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ARTICLE DSA 2018

Mise à jour  : 04/05/2018

La seizième édition du salon DSA s’est déroulée du 16 au 20 avril 2018 à Kuala Lumpur, au centre d’exposition MITEC (Malaysian International Trade & Exhibition Center) tout juste achevé. Le salon « défense » a cette année intégré le NATSEC Asia (NATional SECurity), spécialisé dans les solutions de protection de la sécurité intérieure et de lutte contre le terrorisme. Cette édition a démontré l’intérêt des industriels à développer des solutions novatrices telles que des drones de combat ou des systèmes contre les petits UAV (Unmaned Autonomous Vehicle). La présence d’un important pavillon turc et le dynamisme de l’industrie Malaisienne ont notamment été mis en avant. 1500 participants, 350 délégations étrangères et 45 000 visiteurs de 70 pays se sont retrouvés sur les 43 000 m carrés réservés au salon.

Les nouveautés de l’entreprise Deftech (Deftech – Malaisie)

L’entreprise Malaisienne Deftech présentait le robot de combat chenillé Deftech UKAP, produit en coopération avec les firmes turques Aselsan et Katmerciler. Les chenilles en caoutchouc armé couplées à un système de propulsion performant offrent une bonne manœuvrabilité. La vitesse est ajustable selon le terrain. Le drone dispose d’une tourelle télé-opérée SARP-UGV, variante de la SARP produite par Aselsan. Pour l’occasion, elle était armée d’une mitrailleuse M2 HB mais peut également être équipée d’un lance-grenades automatique de calibre 40 mm.

Deftech UKRAP (Malaisie)

Dans un autre registre, Deftech présentait également le Gempita SURV, nouvelle variante du blindé 8x8 Gempita, destinée à la surveillance du champ de bataille. Cette version est dotée d’un mat hydraulique permettant le montage d’un module de surveillance, composé entre autre d’un radar de surveillance du champ de bataille et d’un bloc optronique comprenant une voie jour, une caméra thermique, un télémètre laser, etc. Son armement principal est constitué d’une tourelle télé-opérée armée d’une mitrailleuse M2 HB de calibre 12,7 x 99 mm.

Gempita SURV (malaisie)

LE PARS 6x6 Scout (FNSS – Turquie)

Le PARS 6x6 Scout se différencie de la version basique par la mise en place d’un pare-brise balistique large conférant à l’équipage un champ de vision amélioré. Cet engin a été développé spécifiquement pour opérer lors de missions de reconnaissance et de sécurité intérieure. Une tourelle télé-opérée armée d’une mitrailleuse de calibre 12,7 x 99 mm (M2 HB) est positionnée à l’avant droit et servie par le chef d’engin. De même, une large gamme d’accessoires est prévue, comme notamment une tourelle télé-opérée à létalité réduite pouvant être employée lors d’opérations de maintien de l’ordre.

PARS 6x6 SCOUT (Turquie)

Son rapport poids/puissance de 22 ch/t permet d’atteindre rapidement les 100 km/h et il conserve ses 600 km d’autonomie. Il dispose d’une capacité de franchissement et est aérotransportable par A400 M. il existe plusieurs niveaux et types de blindage, sur-blindage ou protection anti-RPG, selon le besoin. Une attention toute particulière a été portée sur la réduction des effets des engins explosifs improvisés ou des mines et la mise en place d’équipements (sièges, ceintures de sécurité ou système d’ancrage des armes) a été remarquée.

PARS 6x6 SCOUT (Turquie)

Le constructeur a annoncé que son véhicule blindé chenillé FNSS KAPLAN 20, en version antichar et sélectionné par les forces armées turques, sera présenté lors du prochain salon IDEF 2019 d’Istanbul.

Le mortier haute mobilité BURAQ (KSSB Defence – Malaisie)

Le système mortier autoporté de calibre 120 mm Buraq est monté sur un châssis de pick-up. La firme Malaisienne KSSB Defence a développé ce système d’artillerie en collaboration avec la firme espagnole NTGS. Les avantages de ce système résident dans sa légèreté, sa rapidité de mise en œuvre et de tir et dans sa simplicité de maintenance. Il est équipé d’un système électronique avancé intégrant un BMS (Battle Management System), une station météorologique et un système FOS (Forward Observer System).

Buraq (Malaisie)

En position « route », le tube du mortier et sa plaque de base se rangent en position centrale arrière. La séquence de tir peut si besoin s’effectuer depuis l’intérieur du véhicule. L’écran du chef de pièce permet de connaître la position de la pièce et d’avoir une vision de la zone jusqu’à la portée maximale de tir, soit 23 km. Le chef de pièce indique sur son écran tactile la position de l’objectif choisi et la pièce de tir se met en position grâce à un système électropneumatique. Les appoints de charge nécessaires sont indiqués sur le flanc du véhicule ce qui facilite le travail du chargeur. Un moyen visuel indique que le tube est en position. La mise de feu à traction reste traditionnelle. Les casiers à munitions contenant 40 obus sont placés des deux côtés du véhicule. En séquence rapide, pour éviter la détection par radar de contre batterie, la séquence après arrêt du véhicule n’excède pas deux minutes.

Buraq (Malaisie)

Le mortier M 57 de 60 mm (BNT TMiH – Bosnie)  

Le mortier M 57 de calibre 60 mm est adapté au combat en jungle et aux appuis à courte distance en zone urbaine. La portée de tir s’étend de 94 m à 2,54 km. Dans sa configuration classique, il est équipé d’un tube monté sur une plaque de base, un bipied assure sa stabilité. Un système de visée NSB-3/M est monté sur le tube. Le mortier et son système de visée pèsent moins de 20 kg. Sa cadence de tir théorique est de 25 à 30 obus par minute et il tire toute la gamme de munitions existantes. Le mortier et ses munitions sont transportés par trois soldats.

Mortier M 57 (Bosnie)

La munition APFSDS-T Tapna (ZVS Holding as – Slovaquie)

Le groupe slovaque MSM a présenté de nombreuses munitions parmi lesquelles l’obus APFSDS-T Tapna est une munition flèche de 125 mm pour char de combat avec traceur ce qui facilite le suivi de la trajectoire. Elle est conditionnée en deux éléments.

Tapna (Slovaquie)

La munition ensabotée est composée d’une flèche en tungstène dont la vitesse initiale est de 1690 m/s. Sa masse de 20 kg comprend un projectile de 7,15 kg. Ce type de munition est employé contre les chars, les véhicules blindés lourds, jusqu’à 2000 m et perfore 550 mm d’acier à blindage.

La compagnie Oman Munition Production Company (OMPC – Oman)  

La compagnie omanaise Oman Munition Production Company (OMPC) produit de nombreuses munitions de petit calibre ainsi que des grenades. Sa production est destinée aux forces locales mais possède une clientèle export. Elle présentait une large gamme de munitions OTAN du calibre 9 x 19 mm parabellum au calibre 12,7 x 99 mm. Dans les calibres pour arme d’épaule, plusieurs types de projectiles sont proposés, notamment à balle ordinaire, traçants, perforants ou encore SRTA (Short Range Training Ammunition).

OMPC (Oman)

D’autres munitions étaient présentées, normalement destinées aux forces de l’ordre parmi lesquelles des grenades à main lacrymogènes, des grenades de calibre 40 mm à basse vélocité et des grenades de calibre 37/38 mm lacrymogènes ou fumigènes.

OMPC (Oman)

Les nouveautés de l’entreprise MPC (MPC – Taïwan)

La firme taïwanaise proposait toute une gamme de produits, dont la munition anti-personnel Canister, destinée aux chars de combat disposant de canons de calibre 105 mm, tels les M48 et autres M 60. Sa charge est composée de billes en tungstène qui, à l’explosion, se dispersent dans un rayon de 100 m. Cette munition, particulièrement intéressante pour le combat en zone urbaine (portée pratique de 350 m), est susceptible de traiter un binôme antichar dans une rue.

Munition de calibre 105 mm canister (Taiwan)

MPC présentait également le système de réglage pour mortier TS-103 qui permet d’effectuer fait plus rapidement et à proximité (la distance entre le mortier et le système de réglage est de seulement quelques mètres) le réglage du module de visée. Ce module est compatible avec tous les mortiers, quel que soit le calibre.

Système de réglage TS 103 pour mortier (Taiwan)

La munition consommable polyvalente MM 60 (BSVT-VV – Biélorussie)

La firme biélorusse BSVT-VV dévoilait sa nouvelle munition MM 60, déjà disponible en plusieurs configurations : charge tandem, explosive, thermobarique, à fragmentation. Elle offre un poids et un encombrement réduits qui permettent au tireur d’en transporter en sac à dos jusqu’à plusieurs exemplaires en complément de son armement principal.

MM 60 (Biélorussie)

Son originalité réside dans le fait de pouvoir connecter les tubes entre eux et de les utiliser comme un lance-roquettes multiple. Dans sa configuration standard, la MM 60 est couplée à une conduite de tir ou FCU (Fire Control Unit) qui permet d’optimiser la prise de visée du tireur et le traitement de la cible (attaque directe ou par le toit au choix). La prise de visée s’effectue au travers d’un module optique diurne ou nocturne monté sur la conduite de tir grâce à un rail Picatinny. La MM 60 en version charge creuse perce 300 mm d’acier à blindage, ou 1 m de mur en brique.

MM 60 (Biélorussie)

La charge DemiMod pour démineur (Alford – Grande-Bretagne)

Le DemiMod est un système inspiré du canon à eau pour neutraliser une charge explosive ou un EEI. Ce système se décline en plusieurs versions, MiniMod, DemiMod, MajorMod, QMod employées selon les dimensions de la charge à détruire. Ces différentes tailles permettent à l’artificier de placer le système à l’endroit choisi par une mise en œuvre simple et rapide. La version DemiMod peut être mise en place à la main ou par un robot. Elle pèse 500 g et permet de neutraliser une charge jusqu’à un volume de 30 L.

MajorMod (Grande-Bretagne)

Le principe de fonctionnement de ce type d’équipement réside dans l’assemblage de deux modules en matière synthétique, l’un contenant de l’eau et l’autre la charge explosive qui enveloppe le container d’eau. L’ensemble ne comprenant pas de pièces métalliques, il y a peu de génération d’éclats lors du fonctionnement. Une variante est utilisable contre les vitres et pour les ouvertures de portes. Lors de la démonstration, une MiniMod a été placée au contact d’une charge improvisée située contre une porte de maison. Elle a neutralisé la charge explosive sans endommager ni le mur, ni la porte. Ce matériel est déjà en service aux mains de forces armées et de police de plusieurs pays, intéressés par son efficacité et sa simplicité de mise en œuvre.

Le fusil de tireur d’élite tchèque CZ TSR (CZ – République-tchèque)

Le fusil de tireur d’élite CZ TRS de calibre 7,62 x 51 mm est alimenté par boitier chargeur de 10 cartouches, il fonctionne par réarmement manuel. Il possède une crosse ergonomique repliable et réglable et son appui joue s’ajuste également. Le mécanisme de détente à double étage est réglable en pression. La culasse est flutée hélicoïdalement pour une plus grande résistance.

CZ TSR (République tchèque)

Un rail Picatinny est monté sur la boite de culasse jusqu’à l’extrémité du fut, pour la mise en place d’un système de visée optique, d’un illuminateur ou autre télémètre laser. D’autres rails sont montés pour accessoires. Son canon flottant de 660 mm, forgé à froid, est équipé d’un frein de bouche cache-flamme doté lui aussi d’un rail Picatinny destiné au montage d’un guidon mécanique repliable. L’arme ne pèse que 6,3 kg. Sa précision est inférieure à la minute d’angle.

CZ TSR (République tchèque)

Le fusil de tireur d’élite UAR 10 (UKROP – Ukraine)

Le fusil de tireur d’élite UAR 10, récemment entré en service au sein des forces ukrainiennes, est chambré pour la munition de calibre 7,62 x 51 mm. Cette arme de type Marksman est basée sur une architecture d’AR 10 et fonctionne par emprunt des gaz. Elle est équipée d’une crosse réglable en longueur et en hauteur. La partie haute de l’arme, réalisée en aluminium aviation anodisé, est équipée d’un rail Picatinny facilitant le montage de la visée optique diurne, ou nocturne, au dessus de la boite de culasse. Le fut M-Lock possède également un rail Picatinny destiné au montage d’un système de visée clipsable.

UAR 10 avec sa housse de transport (Ukraine)

Son chargeur Magpul contient 10 ou 20 cartouches. Les commandes sont standard, son sélecteur de tir est ambidextre. Le canon forgé à froid est disponible en 20 et en 26 pouces. Son cache-flamme permet le montage rapide d’un modérateur de son. Dans sa configuration en canon de 20 pouces, sa longueur est d’1 m pour 4,8 kg. Sa précision est inférieure ou égale à la minute d’angle.

UAR 10 avec modérateur de son (Ukraine)

Le fusil de tireur d’élite Steyr SSG M1 (Steyr Manlicher – Autriche)

Le fusil de tireur d’élite SSG M1 est modulaire, selon la mission, et il peut être chambré en calibre 338 Lapua Magnum ou en calibre 7,62 x 51 mm. Sa crosse AFS (Aluminium Folding Stock) ergonomique est repliable. La poignée pistolet également ergonomique possède une face avant et arrière réglables selon la main du tireur. La sureté mécanique est à trois positions : sureté, sureté avec cartouche chambrée et position de tir. Un indicateur sur la culasse précise si le percuteur est à l’armé. Son volet amovible protège la fenêtre d’éjection de l’introduction de sable ou de boue.

Steyr SSG M1 (Autriche)

Le dessus du boitier de culasse est équipé d’un rail Picatinny permettant le montage d’une visée optique diurne ou nocturne. Le fut en aluminium Keymod est également équipé d’un rail Picatinny sur la longueur facilitant le montage d’un système de visée clipsable. Le canon forgé à froid est disponible en 508 mm pour le calibre 7,62 x 51 mm et en 690 mm pour le calibre 338 Lapua Magnum. Son frein de bouche cache-flamme permet le montage d’un modérateur de son.

 Steyr SSG M1 (Autriche)

Le système de visée fusion QUADRO-S (GSCI – Canada)

Le système de visée fusion QUADRO-S combine des technologies d’intensification de lumière et thermiques. Ce module, compact et léger (750 g), peut être utilisé à la main, sur une arme ou clipsable. Des rails Picatinny permettent le montage d’accessoires tels que télémètre ou illuminateur laser.

QUADRO-S (Canada)

La lunette permet de détecter un véhicule 4x4 à 1,6 km. La partie thermique possède un grossissement électronique x 1, x 2 et x 4. Quatre piles AA lui assurent une autonomie de 7 heures. Son indice de protection est de 66 (IP 66). Un système d’enregistrement digital peut être intégré à la lunette. Sa température d’utilisation est comprise entre -40°C et +50°C.

QUADRO-S (Canada)

La lunette de visée thermique Puma 90 (BSVT – Biélorussie)

La lunette de visée thermique non refroidie Puma 90 permet une mise en œuvre presque immédiate et une réduction de sa masse (900g) et de son encombrement. Elle peut être installée sur des armes d’infanterie jusqu’aux mitrailleuses de calibre 12,7 mm, montée sur rail Picatinny ou via une interface pour les montages latéraux.

PUMA 90 (Biélorussie)

Elle permet la détection d’un homme à 2 km et son identification à 1 km. Son champ de vision est de 6,9° x 5,2° et son grossissement, fixe, est de x 3,8. Sa pile AA lui assure une autonomie de 8 heures. Sa température d’utilisation est comprise entre    -20°C et +50°C.

PUMA 90 (Biélorussie)

La lunette de visée optique M7Xi-IFS (Steiner – Allemagne)

La lunette de visée diurne Steiner M7Xi-IFS (Intelligent Firing Solution) à grossissement variable (x 4 à x 28) intègre un ordinateur balistique visant à optimiser le tir de précision. Le calculateur intègre plusieurs tables balistiques de munitions. La lunette possède également des capteurs de température et de pression atmosphérique. L’intégration de la distance est manuelle mais à court terme, le spotter utilisant un binoculaire laser Steiner pourra transmettre les informations au tireur par Bluetooth. Les informations du tireur, notamment les corrections pour le vent ou l’élévation, sont affichées dans le réticule à un endroit choisi par le tireur, tout comme les indications de dévers.

Steiner MX7i-IFS (Allemagne)

La lunette est alimentée par batterie AA ou CR 2032. Cette optique destinée aux forces de l’ordre ou aux forces armées a été « durcie » à la suite des tests MIL -STD 810 G, et résiste à une immersion de 20 m. Les composants optique et électronique ont été approuvés comme résistant aux chocs. La miniaturisation de l’ordinateur balistique a légèrement augmenté les dimensions et la masse de la lunette.

Steiner MX7i-IFS (Allemagne)

Les roues TYRON (Tyron Runflat – Grande-Bretagne)

La firme britannique Tyron Runflat présentait les systèmes Tyron Multi Band destiné aux véhicules de la police et Tyron R4 destiné aux véhicules blindés.

Le Tyron Multi Band permet au conducteur de s’extraire d’une zone de contact, lors d’émeutes en ville, même si les quatre pneus sont endommagés. Le système permet en roulant à une vitesse modérée de conserver les pneus sur la jante afin de s’extraire de la zone dangereuse et de les changer. Une puce RFID (Radio Frequency IDentification) est insérée dans le système Run Flat afin de permettre de vérifier rapidement si la roue intègre le système. Elle est garantie pour rouler durant 20 km.

Tyron Multi Band (Grande Bretagne)

Le système Tyron R4, ATRR (All Terrain Rubber Runflat), est destiné aux véhicules 4x4, aux véhicules renforcés civils et blindés militaires. Sa conception permet au véhicule de rouler et d’être mieux contrôlé avec a minima deux pneus endommagés. La structure du système empêche le sable ou les débris de s’immiscer à l’intérieur de la roue. Elle est garantie pour rouler 50 km à près de 50 km/h.

Tyron R4 (Grande Bretagne)

Drone KARGU (STM – Turquie)

La compagnie STM, initialement spécialisée dans les chantiers navals et la construction de navire de fort tonnage, présentait son drone d’attaque Kargu. Destiné à remplir des missions de contre-terrorisme ou en conflit asymétrique, le drone peut être déployé par un seul opérateur de jour comme de nuit, et vole de manière autonome ou télécommandée. Il peut évoluer pendant 15 minutes sur batteries LiPo, à une altitude opérationnelle de 500 mètres (plafond max 2500 mètres) et atteindre une vitesse maximum de 72 km/h.

Une fois la menace détectée, grâce à une caméra type gimball dotée d’un zoom optique x 10, le drone engage la cible en entamant un piqué et la détruit en déclenchant l’explosion de sa charge emportée et sélectionnée avant le décollage : grenade antipersonnel, claymore ou thermo barrique. En outre, le drone est doté d’une sécurité, car il est possible d’interrompre la mission jusqu’à 3 mètres de la cible.

 

Kargu (Turquie)

Drone KUS-HD (Korean Air (+def tech) – Corée du Sud-Malaisie)

Korean Air exposait son drone prototype KUS-HD, destiné à un usage tant militaire (surveillance, reconnaissance…) que civil (patrouille garde cote, prévention incendie, inspection de bâtiments/structures, voire livraison de colis). Le principal intérêt réside dans le système de propulsion hybride essence-électrique. Le moteur à piston entraine un générateur qui recharge les batteries alimentant en énergie les 8 moteurs électriques brushless. Afin de le rendre plus silencieux, il est possible de couper le moteur thermique à distance pour un fonctionnement 100% électrique. Cependant, ce mode de fonctionnement réduit considérablement son autonomie, laquelle passe de 2 heures (thermique) à une dizaine de minutes (électrique).

Plutôt volumineux (encombrement 2m x 2m), le KUS-HD peut atteindre une vitesse de 70 km/h avec une masse maximale au décollage de 30 kg. Son rayon d’action varie de 5 à 10 km en fonction de la charge emportée, pour un plafond de 1 km.

LE KUS-HD sert désormais pour les tests et la sélection des solutions techniques les plus efficaces.

KUS-HD (Corée du Sud - Malaisie)

Drone KUS-HD (DEFTECH – Malaisie)

Korean Air présentait sur le stand Deftech la version commercialisable du drone hybride KUS-HD. La principale différence est l’utilisation de matériaux composites afin d’alléger la structure du drone. Cela permet une masse maximale au décollage de 38 kg, soit un gain de presque 30 % par rapport au prototype. Si les autres caractéristiques techniques sont similaires au prototype, il est toutefois possible d’augmenter le rayon d’action à 20 km. Korean Air a effectué un vol avec succès la semaine précédant le salon DSA, et espère une commande de Deftech avant la fin de l’année.

 

KUS-HD (Corée du Sud - Malaisie)

USV TODAK (IIUM /DEFTECH – Malaisie)

L’International Islamic University of Malaysia (IIUM) exposait le prototype de leur drone naval baptisé TODAK, dont le développement a tout juste commencé il y a 5 mois. Deftech, intéressé par la plateforme, a décidé de participer financièrement au programme. Les principales missions confiées à ce futur USV (Unmanned Surface Vessel) seront la reconnaissance, la surveillance et la collecte d’information grace à plusieurs systèmes embarqués. Il est en effet prévu une caméra vidéo HD, une optique infra rouge, des projecteurs de forte puissance, un désignateur laser, ou encore un haut-parleur/sirène. Si le prototype est présenté armé avec un canon type Gatling, il semble peu probable que ce choix technique soit retenu. En effet la taille de l’embarcation ne permet pas à l’heure actuelle l’emploi d’un tel système en toute sécurité. Le drone ne mesure que 1,75 m x 0,85 m, et a une charge utile de 100 kg. Les batteries électriques lui confèrent une autonomie de 2 heures à une vitesse de 3 noeuds

FSD 150 CB Mk1 (Ferretti Security and Defense – Italie)

Ferretti Security and Defense (FSD) est une nouvelle branche du groupe italien Ferretti, qui totalise 170 ans d’expérience dans les domaines de la conception et la fabrication de navire de prestige, et possède entre autre les marques Riva, Ferretti Yachts, ou Pershing. Depuis 50 ans, FSD a développé un savoir faire dans la réalisation de coques en matériaux « hybrides », à base de fibre de verre et fibre de carbone.

FSD exposait sous forme de maquette plusieurs de leurs projets en cours, comme le FSD 195, dont un exemplaire est opéré par les garde cotes suédois, ou encore le prototype du FSD 150 Combat Boat inMk1. Propulsé par 2 moteurs MAN de 800 ch chaque permettant une vitesse maximale de 45 nœuds, il peut embarquer 24 personnes (3 membres d’équipages et 21 opérateurs) avec leurs équipements, pour une charge maximale de 3 500 kg. La vitesse maximale dans cette configuration atteint 40 nœuds. Le rayon d’action dans ces conditions est de 280 miles nautiques, mais augmente à 320 miles nautiques en vitesse de patrouille (35 nœuds).

La maquette présentée diffère légèrement du futur bateau notamment par un blindage de coque, et une ouverture plus large de l’écoutille permettant le débarquement par l’avant directement sur la plage où le navire vient s’échouer.

 

FSD 150 CB Mk1 (Italie)

Impression 3D (Contraves – Malaisie)

La société Contraves exposait son savoir-faire dans le domaine de l’impression 3D de pièces métalliques. Cette technologie en plein développement permet de réduire considérablement d’une part les couts de possession d’un matériel, en limitant la nécessité d’un stock de pièces détachées, ou encore la quantité de matière nécessaire à sa production, et d’autre part en diminuant les délais d’approvisionnement, ce qui peut se révéler capital sur un champ de bataille.

Il faut compter de quelques heures pour une pièce simple à quelques jours pour des pièces complexes et/ou volumineuses. Par exemple, et à l’instar du globe terrestre photographié ci-dessous, il faut 3 jours pour imprimer une pièce tenant dans un volume de 28cm x 28cm x 35cm.

 

Produits Contraves 3D (Malaisie)

Royal Malaysian air force

La Royal Malaysian Air Force a développé en interne un nouveau système de parachute de freinage pour ses Su-30. Plus économique car réutilisable 60 fois au lieu de seulement 10 pour le modèle russe, il se compose d’un système double (une seule voile pour la version russe) apportant un gain en sécurité. De plus, chaque élément composant le système est réparable/changeable indépendamment du reste, diminuant ainsi le cout de la maintenance. Développé à partir de 2015, le système est entré en service l’année dernière. La Russie a même accordé à la Royal Malaysian Air Force la licence de production.

Su-30 (Malaisie)

Systèmes anti drones ORION-H et ORION-I  (TRD – Singapour)

Tout d’abord, son désormais « traditionnel » fusil ORION-H intègre comme principale nouveauté un affichage sur écran LCD de la charge de la batterie, de la température de fonctionnement du système et surtout une boussole. Une fois l’azimut récupéré via le système de détection, il est ainsi facile de positionner l’antenne dans la bonne direction. Autre fonction nouvelle, il est possible de la raccorder au système de détection pour être complètement autonome en patrouille. Si la portée maximale annoncée est de 1000 m, la portée pratique de 500 m est à privilégier, même si l’opérateur peut utiliser une lunette de visée.

 

Orion-H (Singapour)

 

Orion-H (Singapour)

Le second système, baptisé ORION-I, se compose d’un radar passif omni directionnel comme principal détecteur. Le constructeur annonce un rayon de couverture de 1000 à 5000 mètres, en fonction de la géographie du terrain. Une fois le signal RF détecté, le radar actif prend le relais pour localiser précisément le drone. La caméra facilite l’identification visuelle de la menace, tandis que la station sol analyse les signaux, permettant de comparer la signature électronique avec celles enregistrées en base de donnée, pour indiquer non seulement le type de drone mais aussi le type de télécommande. L’opérateur peut alors décider en toute connaissance de cause du traitement de la menace.

 

Orion-I (Singapour)

Ghost 1 (Royal Malaysian Navy)

STRIDE (Science & Technology Research Institute for Defense), dépendant du ministère de la défense Malaisien, associé à SARD-ASELSAN, compagnie turque, présentait pour la première fois la maquette du tout nouveau projet conjoint d’Unmanned Surface Vehicle multi-missions Ghost 1. Pouvant être télé-opéré depuis une station terrestre ou embarquée sur un navire, ce drone naval trimaran aux formes furtives est à terme censé accomplir des missions de surveillance, de patrouille, de protection, de lutte anti sous-marine ou encore de détection de mines. Sa configuration modulaire lui permettra d’être adapté en fonction des besoins, et pourra être équipé de systèmes d’arme (mitrailleuse 7,62mm télé-opérée), d’optiques IR - jour/nuit, de télémètre laser, de radar, de système de relais de communication, d’enregistreurs… La Marine malaisienne espère pouvoir présenter un prototype au prochain salon DSA 2020.

 

Ghost 1 (Malaisie)


Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense