Point de situation des opérations du jeudi 18 juillet au mercredi 24 juillet
Point de situation des opérations du jeudi 18 juillet au mercredi 24 juillet
TERRITOIRE NATIONAL
Participation des armées à la sécurisation des Jeux Olympiques de Paris
Pour contribuer à la sécurité des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, les armées sont déployées de manière exceptionnelle sur le territoire national dans une posture dissuasive et rassurante. Au total, ce sont plus de 18 000 militaires mobilisés dont 15 000 en Ile-de-France.
Ainsi, en appui des forces de sécurité intérieure (FSI), les armées renforcent les dispositifs de protection habituels et interministériels mis en place aux abords des sites accueillant du public.
Dans les airs, à la mission permanente et prioritaire de police du ciel s’ajoutent les dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA) - véritables bulles de protection mises en place pour assurer la sécurité aérienne des sites de compétitions et autres lieux sensibles. De la même manière, la Marine nationale renforce sa posture permanente par des dispositifs particuliers de sauvegarde maritime (DPSM) permettant notamment de sécuriser les sites olympiques de Marseille et de Teahupo’o (Tahiti).
Enfin, le nombre de soldats déployés sur l’opération SENTINELLE est porté à 10 000 afin de répondre aux besoins spécifiques des JOP. En coordination avec les FSI, les militaires vont contribuer à la protection terrestre de l’événement – et notamment le port d’Ivry Charenton, lieu de départ des embarcations lors de la cérémonie d’ouverture.
EUROPE
Les armées françaises demeurent pleinement engagées dans la posture dissuasive et défensive de l’OTAN sur le flanc est de l’Europe.
Dans une démarche ferme et non-escalatoire, elles contribuent activement aux missions de réassurance de l’Alliance avec des moyens adaptés et réactifs.
LYNX : activités de préparation opérationnelle
La deuxième phase de l'exercice WARFARE DEVELOPMENT s'est déroulée du 14 au 15 juillet à proximité immédiate du camp de Tapa en Estonie. Engagé comme force adverse, le SGTIA français a pu s’entrainer avec le détachement britannique dans un scénario de haute intensité.
Les entrainements menés régulièrement entre alliés permettent de garantir une connaissance mutuelle garante de l’efficacité de l’Alliance sur le flanc Est.
AIGLE : activités de préparation opérationnelle
Dans le cadre de l’exercice EAGLE STEEL, un détachement franco-luxembourgeois de près de 200 militaires en partenariat avec le 814e bataillon de chars roumain s’entraine au combat interarmes sur le camp de manœuvre de Bogata. Il permet aux unités blindées roumaines, luxembourgeoises et françaises de s’entrainer au combat de haute intensité dans un environnement exigeant.
En parallèle, sur le camp de Valea Poienii, le bataillon multinational conduit jusqu’au 26 juillet l’exercice WHITE SCORPION, dans le domaine nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique (NRBC). Un tel niveau d’expertise est le résultat une préparation opérationnelle exigeante et commune, dans les conditions les plus proches possibles de la réalité.
Ces entrainements permanents garantissent l’interopérabilité des unités de l’Alliance.
PROCHE ET MOYEN ORIENT
Méditerranée orientale – occidentale : activités opérationnelles
Depuis le 28 avril, une frégate contribue à la présence française dans la zone et aux capacités d’appréciation autonome de situation de la France.
Cette frégate a récemment fait escale à Alexandrie en Egypte, partenaire stratégique de premier plan pour la France en Méditerranée. Un exercice de coopération navale avec la frégate ENS Bernees a permis de réaliser des manœuvres d’évolution tactique et de lutte anti-sous-marine, développant ainsi l’interopérabilité entre les deux marines.
La frégate française a depuis repris sa mission en Méditerranée orientale.
FFDj : activité de préparation opérationnelle
Du 13 au 18 juillet 2024, les Mirage 2000-5 des Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj) ont effectué 15 sorties aériennes. Ces vols s’inscrivent dans le cadre de la préparation opérationnelle des pilotes dans le domaine de la défense de l’espace aérien djiboutien, à laquelle la France contribue en vertu du traité de défense bilatéral.
Mer Rouge : sûreté maritime
La frégate de défense aérienne française a appareillé du port de Djibouti le 17 juillet pour reprendre sa contribution à l’opération de l’Union européenne ASPIDES. Elle a réalisé plusieurs missions d’accompagnement de navires de commerce dans le sud de la mer Rouge, le détroit de Bab-El-Mandeb et le golfe d’Aden.
L’opération ASPIDES vise à garantir la sûreté maritime et la liberté de navigation de Suez à Ormuz, en particulier dans le sud de la mer Rouge, région marquée par des attaques régulières en provenance des rebelles Houthis.
CHAMMAL : activités opérationnelles
Les Rafale de la base aérienne projetée au Levant ont continué leurs actions contre Daech en effectuant 18 sorties aériennes. Ces vols s’effectuent sur l’ensemble du spectre des missions aériennes : défense et surveillance de l’espace aérien (DCA), prise d’alerte Close air support (CAS) et reconnaissances menées au Moyen-Orient au profit de la Coalition OIR.
AFRIQUE
Golfe de Guinée : coopération opérationnelle
Le 15 juillet, le détachement Falcon 50 déployé au Sénégal a participé à un exercice de coopération avec le groupement école de la Force maritime d’autodéfense japonaise. L’exercice a débuté par une phase d’assaut aérien, où le F50 endossait le rôle de force adverse et simulait différentes attitudes dans un scénario progressif et réaliste. Il s’est ensuite poursuivi par une phase visant à approfondir l’interopérabilité des systèmes de communication d’information français et japonais.
Cet exercice témoigne des liens forts qui unissent les deux marines.
Gabon : coopération opérationnelle
Cette semaine, la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) a réalisé un détachement d’instruction opérationnel (DIO) au profit des sapeurs-pompiers de Libreville. Cette session d’instruction a permis de former les équipes gabonaises sur diverses situations d’urgence : utilisation du lot de sauvetage, mise en œuvre de l’appareil respiratoire isolé, utilisation des échelles et des extincteurs, mise en place des lances incendie, etc.
Ce DIO illustre les propositions de la France en matière de formations, adaptées aux besoins et à la demande des partenaires, ainsi que la vive coopération entre forces françaises et gabonaises.
INDOPACIFIQUE
FANC : coopération opérationnelle
Du 23 juillet au 27 août, le bâtiment de soutien et d’assistance outre-mer (BSAOM) D’Entrecasteaux est déployé dans la zone de responsabilité permanente (ZRP) du commandant supérieur des forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC). Durant ce déploiement, un large spectre de missions sera réalisé par l’équipage, notamment la surveillance et la protection de la zone économique exclusive.
En se déployant ainsi, les FANC témoignent de l’engagement continu de la France dans le Pacifique en matière de lutte contre les trafics illicites en mer.
FAPF : coopération opérationnelle
Engagée depuis le 9 juillet au sein de l’exercice RIMPAC 2024, la FREMM Bretagne a mené de nombreux exercices en coopération multilatérale. Cet exercice naval, le plus important au monde (29 nations, et près de 25 000 militaires), organisé par l’US Navy autour de Hawaï, s’est terminé le 23 juillet.
La participation de la frégate à cet exercice contribue à renforcer la crédibilité de la France, nation souveraine et résidente de l’Indopacifique et démontre sa capacité à agir dans le haut du spectre.
PEGASE 24
La mission PEGASE 24 est un déploiement opérationnel de l’armée de l’Air et de l’Espace mettant en œuvre des capacités aériennes significatives, appuyées par des moyens spatiaux. Cette mission témoigne de l’engagement de la France, auprès de ses partenaires de la région.
Les armées françaises sont attachées à la stabilité régionale, au respect du droit international et à la promotion d’un espace Indopacifique libre avec les partenaires régionaux.
La mission PEGASE 24 s’inscrit pleinement dans ce cadre. A l’initiative de la France, cette projection de puissance est placée sous le signe de l’interopérabilité, en particulier européenne. Elle s’effectue conjointement avec les forces aériennes allemandes, anglaises et espagnoles.
Le dispositif PEGASE s’articule en 2 éléments :
Le détachement réunissant les aéronefs français, allemands et espagnols a terminé le 17 juillet l’exercice ARCTIC DEFENDER aux États-Unis. Pendant 10 jours, les équipages se sont entrainés dans des missions complexes de haute intensité permettant d’accroître l’interopérabilité entre avions de chasse de dernière génération.
Le triptyque européen a quitté l’Alaska le 18 juillet pour rejoindre le Japon pour une escale de 24h.
Il s’est ensuite dirigé vers l’Australie, où il a rejoint les élément de la boucle est, et a atterri sur la base aérienne de Darwin le 20 juillet rejoignant ainsi l’autre boucle de la mission PEGASE au sein de l’exercice PITCH BLACK. Sur la base de Darwin en Australie, le détachement français réalise des vols quotidiens aux côtés d’une vingtaine de nations participantes.
L’exercice PITCH BLACK réunit des équipages des nations engagées pour la sûreté de l’Indopacifique et permet de renforcer les coopérations dans la zone.
Le 22 juillet, deux Rafale, deux A400M et deux A330 MRTT se sont posés sur la base aérienne d’Halim en Indonésie pour cinq jours d’échanges, de vols conjoints et de rencontres avec l’armée de l’air indonésienne.
Ce dispositif aérien réalisera ainsi plusieurs escales auprès des partenaires de la région, pour conduire des actions de coopération opérationnelle bilatérale et réaffirmer ainsi l’attachement de la France à la liberté de circulation et d’action dans les zones traversées.
ANTILLES-GUYANE
FAG : lutte contre les trafics illicites
Le 19 juillet, la vedette côtière de surveillance maritime Charente et l’embarcation relève-filets Caouanne ont mené une opération de police des pêches dans le cadre de la posture permanente de sauvegarde maritime.
Après une escale à Belém au Brésil et sur la patrouille de retour vers Cayenne, les deux unités ont rencontré une vingtaine d’embarcations de pêcheurs, dont l’une a été surprise en pleine action de pêche illégale. Face à l’injonction des marins français, les tapouilles ont quitté définitivement la zone vers les eaux brésiliennes.
Cette mission de police des pêches démontre l’engagement des forces armées au profit de la biodiversité, et la cohérence du dispositif des Forces Armées en Guyane.
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