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Dumont D'Urville (L 9032)

Mise à jour  : 09/03/2015 - Direction : Sirpa Marine

Bâtiment de transport léger (BATRAL) type Champlain

Présentation

Troisième de la série, des bâtiments de transport léger (BATRAL), le Dumont d'Urville a été construit aux Ateliers Français de l'Ouest, à Grand-Quevilly (Seine-Maritime).

  • Mis sur cale le 15 décembre 1980
  • Lancé le 27 novembre 1981
  • Armé pour essais le 18 septembre 1982
  • Admis au service actif le 5 février 1983

De 1983 à 2010, le Dumont d'Urville a servi à Tahiti (Polynésie française). Depuis le 15 août 2010, le Dumont d'Urville est basé à Fort-de-France en remplacement du Francis Garnier. Il est placé sous le commandement organique du commandant supérieur des forces armées aux Antilles (COMSUP Antilles).

Ua Huka parraine le Dumont d'Urville depuis le 3 juillet 1989 et Huahine depuis le 14 avril 1992.

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Missions

Missions interarmées

Le La Dumont d'Urville effectue des patrouilles de longue durée en haute mer. Mais les missions qui occupent l'essentiel de son activité sont interarmées.
Le BATRAL a été spécialement conçu pour le transport de compagnies d'infanteries avec armes et véhicules et le débarquement de ces unités à l'issue d'un plageage ou d'un embequetage. Le BATRAL apporte régulièrement son concours au soutien des forces armées situées dans les différents archipels.

Missions de service public
Dans le cadre des missions de service public. Ses capacités de transport constituent un atout précieux pour projeter les engins de terrassement, les ambulances ou les secours humanitaires. Cette disponibilité lui a valu dans le passé d'être présent au moment des catastrophes naturelles, au passage de cyclones, lors de tremblements de terre ou de pollutions d'hydrocarbures.

Missions de présence dans les eaux internationales
Le Dumont d'Urville sillonne la mer des Caraïbes au cours de nombreuses missions de présence et de représentation.

Mission de soutien des armées
Le BATRAL apporte régulièrement son concours au soutien des forces armées situées dans les différents archipels.

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Caractéristiques

  • longueur : 80 mètres
  • largeur : 13 mètres
  • tirant d'eau (maximum) 3 mètres
  • déplacement ( en charge) : 1330 t
  • surface du pont : 150 m²
  • surface du hangar : 170 m²
  • surface du pont d' envol : 200 m²

Propulsion

  • vitesse maximale : 16 nœuds (13 en transit)
  • distance franchissable à 13 nœuds: 4500 nautiques
  • 2 lignes d'arbres entrainées par 2 moteurs diesels SACM-Wärtsilä UD 33 V l2 M 4 de 3600 cv
  • 2 hélices à pales orientables de 1,90 mètres

Alimentation électrique

  • 2 diesels-altemateurs BAUDOIN de 180 kW

Armement

  • 2 affuts de 40 mm Bofors antiaériens
  • 2 mitrailleuses de 12.7 mm
  • 2 mortiers de 81 mm

Capacités de transport

  • 140 passagers (soit une compagnie d'infanterie)
  • 12 véhicules
  • autonomie : 10 jours avec passagers / 15 jours sans passagers

Équipements électroniques

  • 1 radar Decca 1226 ou Racal-Decca
  • Système de transmissions par satellite Inmarsat

Équipements

  • 1 corne de charge mécanique (capacité de levage: 10 t)
  • 1 plage d'hélipontage pouvant supporter des aéronefs de 6 tonnes

Équipage

52 hommes

  • 4 officiers
  • 5 officiers mariniers supérieurs et 20 officiers mariniers
  • 23 hommes d'équipage

Drôme

  • 2 chalands de débarquement type LCVP susceptibles de transporter 40 hommes en armes ou 10 hommes + un véhicule léger
  • 2 baleinières (20 places)
  • 2 embarcations pneumatiques (6 et 10 places)

Mise en œuvre des hélicoptères

  • appontages : possibilité de recevoir de jour sur la plate-forme hélicoptère un hélicoptère de type Alouette III, Lynx, Gazelle, Écureuil, Panther, Fennec ou Dauphin 
  • vertrep/hélitreuillage : une aire Vertrep est aménagée sur le pont milieu pour des hélicoptères de type Alouette III, Super Frelon, Puma, Super Puma, Lynx, Ecureuil, Dauphin, Fennec, Panther, Cougar ou Gazelle 

Embarquement et débarquement

Le matériel et les véhicules peuvent être embarqués (ou débarqués) :

  • à l'aide d'une grue 10 tonnes directement sur le pont milieu ou dans le hangar par l'intermédiaire d'un panneau de cale
  • par une porte d'étrave à 2 vantaux et 2 tabliers donnant directement sur le hangar ou sur le pont milieu par l'intermédiaire d'une rampe de pont

Stockage :

  • capacité des alvéoles (de part et d'autre du hangar) : logement pour 138 hommes de troupe avec leur équipement
  • capacité du pont milieu : 22m x 10 m
  • capacité du hangar : 29m x 7m x 3,6m

Le bâtiment a la possibilité de plager sur des plages de gradient supérieur à 5% (les transferts s'effectuent alors par la porte d'étrave) ou de transférer au mouillage le matériel, les hommes et les véhicules par le biais de sa drôme et à l'aide de la grue.

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Journal de bord

Lien vers le journal de bord du Batral Dumont D'Urville

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Symbolique

Fanion

Avers

Revers

Tape de bouche

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Biographie

Jules Sébastien César Dumont d'Urville est né en 1790 à Condé-sur-Noireau et mort en 1842 à Meudon.
Ce célèbre explorateur et savant français est entré dans la Marine en 1807. C'est en 1820 au cours d'une mission hydrographique en mer Noire et en mer Egée qu'il apprend la découverte de la Vénus de Milo et que, conquis à sa vue, il pousse la France à en faire l'acquisition.
De 1822 à 1824, en tant que second du bâtiment La Coquille il participe à une campagne scientifique dans le Pacifique. Nommé capitaine de frégate, il obtient le commandement de La Coquille alors rebaptisée L'Astrolabe. Il reprend la mer pour explorer l'Océanie et retrouver les traces de l'expédition La Pérouse. Ce à quoi il parvient puisqu'aux abords de Vanikoro, une des îles de Santa Cruz, il retrouve les épaves de L'Astrolabe et de La Boussole recouvertes par les coraux. Il fait dresser sur l'île un monument à la mémoire des disparus. En récompense de son succès, il est promu capitaine de vaisseau en 1829 et l'État édite le récit de son voyage :Voyage et découvertes autour du monde et à la recherche de La Pérouse.
En 1837, il entame avec L'Astrolabe et La Zélée un nouveau tour du monde. Ainsi visite-t-il le Chili, les îles Marquises, Salomon, Carolines, la Nouvelle-Guinée et l'Australie. De là, piquant vers le sud, il atteint le continent antarctique, vaste plateau glacé qu'il baptisa du prénom de sa femme, la terre Adélie (1840).
De retour à Toulon, il est alors nommé contre-amiral. Il meurt quelques temps plus tard dans un accident de chemin de fer en France, sur la ligne Paris - Saint-Germain-en-Laye, juste après la publication de sa deuxième œuvre :Voyage au pôle sud et en Océanie.

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Sources : © Marine nationale
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