Point de situation des opérations du jeudi 16 avril au vendredi 24 avril 2026

Point de situation des opérations du jeudi 16 avril au vendredi 24 avril 2026

Point de situation des opérations du jeudi 16 avril au vendredi 24 avril 2026

Hexagone

Zone Territoire national

Zone territoire national

Débutons ce tour d’horizon des opérations par l’hexagone où les armées restent mobilisées, tant dans le cadre de l’entraînement que dans celui du soutien aux services de l’Etat dans la protection de la population.

  • ORION

La dernière phase de l’exercice ORION a débuté le 07 avril. Elle vise à entretenir la capacité des armées françaises à s’intégrer dans une structure de commandement otanienne.  Dirigée par le 1er corps d’armée (CA) basé à Lille, la première séquence de l’exercice a servi à entraîner les postes de commandement à conduire la manœuvre sur le terrain.

  • Opération de sauvetage en mer

La semaine dernière, l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) a conduit deux missions de recherche et sauvetage en mer en moins de 12 heures au large de la façade atlantique. Un hélicoptère CARACAL est intervenu à deux reprises pour porter assistance à des marins en difficulté. Les victimes ont été hélitreuillées puis évacuées vers des structures hospitalières. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre des missions de recherche et sauvetage (SAR) assurée par l’AAE au profit de la protection des populations et des usagers de l’espace aérien et maritime. 

  • Exercices aériens transfrontaliers 

Durant le mois d’avril, l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) a conduit plusieurs entraînements aux côtés de ses partenaires européens afin de renforcer la coopération en matière de Défense aérienne et de surveillance de l’espace aérien.

À moins de deux mois du G7 d’Évian, la France s’entraînait, le 21 avril, aux côtés de la Suisse dans un environnement particulièrement exigeant, au cœur d’une zone montagneuse et transfrontalière sensible. C’est dans ce contexte que l’exercice SWATCH a eu lieu. Le scénario mettait en scène un aéronef en provenance de Suisse, sans plan de vol et silencieux à la radio, se dirigeant vers la frontière française. Face à cette menace, des Mirage 2000-5 de la base aérienne 116 de Luxeuil-Saint-Sauveur ont décolé. Des mesures de contraintes ont été mises en œuvre pour dérouter l’aéronef suspect vers un aéroport de proximité.

Proche et Moyen-Orient

Zone Proche et Moyen-Orient

Zone Proche et Moyen-Orient

Au Proche et Moyen-Orient les armées françaises maintiennent un dispositif réactif et adaptable, permettant de faire face à de potentielles évolutions de la situation. 

  • CHAMMAL : défense de l’espace aérien levantin 

Commençons au Levant où les RAFALE engagés dans la région ont réalisé 31 sorties opérationnelles, totalisant environ 105h de vol entre le 09 avril et le 16 avril. Ces vols contribuent à la protection de l’espace aérien Levantin et des emprises où des français et leurs alliés sont stationnés dans la région. Les mesures mises en œuvre sont strictement défensives et proportionnées à la menace.

  • Forces françaises aux Emirats Arabes Unis (FFEAU) : respect des accords de défense régionaux

Au Proche et Moyen-Orient, ainsi qu’en Océan Indien, les armées françaises maintiennent une posture défensive, conformément aux accords de défense conclus avec leurs partenaires régionaux.

Le dispositif repose sur des moyens terrestres, aériens et maritimes prépositionnés dans la région. Il a été renforcé par des moyens supplémentaires projetés depuis le territoire national au début du conflit. L’ensemble de ces capacités opère en coordination étroite avec les forces armées des pays partenaires.

Dans les airs, les avions de chasse RAFALE ainsi que les hélicoptères TIGRE et FENNEC conservent un haut niveau d’activité opérationnelle grâce à des vols réguliers.

À terre, un MAMBA et des SATCP sont pleinement opérationnels et contribuent à la défense sol-air des militaires français et de leurs partenaires dans la région.

En Mer d’Arabie, une frégate multi-missions poursuit son déploiement tandis qu’une seconde frégate patrouille en Mer Rouge. Ces moyens aéromaritimes contribuent à l’appréciation autonome de situation. 

À travers l’ensemble de ces missions conduites dans les airs, à terre et en mer, la France démontre sa capacité à adapter son dispositif militaire dans un environnement instable, tout en maintenant une posture strictement défensive.

  • Méditerranée Orientale 

En Méditerranée Orientale, le groupe aéronaval (GAN) est toujours déployé aux côtés de frégates alliées. 

Dans la continuité des semaines précédentes, l’activité a été marquée par la conduite de vols opérationnels du groupe aérien embarqué (GAé), de l’avion de patrouille maritime Atlantique et par des patrouilles des frégates du GAN dans le canal de Syrie. Ces missions visent à protéger l’espace aérien et maritime chypriote, entretenir la capacité autonome d’appréciation de situation en Méditerranée orientale, défendre les emprises où nous sommes stationnés ainsi que nos intérêts dans la région.

Europe

Zone Europe

Zone Europe

En Europe, les armées françaises demeurent pleinement engagées sur le flanc Est. En plus de leurs missions permanentes, elles sont mobilisées actuellement sur plusieurs activités. 

  • Flanc oriental de l’Alliance : posture opérationnelle permanente

Tout d’abord, au Groenland, l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) conduit actuellement une mission de soutien logistique et de formation, en coopération avec le Danemark. Un A400M français assure l’acheminement de carburant et de fret vers la station Nord, située à l’extrême nord-est du territoire, dans une zone isolée aux conditions climatiques particulièrement exigeantes. Cette mission contribue directement à la formation des équipages, notamment aux opérations en conditions de grand froid et sur terrain sommaire. 

En Finlande les forces françaises et finlandaises s’exercent conjointement en milieu hivernal. Les militaires français ont mené une manœuvre offensive complète d’infanterie légère, allant de la reconnaissance à la saisie d’objectifs, en passant par la coordination des appuis et l’activation de la chaîne logistique.

Parallèlement, une section française a participé à un entraînement dispensé par le partenaire finlandais. Ces activités permettent un échange de savoir-faire de haut niveau entre les deux armées. Le déploiement de la Battle-Unit Finland (BUF) permet d’acquérir une expertise dans le combat en milieu arctique et renforce la coopération bilatérale franco-finlandaise.

Plus au sud, en Estonie, les militaires français ont mené un entrainement conjoint avec la ligue de défense estonienne (EDL). Au programme de ce partenariat, parcours de tirs avec prise de bâtiment, tirs d’explosifs, survols de drones et secours au combat. Cet entrainement a permis de renforcer l’interopérabilité entre les militaires français et les combattants estoniens avant l’exercice SPRINGSTORM durant lequel ils défendront ensemble la région sud-est de l’Estonie.

En Lituanie, les militaires français déployés dans le cadre de la mission BALTIC AIR POLICING (BAP) se sont entraînés avec leurs partenaires  finlandais, suédois et italiens. Les militaires français ont également participé à un entrainement à la lutte anti-drones mis en œuvre par l’armée estonienne et en coopération avec les forces portugaises. Ces entrainements, permettent d’entretenir l’intéropérabilité entre nos forces armées et celles de nos partenaires. 

En parallèle, les Rafale français ont mené plusieurs interceptions. Depuis le 17 avril, les chasseurs français ont intercepté 6 aéronefs. Le 21, deux Rafale en entrainement ont été redirigés par le Combined Air Operations Centre (CAOC) de Uedem pour effectuer une interception sur un appareil sans plan de vol ni contact radio dans la zone de responsabilité balte. Cette action démontre la réactivité de nos forces face à l’évolution rapide de la situation aérienne aux frontières de l’Alliance. 

Du côté de la Pologne, les forces françaises poursuivent leurs actions de formation au profit des forces armées ukrainiennes dans le cadre d’EUMAM Ukraine. Six stages sont en cours et concernent la maintenance de véhicule de l’avant blindé (VAB), les techniques d’assaut d’infanterie, la formation spécialisée au tir,  la cyber sécurité et la reconnaissance terrain. 

En Roumanie, du 18 au 24 avril le bataillon multinational de l’OTAN sous commandement français mène son exercice majeur EAGLE SPEARHEAD. Aux côtés de 8 autres nations membres de l’OTAN, la France participe à cet exercice de manœuvre opposant deux groupements tactiques interarmes (GTIA) et interalliés dans le cadre d’un scénario force contre force, alliant blindés, infanterie, drones, génie et artillerie. Les forces ont mené des manœuvres offensives et défensives de jour comme de nuit, testant ainsi les capacités de combat et d’intégration du bataillon multinational au plus proche du réel. 

Zone Afrique

Zone Afrique

En Afrique, les armées françaises poursuivent leurs actions de formation et d’accompagnement au profit de leurs partenaires. 

  • Détachement de Liaison Interarmées – Côte d’Ivoire (DLIA-I) : TOURACO

Dans le cadre de l’exercice TOURACO, intégré à TANDEM 26.02, les forces ivoiriennes et françaises conduisent depuis le 7 avril des activités conjointes illustrant la solidité de leur partenariat et la complémentarité de leurs capacités.

Dans le domaine aéroporté, depuis Abidjan, 82 militaires ivoiriens ont été formés et ont obentu le brevet parachutiste. En parallèle, une formation conjointe a débuté. Elle réunit 30 militaires ivoiriens et 30 militaires français, et a pour objectif l’échange réciproque de savoir-faire.

De plus, une section des FUSCO ivoiriennes a été formée aux procédures de défense d’une installation. Dans le domaine de l’appui aérien, sept cadres ivoiriens ont été formés au guidage aérien tactique (GATA) avec la participation de Mirage 2000D français, permettant des mises en situation réalistes et exigeantes. Une séquence particulièrement significative s’est tenue dans les nuits du 10 au 11 avril, avec la réalisation d’un posé tactique de deux Mirage 2000D sur une piste non éclairée à Bouaké. 

Enfin, dans le domaine du soutien médical, des exercices réguliers de MEDEVAC sont conduits sur hélicoptère MI-17. Ces entraînements reposent sur des scénarios conçus conjointement par les forces ivoiriennes et françaises, permettant de renforcer leur interopérabilité.

L’ensemble de ces actions témoigne d’un partenariat opérationnel dynamique, fondé sur la confiance et la réciprocité.

  • Détachement de Liaison Interarmées – Gabon (DLIA-G) : conduite du partenariat militaire opérationnel

Au Gabon, les formations dispensées au profit des forces gabonaises se poursuivent. Après 4 semaines, la formation à l’utilisation de drones touche à sa fin. Dans le domaine maritime, la formation des fusiliers marins portant sur la navigation côtière et hauturière se poursuit. 

En parallèle,  des officiers et sous-officiers élèves gabonais s’entraînent dans les domaines les domaines du génie, de la topographie, du commandement, du combat d’infanterie, et du combat en zone urbaine. Enfin, la formation au combat en forêt se poursuit avec l’appui du détachement TANDEM 26. 

Indopacifique

Zone Indopacifique

Zone Indopacifique

En Indopacifique, les armées françaises maintiennent un engagement durable dans la lutte contre les trafics et dans la conduite des partenariats militaires opérationnels. 

  • FAZSOI : Instruction opérationnelle au profit de partenaires 

A la Réunion, les militaires du 2ème Régiment parachutiste d’infanterie de marine (2eRPIMa) conduisent une formation au profit d’un détachement malgache du 13 au 24 avril. Organisé au sein du centre d’aguerrissement tropical de La Réunion (CATR), l’objectif de cet entraînement est de préparer les soldats à évoluer en conditions dégradées, en testant leur résistance physique et mentale, ainsi que leur capacité à conserver lucidité et efficacité en situation d’effort intense.

  • Forces armées en Polynésie Française

En Polynésie Française, jusqu’au 29 avril, les Forces armées en Polynésie française (FAPF) organisent deux stages de formation dans le cadre de l’Académie du Pacifique. Le premier, au profit de la police des Samoa inclut une formation au tir, aux premiers secours, ainsi qu’à l’emploi des drones. Le second, qui porte sur les compétences initiales en plongée, est dispensé à des membres de la police maritime des Kiribati. Ces formations renforçent les capacités opérationnelles des forces de sécurité intérieures de nos partenaires.

Depuis 16 avril, un patrouilleur outre-mer (POM) est engagé dans la mission de police des pêches PACIFIC AÏTO. Il a réalisé plusieurs contrôles avec l’appui d’un drone permettant de couvrir de vastes espaces maritimes. Cette mission vise à marquer la souveraineté dans la zone économique exclusive (ZEE) de Polynésie française. 

Antilles-Guyane

Enfin, dans la zone Antilles-Guyane les armées françaises sont engagées de manière permanente dans la lutte contre les trafics illicites aux côtés des forces de sécurité intérieures.

  • Forces armées en Guyane : activités opérationnelles

En Guyane, les forces armées maintiennent leur effort dans le cadre de l’opération HARPIE destinée à lutter contre l’orpaillage illégal. Menées en appui de la gendarmerie, ces actions visent à saisir ou détruire le matériel utilisé par les orpailleurs illégaux.

  • Mission Jeanne D’arc

Terminons donc cette revue des opérations en suivant la mission Jeanne D’arc. Après une patrouille en Atlantique sud, le groupe, composé du Porte Hélicoptère Amphibie (PHA) Dixmude et la Fregatte Légère Furtive (FLF) Aconit ont été rejoints en mer par un Bâtiment Ravitailleur des Forces Jacques Stosskopf, pour conduire avec lui des manœuvres de ravitaillement à la mer. Les officiers-élèves bénéficient, avec l’intégration de ce bâtiment au task group, d’une plateforme d’apprentissage supplémentaire. 

La force est depuis arrivée à Rio de Janeiro pour une séquence de coopération avec les partenaires brésiliens. Le 22 avril, le groupe a mené un exercice de lutte anti-sous-marine avec un sous-marin de la marine brésilienne.

La présence du groupe Jeanne d’Arc dans cette zone permet l’entretien des partenariats dans cette zone, un an après le passage de la mission Jeanne d’Arc 25. 

JDA

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