"Castelnau, le maréchal escamoté 1851- 1944" de Jean-louis Thiériot

Présentation de l’ouvrage de Jean-Louis Thiérot, intitulé Castelnau, Le maréchal escamoté. 1851-1944 publié aux éditions Tallandier et sélectionné pour l’édition 2025 du Prix Erwan Bergot (PEB).

Castelnau le maréchal escamoté - © armée de Terre

Présentation de l’auteur :

Auteur de l’ouvrage « Castelnau, Le maréchal escamoté. 1851-1944 », Jean-Louis Thiériot est un homme politique membre du parti Les Républicains. Juriste de formation, il est avocat au barreau de Paris avant de se consacrer à sa carrière politique. Conseiller municipal de la commune de Beauvoir (Seine-et-Marne) dès 1995, il en devient le maire de 2008 à 2018. Député, il est également vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale

En 2024, il est brièvement nommé ministre délégué auprès du ministre des Armées et des anciens combattants. Passionné d’histoire, fin connaisseur du domaine militaire, il est l’auteur de plusieurs biographies parmi lesquelles figurent François-Ferdinand d’Autriche : de Mayerling à Sarajevo (Fallois, 2005) et Margaret Thatcher : de l'épicerie à la Chambre des Lords (Fallois, 2007). Il a également publié des essais, dont le plus connu est De Gaulle, le dernier réformateur (Tallandier, 2018). 

Résumé du livre :

Publié aux éditions Tallandier, le livre « Castelnau, Le maréchal escamoté. 1851-1944 » de Jean-Louis Thiériot retrace la riche histoire du général Edouard de Castelnau (1851-1944), de ses origines de modeste hobereau de province jusqu’à la fin de sa vie, quelques mois avant la Libération. Homme aux convictions patriotiques et catholiques inébranlables, pétri de loyauté et d’humilité, il sort de Saint-Cyr (Promotion du Rhin) pour être envoyé dans la guerre de 1870, y acquérant sa première expérience du feu à la tête de ses hommes. Au lendemain de la guerre, il continue sa carrière dans l’infanterie et est nommé en 1900 chef de corps du 37e régiment d’infanterie à Nancy. S’y distinguant rapidement comme l’un des meilleurs chefs de sa génération, il accède aux étoiles en 1906, malgré les oppositions politiques vivaces depuis l’affaire des fiches. 

Lorsqu’éclate la première Guerre mondiale, le général de Castelnau est à la tête de l’armée de l’Est et a déjà rédigé plusieurs études prévoyant de façon précise la manœuvre allemande. C’est lui qui remporte à l’été 1914 les seules victoires françaises (Trouée de Charmes, Nancy) avant celle de la Marne. Nommé adjoint de Joffre au Grand Quartier général, il joue un rôle majeur et méconnu dans la défense de Verdun. Tout au long de la guerre, il marque les esprits par la pertinence de ses analyses, à contre-courant des préconisations de l’Etat-major et du gouvernement, et se forge de tenaces inimitiés alimentées par sa réputation de « capucin botté ». Marqué par la perte de trois de ses fils au combat, il s’engage en politique à la fin de la guerre et est élu député dès 1919, au sein du Bloc national, à l’âge de 68 ans. 

Il manifeste la même énergie dans son activité d’élu, non sans continuer à susciter une opposition systématique de la part du cartel des gauches, qui lui vaudra un déni d’accès aux sept étoiles du maréchalat que sa carrière et ses faits d’armes lui avaient pourtant acquises aux yeux de tous, à commencer par la population française elle-même. Fin 1924, échaudé par la vague de fond de l’anticléricalisme, il crée la Fédération nationale catholique qui devient rapidement le plus grand mouvement de masse de l’entre-deux-guerres avec près de deux millions d’adhérents. A partir de 1933, Edouard de Castelnau ne cesse de mettre en garde contre la chimère du pacifisme face au réarmement allemand. Lorsque la guerre éclate, il place ses dernières forces au service de la résistance, avant de s’éteindre dans son Sud-Ouest natal à l’âge de 93 ans. 

Grand chef de guerre, adversaire résolu de l’offensive à outrance, homme de conviction à la foi irréfragable, le général de Castelnau s’impose comme une personnalité militaire et politique majeure de son temps, dont le relatif anonymat ne saurait occulter la richesse.

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