : je ne viens ni d’un milieu militaire ni d’une famille de médecins. C’est un choix du cœur, né de rencontres inspirantes avec des soignants militaires durant mon parcours scolaire. Depuis mon entrée à l’École de santé des armées après le baccalauréat, cette vocation n’a cessé de se confirmer. Entre les cours, les stages où nous pouvons appliquer nos connaissances et le fait de soigner des vies… C’est un véritable métier-passion.
Nos formations ont progressivement évolué, laissant une place importante au sauvetage au combat. Nous nous entraînons fréquemment pour être prêts, apprendre à gérer le stress et ne pas être dépassés une fois sur le terrain. En tant que témoins de la modernisation du Service de santé des armées, nous sommes fiers de voir tous ses acteurs à l’œuvre pour doter le Service d’outils technologiques toujours plus performants. »
« Ces bouleversements, aussi bien pédagogiques que technologiques ou doctrinaux, mettent en avant les risques d’un conflit de haute intensité. Néanmoins, nous restons rassurés et confiants, notamment grâce à la formation dont nous bénéficions. »
Médecin aspirant Damien – 26 ans
« La médecine militaire, c’est un choix à mi-chemin entre l’héritage familial et une vocation personnelle. J’avais envie d’un métier où l’on ne cesse d’apprendre, d’évoluer et de se remettre en question, à l’image du Service de santé des armées, en tant qu’institution.
Mes études m’ont d’ailleurs démontré la dynamique de croissance et d’évolution qu’a entamé le Service depuis 2020. En tant que futur médecin militaire, je suis content de constater ces changements, bien que nous ne soyons pas une armée à part entière, mais bien un service interarmées. Malgré ce statut particulier, nous allons sur le terrain, aux côtés des forces armées, au risque d’y croiser la mort.
Ce danger, nous en avons conscience et il est important de s’y confronter pour mieux y être préparés. Ces bouleversements, aussi bien pédagogiques que technologiques ou doctrinaux, mettent en avant les risques d’un conflit de haute intensité : de nombreux blessés et de potentielles victimes. Néanmoins, nous restons rassurés et confiants, notamment grâce à la formation dont nous bénéficions. »
"Bleuet de France" du Service de santé des armées
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