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Cephismer

Mise à jour  : 03/10/2014 - Direction : Sirpa Marine

Missions

CEPHISMER est responsable de :

  •  L'expertise dans le domaine de la plongée humaine et de l'intervention sous la mer.
  •  L'élaboration de la réglementation de la plongée dans les armées et la gendarmerie nationale.
  •  L'élaboration des doctrines d'emploi de certains plongeurs de la Marine et des armées.
  •  La définition et le suivi des programmes de matériels et d'équipements de plongée et d'intervention sous la mer.
  •  L'expérimentation de nouveaux appareils ou procédures de plongée.
  •  L'entretien des qualifications des plongeurs de la Marine, de l'organisation et du contrôle des unités dans le domaine de la plongée humaine.
  •  L’élaboration et la diffusion du retour d’expérience dans le domaine des équipements et des accidents de plongée vers les autres armées et unités de la Marine.
  •  La mise en œuvre de moyens humains et matériels lors d'opérations d'intervention sous la mer (ventilation de sous-marins en détresse, expertise/récupération d'épaves,...) pour lesquelles son concours est demandé.

Les plongeurs dans la Marine et le soutien santé spécialisé

  • Plongeurs démineurs (305). 
  •  Nageurs de combat (100).
  •  Médecins spécialisés (8).
  •  Infirmiers spécialisés (26 dont 10 plongeurs).
  •  Plongeurs hélicoptère (60).
  •  Plongeurs de bord (1048).
  •  Médecins PLB (12).
  •  Gendarmes maritimes (61).
  •  Marins pompiers Marseille (46).

Organisation

CEPHISMER est organisée en 5 sections.

Section « Réglementation / Équipements »

Elle est responsable des domaines suivants :

  •  l'élaboration de la doctrine d'emploi des plongeurs de bord, et participation à celle des plongeurs démineurs, nageurs de combat et plongeurs d'hélicoptère;
  •  le suivi des matériels de plongée en service et des équipements associés;
  •  l'élaboration de la réglementation plongée pour l'ensemble des plongeurs des armées et de la gendarmerie nationale;
  •  la définition et évaluation des programmes d'appareils nouveaux;
  •  l'étude et l'expertise des incidents et accidents de plongée, et le cas échéant définition des mesures nécessaires pour les prévenir;
  •  les réponses aux questions des unités de la marine relatives aux procédures, matériels et documentation sur la plongée;
  •  la participation aux groupes de travail et commissions traitant de la plongée.
Section « Études / Santé »

Sous l'autorité d'un médecin spécialiste en médecine de la plongée, cette section est responsable de :

  •  la sécurité médicale des plongées d’entraînement et des plongées expérimentales réalisées à la CEPHISMER;
  •  l'étude et l'expertise médicale des incidents et accidents de plongée;
  •  l'élaboration médicale des modalités d'expérimentation d'appareils ou de procédures de plongée;
  •  l'élaboration de la réglementation de la plongée pour les aspects physiologiques;
  •  d’une partie de la formation des médecins spécialisés en médecine de la plongée et des infirmiers hyperbaristes;
  •  la salle d'urgence du Centre Hyperbare de la CEPHISMER.
Section « Contrôle / Activités »

Cette section est responsable de :

  •  l’organisation des réunions de la commission du personnel plongeur de la marine (CPPM);
  •  le suivi des qualifications du personnel plongeur de bord de la marine et de la gendarmerie maritime;
  •  la planification et suivi des audits "plongée" des unités;
  •  la planification et exécution des stages de contrôle de l'aptitude professionnelle des plongeurs de bord;
  •  la planification de l'activité de la cellule;
  •  la gestion et entretien du matériel de plongée à l'air de la cellule;
  •  le traitement des questions et interrogations émanant des formations.

Le chef de la section SCA est par ailleurs :

  •   chargé RH du domaine plongée (gestion du personnel plongeur démineur au titre d’autorité de tutelle, cursus de formation et de carrière…).
Section « Soutien / CHM 500 »

Cette section est chargée de :

  •  la maintenance et la mise en condition du centre hyperbare de la Marine (CHM 500);
  •  l'entretien de la drome et des véhicules affectés à la cellule;
  •  l'organisation du service courant et le suivi de la situation du personnel civil et militaire;
  •  la gestion des crédits affectés à la cellule (sauf crédits d'étude);
  •  la mise en œuvre et la maintenance de la station de gonflage du port de Toulon.
Section Intervention / Engins »

 Cette section est chargée de :

  •  la mise en œuvre et la maintenance du scaphandre atmosphérique « NEWTSUIT » ainsi que du système de ventilation de sous-marins en détresse;
  •  la mise en œuvre et la maintenance du robot téléopéré « ULISSE », utilisé pour l’assistance du NEWTSUIT et pour des expertises ou des interventions sous marines jusqu’à 1.000 mètres;
  •  la direction ou la coordination des opérations d'intervention sous la mer pour lesquelles le concours d'ALFAN est demandé.

À ce titre, la section est également responsable :

  •  du suivi des contrats éventuels passés avec des organismes effectuant des interventions au profit de la Défense;
  •  du suivi documentaire des capacités des sociétés de service susceptibles d'être utilisées par la Marine;
  •  des relations avec les divers groupes de travail et comités traitant de l'intervention sous la mer.

Moyens

Le robot téléopéré léger de surveillance « ACHILLE »

Cet engin est équipé d'une caméra couleur de qualité, d'un sonar (portée 30 mètres), d'un sondeur et d'un bras manipulateur 2 axes d'une force équivalente à 3-4kg. Il permet des interventions jusqu'à :

  •  100 mètres d'immersion par courant inférieur à 1,5 nœuds, mer 2.
  •  300 mètres d'immersion par courant nul et mer 1 à 2.

Caractéristiques :  

  •  Longueur : 720 mm.
  •  Largeur : 600 mm.
  •  Hauteur : 510 mm.
  •  Poids : 70 kg.

C’est un moyen léger, facile à déployer (dans sa version 100 mètres, il peut être mis en œuvre à partir d'une embarcation pneumatique par mer calme). 

Le robot d’intervention « ULISSE »

Le robot d’intervention ULISSE est le moyen principal de la CEPHISMER dans le domaine de recherche et d’expertise sous marine. ULISSE (Unité Lourde d’Intervention Sous-marine de Surveillance et d’Expertise) est conçu pour participer à des missions militaires telles que l’assistance à un sous-marin en détresse, la recherche ou la récupération d’aéronef, ou encore la recherche d’objets en mer.

Ses missions vont de la simple inspection d'épaves au relevage d'objets de plusieurs tonnes par grand fond, jusqu'à 1000 mètres de profondeur. En alerte permanente le robot ULISSE est projetable sur les côtes françaises ou dans le monde dans des délais très courts. L’expertise des équipes d’intervention sous la mer de la force d’action navale est aujourd’hui reconnue au niveau international.

Caractéristiques techniques :

Dimensions/structure :

  •  largeur : 1,05 mètres.
  •  longueur : 1,3 mètres.
  •  hauteur : 1 mètre.
  •  poids en air : 500 kg.

Propulsion : 6 propulseurs à moteur « brushless » / poussée frontale : 80 kg.
Vitesse : 2,5 nœuds.

Instrumentation et outils :

  •  2 bras hydrauliques manipulateurs et 1 coupe câble hydraulique ;
  •  réalisation d'images vidéo et photos en couleur de haute qualité ;
  •  ULISSE peut soulever et déplacer des charges de 15 kg et tracter sur le fond des charges de 45 kg.
Le scaphandre atmosphérique « NEWTSUIT » (Atmospheric diving suit)

Cet engin habité est dévolu au sauvetage de sous-marins en difficulté (connection des manches de ventilation par l’extérieur). Il est mis en œuvre avec un portique de mise à l'eau et doit être accompagné d’un engin de surveillance (robot ULISSE).Il permet des interventions par courant inférieur à 1,5 nœuds, mer inférieure à 3 ou 4 suivant le bâtiment porteur, jusqu’à 300 mètres de profondeur. C'est un moyen lourd mais aérotransportable (2 à 3 containers).

Le système de ventilation par l’extérieur pour sous-marin en détresse

Ce système est constitué d’un treuil de manches semi-rigides, d’une centrale de production d’air respirable et d’un module d’analyse et de pilotage. Il permet d’apporter de l’air frais à un équipage de sous-marin désemparé et posé sur le fond de la mer, en attendant l’arrivée d’un sous-marin d’évacuation (NSRS – Nato Submarine Rescue System – système OTAN de sauvetage de sous-marin).

Les manches de ventilation peuvent être connectées jusqu’à 250m de profondeur

Le détecteur acoustique sous-marin « HELLE »

Le détecteur acoustique HELLE permet de détecter des marqueurs acoustiques dans la gamme de fréquence comprise entre 8 et 50 kHz à une distance maximum de 1500 mètres.

Mise en œuvre

Ce matériel léger d'intervention peut être déployé sur n'importe quel porteur. Le principe consiste à rechercher la zone approximative où se trouve le pinger (émetteur acoustique), grâce à l'antenne multidirectionnelle, puis d'affiner la zone par triangulation avec l'antenne directionnelle.

Cette méthode permet de limiter la zone de recherche à 400 m² dans le meilleur des cas (les imprécisions sont dues à la profondeur de la zone et l’irrégularité du fond).

Historique

 Cephismer est l'héritier d'une longue histoire commencée au bord de la Méditerranée en 1943, par la rencontre de trois personnages hors du commun que l'on appellera par la suite les "Mousquemers": le lieutenant de vaisseau Philippe Tailliez, l'enseigne de vaisseau de 1ère classe Jacques-Yves Cousteau et l'ingénieur Frédéric Dumas.

 La mise au point d'un détendeur de plongée par cette équipe avec l'aide de l'ingénieur Émile Gagnan contribuera au développement spectaculaire de la plongée autonome.En 1945, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le Groupe de Recherches Sous-marines (GRS) est créé. Il est chargé de développer les moyens d'intervention par plongeurs autonomes, tant dans le domaine de la plongée à l'air que dans celui de la plongée à l'oxygène pur et aux mélanges suroxygénés.

 La nécessité d'approfondir les connaissances du moment en matière de physiologie hyperbare conduit à élargir les structures de recherche du GRS et à les regrouper avec le groupe des Bathyscaphes pour créer en 1950 le GERS (Groupe d'Études et de Recherches Sous-marines).

 L'association d'officiers de marine, de plongeurs, d'ingénieurs, de médecins et pharmaciens chimistes se révèle extrêmement fructueuse et permet d'acquérir une meilleure connaissance des effets toxiques des gaz employés en plongée. Elle permettra, entre autres, la mise au point de tables de décompression et de protocoles de traitements d'accidents de plongée réellement efficaces.

 L'amélioration constante des techniques et des connaissances, repoussant les limites de la pénétration de l'homme sous la mer, font envisager, à partir des années 60, la mise au point de procédures de plongée à grande profondeur en incursion puis en saturation.

 En 1973, le GERS devient le GISMER (Groupe d'Intervention Sous la Mer), chargé d'assurer le développement de techniques de plongée à grande profondeur.

 Tandis que les activités du groupe des bathyscaphes sont à l'origine de l'acquisition de précieuses connaissances dans le domaine océanographique, le personnel du GISMER prend part avec celui de la COMEX à l'établissement des principaux records mondiaux de profondeur encore en vigueur aujourd'hui.

 En 1993, dans le cadre d'une restructuration générale des Armées, la Marine recentre ses activités sur ses missions prioritaires et décide d'abandonner la plongée à grande profondeur. Elle limite l'intervention de ses plongeurs aux profondeurs accessibles aux plongeurs autonomes (80 mètres) ce qui entraîne, de facto, la dissolution du GISMER

 L'héritage scientifique et historique du GRS, puis du GERS et du GISMER est alors repris par COMISMER, commandement de la plongée et de l'intervention sous la mer puis, le 1er juin 2000, par la cellule plongée humaine et intervention sous la mer (CEPHISMER) de la force d'action navale.


Sources : © Marine nationale
Droits : Ministère de la Défense