L'aéronautique navale s’entraîne en Auvergne

Direction : Marine / Publié le : 15 septembre 2023

« Damo, 3 groups champagne, north lead group bullseye 270 35 block 4 hot bandit… Requin 31, fox 3 north lead group… » voici ce que vous auriez pu entendre sur une radio si par hasard vous vous trouviez dans le Massif Central ces derniers jours.

L'aéronautique navale s'entraîne en Auvergne - © Marine nationale

En effet l’espace aérien français bien que très chargé en vols commerciaux regorge de zones d’entraînements militaire. Outre les zones dangereuses D12 et D54 des zonex Atlantique et Méditerranée que les marins connaissent bien, les aéronefs de l’aéronautique navale et de l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) s’entrainent quotidiennement au-dessus du territoire national.



L’Auvergne est un exemple comme bien d’autre mais ce volume qu’on appelle la TSA 43 pour Temporaty Segregated Area est particulièrement grand. Associé à l’espace inférieur il offre aux marins du ciel et aux aviateurs un espace suffisamment vaste pour s’entraner au combat aérien. Que ce soit pour de l’attaque d’objectifs au sol ou de la défense de zone, cet espace voit quotidiennement des aéronefs venus de toute la France : des Mirage 2000D de Nancy, aux Rafale de Mont-de-Marsan sans oublier la chasse embarquée de Landivisiau. La voix que l’on peut entendre à la radio est souvent celle d’un contrôleur de chasse (OPC3D) de la Flottille 4F volant sur E-2C Hawkeye dans une zone voisine.

La Marine nationale est dotée de trois E-2C Hawkeye. Opéré par le Flottille 4F, cet avion unique équipé d’un radar et de multiples moyens de communication offre à l’instar des centres de détection et de commandement de l’AAE des cabines de contrôle de défense aérienne. Unité C2 pour command & control, il est au centre des dispositifs du groupe aérien embarquée.



A travers ces entraînements quotidiens de combat aérien, la Flottille 4F remonte en puissance en vue de prochains exercices internationaux. Ces exercices d’envergure permettent au personnel de l’unité de maintenir des qualifications de pointe en vue des prochains déploiements du groupe aéronaval.


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