Wildfire 25.2 : les unités de la Marine nationale face à la menace drone
Du 29 septembre au 3 octobre 2025, la division entraînement de la Force d’action navale (FAN) a organisé la cinquième édition de l’exercice Wildfire au large de Toulon.
Face à l’évolution rapide de la menace drone, cet entraînement continue de monter en gamme pour proposer aux unités des conditions d’entraînement proche du combat. Cette année, six bâtiments de combat prochainement déployés (frégate de défense aérienne, frégates multi-missions, bâtiment ravitailleur de force et frégates de type La Fayette) ainsi que des unités de l’aéronautique navale (flottilles de chasse, hélicoptères et ATL2) ont participé à l’édition 25.2 afin de parfaire leur préparation opérationnelle.
Au programme : scénarios réalistes et souvent imprévus pour l’équipage, mêlant drones aériens (UAV), de surface (USV) et sous-marins (UUV), attaques coordonnées et saturantes. Avec près de 80 cibles mises en œuvre par la Direction générale de l’armement (DGA) et l’opérateur privé Sea Owl, l’objectif était clair : tester la réactivité des équipages, renforcer leur agilité tactique et éprouver leur capacité à se coordonner entre unités dans un environnement opérationnel exigeant. Aux côtés des classiques moyens d’artillerie, un spectre large et varié d’armements a été employé : munitions téléopérées (MTO), missiles Martlet d’un Wildcat britannique, GBU12 depuis un Atlantique 2, tir Mistral depuis une frégate légère furtive, etc. Wildfire 25.2 a également impliqué l’armée de l’Air et de l’Espace, qui a mené simultanément son exercice annuel majeur Volfa. Celui-ci comprenait des raids aériens coordonnés avec les frégates engagées dans le dispositif.
Cette édition de Wildfire a intégré la démarche agile Perseus, permettant de déployer rapidement des solutions technologiques innovantes – radars, brouilleurs et débrouilleur (MAJES), systèmes de détection de télécommande de drones (HYDRA) et de neutralisation – et de les évaluer en conditions réelles. Une approche pragmatique qui illustre la capacité d’innovation et d’adaptation de la Marine nationale et qui permet de sélectionner in fine les équipements les plus pertinents.
En ouvrant l’exercice à des observateurs de l’OTAN la France a affirmé son rôle moteur au sein de l’Alliance. Les enseignements tirés de Wildfire renforceront l’interopérabilité des forces et inciteront au partage de retour d’expérience face à une menace qui dépasse les frontières. La mise en œuvre de différentes tactiques et de ces nombreux équipements de lutte anti-drone ont permis de capitaliser du retour d’expérience qui sera ensuite exploité par la division Entraînement et le centre d’expertise de la Force d’action navale (CENTEX FAN).
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