Sommet international sur l’espace : sécuriser notre environnement exo-atmosphérique

Direction : État-major des armées / Publié le : 29 septembre 2026

Affirmer le rôle stratégique de la France 

A l’occasion du Sommet international sur l’espace qui s’est déroulé au Grand Palais le 11 septembre, le général d’armée aérienne Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées (CEMA), a pris la parole pour exposer la place des armées françaises dans la défense spatiale et la sécurisation de l’environnement exo-atmosphérique.

Intervention du CEMA au sommet international sur l'espace

Une puissance spatiale accomplie

Lors de son intervention, le CEMA a rappelé que la France s’appuie sur une véritable culture militaire spatiale. Pionnière dans le développement de capacités clés, elle s’appuie aujourd’hui sur une infrastructure solide qui permet à la France de maintenir une souveraineté opérationnelle essentielle. Les armées françaises concourent à la protection du Centre Spatial Guyanais, site de lancement majeur, et accueillent le centre d’excellence spatiale de l’OTAN adossé à la base aérienne à vocation spatiale de Toulouse. 

Un champ de conflictualité qui oblige à une éthique de responsabilité

Le CEMA a souligné la nature stratégique de l’espace exo-atmosphérique, qui reconfigure les théâtres d’opérations et accélère le temps de la décision militaire. En raison de la rapidité potentielle d’une escalade, l’espace s’impose comme un domaine d’opérations qu’il est nécessaire de maîtriser.

Il a également précisé que l’espace restait largement une zone grise et que seuls ceux qui investissaient pouvaient savoir ce qui s’y passait. La tentation d’agir contre les satellites adverses, sans discrimination, porte le risque de multiplication exponentielle des débris spatiaux, avec un impact potentiellement mondial pour les opérations militaires et notre société. C’est donc bien une responsabilité mondiale que de préserver cet espace commun.

La nécessité d’accélérer

Le CEMA a détaillé cinq priorités : assurer la pérennité et l’amélioration des capacités de renseignement, garantir la permanence de la connectivité, renforcer les moyens d’alerte avancée et la surveillance de l’espace, et enfin construire de nouvelles capacités pour agir dans et vers l’espace. Le projet d’avion spatial Vortex est à cet effet porteur de sens. 

Le CEMA a insisté sur les investissements décidés dans le cadre de l’actualisation de la Loi de Programmation militaire et la puissance technologique de l’Europe, qui laissent entrevoir un potentiel de développement remarquable. 

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