JO 2024 : à Marseille, au cœur du dispositif de sécurité maritime
Du 28 juillet au 8 août, la rade de Marseille a accueilli les épreuves olympiques de voile. Pour sécuriser la zone, la Marine nationale et ses unités ont été mobilisées aux côtés des forces de sécurité intérieure. Retour sur ce dispositif exceptionnel.
Le temps des Jeux olympiques, la rade marseillaise s’est muée en un immense stade nautique de 10 km², soit le plus grand site olympique à protéger. Pour y parvenir, un dispositif particulier de sûreté maritime (DPSM) a été mis en place à compter du 26 juillet dernier. Son but : garantir la sécurité des 330 athlètes et des milliers de spectateurs dans la marina olympique du Roucas Blanc qui accueille les épreuves de voile. Pour l’occasion, plus de 400 personnels de la Marine nationale et des forces de sécurité intérieure ont été déployés pour sécuriser la zone.
Un dispositif inédit
À terre, ce dispositif XXL a été chapeauté depuis le centre national de recherches d’Endoume, derrière la Corniche, à Marseille. D’ordinaire le repaire des océanographes, des chercheurs et des universitaires, le bâtiment s’est transformé en poste de commandement maritime (PC maritime). Son objectif : coordonner les diverses administrations présentes ainsi que la quarantaine d’embarcations déployée en permanence pour sécuriser la zone de compétition. « Nous étions sur le pont, 24h sur 24h, pour faire de cet événement une réussite », assure le commandant Sébastien Crozat, chef du PC maritime de Marseille
« Ce dispositif nous a permis de faire face à tout type de menace, du plaisancier perdu pouvant gêner les athlètes à la menace contestataire ou terroriste. »
- Chef du PC maritime de Marseille
Sur la terrasse, face à la mer, sous les barnums et la chaleur étouffante de la cité phocéenne, des guetteuses ont scruté l’horizon nuit et jour grâce à d’imposantes jumelles de veille sémaphoriques. « Notre rôle était de repérer le moindre élément susceptible de perturber les courses, en particulier les drones. L’étendue de la zone et la diversité des menaces constituaient les principaux défis », explique le premier-maître Emma.
Répondre aux menaces
Au moindre soupçon, l’alerte était donnée aux différentes unités navigantes placées le long du plan d’eau. Parmi elles, un groupe de plongeurs-démineurs, des gendarmes maritimes, des fusiliers marins ou encore des marins-pompiers. « Chacune d’elles était capable d’intervenir dans un contexte spécifique », souligne le commandant Frédéric Bossuyt de la gendarmerie maritime. « Les exercices d’ampleur comme le Test Event de juillet 2023 et l’arrivée de la flamme sur le Belem ont fait office de répétition générale », ajoute-t-il.
Les fusiliers marins étaient ainsi chargés de faire respecter la réglementation prise pour l’occasion et de se tenir prêts à répondre immédiatement face à diverses menaces (terrorisme maritime, mouvances contestataires, etc.). « Si un bateau pénétrait le rond de course sans autorisation, nous étions en mesure de l’intercepter en quelques secondes », explique un membre d’équipage.
« La coordination était notre principal défi »
De leur côté, les plongeurs démineurs avaient pour mission de neutraliser les engins suspects dans la zone de compétition. Les volets médicaux et sanitaires étaient quant à eux assurés par les marins-pompiers de Marseille. Présents sur leurs bateaux, ils se tenaient prêts à intervenir en cas de blessure ou de traumatisme chez un athlète ou un spectateur. « La coordination des services était notre principal défi », souligne le maître principal David.
Le dispositif de sécurité intégrait également des drones. Ils quadrillaient chaque jour la zone afin d’aider les unités navigantes à « blanchir » le plan d’eau. À cela s’ajoutaient des moyens de lutte anti-drone. Intégrés dans le dispositif de sûreté aérienne géré par l’armée de l’Air et de l’Espace, ils permettaient de détecter et de brouiller les drones non autorisés au-dessus de la Marina.
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