Dossier d'accueil Eurosatory 2026
Consultez le dossier d’accueil du ministère des Armées et des Anciens combattants pour découvrir le dispositif présenté à Eurosatory 2026. Du 15 au 19 juin, au parc des expositions de Paris Nord Villepinte, sur plus de 4 400 mètres carrés d’exposition et près de 60 matériels présentés, ce dispositif illustrera l’action conduite conjointement par l’armée de Terre et la DGA afin d’adapter les capacités terrestres et aéroterrestres françaises aux exigences des conflits contemporains.
Editos
Il est des rendez-vous qui disent quelque chose de l’état du monde. EUROSATORY est de ceux-là. Plus grand salon mondial de défense et de sécurité, il rassemble à Paris représentants des forces armées, entreprises, ingénieurs et chercheurs venus de tous les continents. C’est une immense fierté pour la France d’accueillir, tous les deux ans, un tel événement.
Lors de l’édition 2022, la guerre d’agression russe contre l’Ukraine était dans tous les esprits. En 2024, cette guerre avait déjà profondément transformé notre regard sur la masse, les feux, les munitions, les drones, la guerre électronique et l’endurance. Aujourd’hui, ces enseignements demeurent, mais s’inscrivent dans un environnement encore plus large, celui des crises au Proche et Moyen-Orient, de la contestation des règles internationales, de la multiplication des menaces hybrides et de l’accélération technologique.
Dans ce contexte, l’adaptation des armées est une nécessité permanente. L’Ukraine nous l’a rappelé avec force. Sa participation au salon nous le prouve : la supériorité opérationnelle ne se décrète pas, elle se construit, elle s’entretient, se regagne sans cesse, en s’appuyant sur l’industrie, la technologie et l‘usine. Car tenir dans la durée, protéger ses combattants, préserver leur liberté d’action et combiner tous les effets, sur terre, dans les airs, en mer, dans l’espace, dans le champ informationnel et électromagnétique, tels sont les enjeux du champ de bataille aujourd’hui.
Le combat aéroterrestre en est l’une des illustrations les plus exigeantes. Plus exposé, plus mobile, il repose sur la qualité des équipements, sur la puissance des bases industrielles et technologiques de défense, mais aussi sur la capacité à adapter rapidement les outils aux réalités du terrain.
C’est tout le sens des innovations que portent EUROSATORY et les acteurs présents. Une innovation utile, opérationnelle, née du retour d’expérience et tournée vers ceux qui combattent. Les drones en sont l’exemple le plus visible, en transformant radicalement la reconnaissance, le ciblage, la frappe, la protection des forces et la défense anti-aérienne. Mais cette
dynamique les dépasse largement. À l’heure de l’intelligence artificielle, du spatial, du quantique et du combat multidomaines, EUROSATORY permet précisément de confronter les perspectives, d’accélérer les coopérations et de faire émerger les solutions qui compteront demain. C’est précieux.
C’est à EUROSATORY que se nouent les alliances et les partenariats de demain. Ici, industriels, militaires et politiques s’engagent et construisent la sécurité collective de nos nations. Pour rester maîtres de nos choix, pour donner à nos armées les moyens de faire face, pour faire de nos usines nos premières armes.
Je vous souhaite un excellent salon.
Catherine VAUTRIN
Le nom même de ce salon dit la profondeur du lien qui unit la France, ses Armées et ses industriels, mais aussi l’évolution de notre stratégie de défense. Il rappelle le plateau de Satory, près de Versailles, où fut organisé en 1967 le premier salon des industries de défense terrestre, avant que l’événement ne prenne une dimension européenne en 1992. Une constante demeure : la sécurité d’une communauté politique se mesure aussi à la vitalité de son industrie de défense. Face aux menaces multiformes auxquelles l’Europe est confrontée, de l’agressivité russe sur le flanc Est à la reconfiguration du lien transatlantique, il est urgent de renforcer encore cette vitalité.
Pour nous, Européens, garantir notre autonomie stratégique signifie ainsi réduire les dépendances subies : en un mot, nous devons conduire un véritable de-risking. Car nous ne pouvons pas laisser à d’autres la définition de notre sécurité. Il existe une manière européenne de défendre l’Europe : le lancement de la Coalition des volontaires, comme les déploiements de réassurance conduits à l’est de l’Europe, le prouvent.
L’évolution du champ de bataille lui-même impose également de repenser notre stratégie industrielle. La présence d’entreprises et de start-ups venues d’Ukraine et d’Arménie rappelle que certains de nos partenaires sont déjà confrontés, sur le terrain, aux formes les plus récentes de la conflictualité. Leurs retours d’expérience montrent combien l’adaptabilité et l’agilité des écosystèmes de défense, tant sur le plan opérationnel qu’industriel, peuvent aujourd’hui modifier rapidement
la donne stratégique.
La révolution des drones le confirme : des engins à bas coût, produits en masse, saturent aujourd’hui les défenses les plus avancées. L’enjeu n’est plus d’opposer masse et technologie, mais de les conjuguer. Accélérer notre montée en puissance industrielle et capacitaire : c’est tout le sens du réarmement engagé depuis 2022 et amplifié par l’actualisation de la LPM.
Le domaine terrestre concentre ces enjeux, et le partenariat CaMo autour du programme SCORPION avec la Belgique et le Luxembourg en donne le meilleur exemple. De Satory à Villepinte, votre présence affirme une conviction toujours
renouvelée : c’est en restant maîtres de nos choix industriels que nous resterons libres de nos engagements.
Alice RUFO
L’édition 2026 du salon Eurosatory s’ouvre dans un contexte stratégique exigeant, marqué par une forte évolutivité des menaces et un risque accru d’engagement de haute intensité à l’horizon 2030. Les conflits actuels sont riches d’apprentissages et redéfinissent les règles du combat : centralité des drones, saturation de l’adversaire par la masse, consommation accrue d’équipements et de munitions, engagements rapides et à distance et importance du juste équilibre entre masse et
sophistication. Face à ces défis, la DGA accompagne cette transformation qu’elle soit propre à la DGA, aux industriels ou aux forces armées pour adapter avec agilité et réactivité le modèle à un environnement de plus en plus exigeant et divers.
Depuis 2022, la DGA oriente son action pour répondre aux besoins opérationnels des forces et soutenir l’industrie de défense dans l’augmentation de sa production. Le domaine terrestre est au cœur de cette montée en puissance. Grâce à une collaboration étroite avec les forces et les industriels, la DGA accélère le développement des programmes, teste de nouvelles technologies et permet la transformation de l’outil industriel. Cette accélération, cruciale pour répondre à l’urgence
opérationnelle, s’accompagne d’une réflexion stratégique à long terme. Ces actions ont contribué à une modernisation majeure de l’armée de Terre avec l’arrivée de nombreux nouveaux matériels au travers des opérations d’armement ou d’acquisitions en urgence, empreints d’innovation et du savoir-faire de notre base industrielle.
En 2026, la DGA franchit une nouvelle étape de sa transformation en devenant une véritable « DGA de combat ». Elle met son expertise au coeur de la réponse capacitaire en développant, testant et livrant de nouvelles capacités en un temps record. Sur le plan industriel, cette transformation se traduit par le développement d’une « BITD de combat », plus résiliente et capable de produire plus et plus vite. La DGA prépare ainsi le modèle de défense français à répondre au plus près des besoins des forces et à se préparer à un engagement majeur à court terme.
Cette stratégie ambitieuse permet à l’industrie de défense française de bénéficier d’une excellente renommée internationale puisque la performance, la disponibilité et la fiabilité des équipements qu’elle produit sont éprouvées sur de nombreux théâtres d’opération. La DGA accompagne les industriels dans cette démarche en les encourageant à développer des programmes capacitaires en coopération avec nos partenaires, tout en renforçant leur attractivité à l’export.
Dans un monde marqué par des menaces croissantes, la montée en puissance du domaine terrestre et les coopérations seront au cœur d’Eurosatory 2026. Cette édition, dédiée à la préparation au combat et à l’action en coalition, illustre cette volonté de forger nos capacités de défense aux côtés de nos partenaires. La DGA s’inscrit dans cette ambition : celle de faire des coopérations un multiplicateur de puissance, à la fois capacitaire et opérationnelle.
Très bon salon à chacun.
Patrick PAILLOUX
Dans un monde marqué par le retour des rapports de force, l’accélération des transformations technologiques et l’évolution
de l’emploi des forces, les armées européennes sont au défi de s’adapter en profondeur. Les conflits contemporains rappellent que la puissance militaire demeure une condition de la liberté des nations et de leur capacité à protéger leurs intérêts comme leurs populations.
L’armée de Terre poursuit une transformation ambitieuse pour demeurer une armée de combat crédible, puissante et réactive, capable d’agir sur le territoire national comme à l’extérieur, dans un cadre national ou en coalition. Cette transformation dépasse la modernisation des équipements, elle réforme la manière de combattre, de commander, de soutenir dans une innovation continue pour se tenir prête ce soir comme demain.
Les conflits en cours montrent l’accélération du cycle d’innovation, d’adaptation et de contre-mesures. Drones, robotisation, guerre électronique, intelligence artificielle, combat collaboratif et connectivité des systèmes modifient déjà les conditions de l’engagement aéroterrestre. Pour conserver un temps d’avance dans cet environnement contesté, l’armée de Terre adapte en permanence ses capacités opérationnelles en favorisant l’esprit pionnier, l’initiative et la subsidiarité, tout en organisant
l’innovation rapide dans les forces autour des pôles exploratoires des brigades et en l’intégrant au plus vite sous la responsabilité du commandement du combat futur (CCF).
Eurosatory constitue à cet égard un rendez-vous majeur. Ce salon illustre la vitalité de la base industrielle et technologique de défense française et européenne, ainsi que la qualité du dialogue entre les armées, la Direction générale de l’armement (DGA), les industriels, les centres de recherche et les acteurs de l’innovation. Dans un environnement stratégique marqué
par l’urgence et l’ampleur des transformations, cette coopération est une condition indispensable de l’efficacité opérationnelle.
L’armée de Terre y présente ses équipements, ses expérimentations et sa vision du combat aéroterrestre. Elle le fait avec l’ambition de préparer les capacités qui permettront demain à la France de conserver sa liberté d’appréciation et sa capacité d’action avec ses alliés.
Général d’armée Pierre SCHILL
Une défense souveraine face au retour de la haute intensité
Eurosatory 2026 : le combat aéroterrestre à l’heure des nouveaux rapports de force Le retour de la guerre de haute intensité sur le continent européen, la multiplication des crises et l’accélération des compétitions stratégiques imposent une transformation profonde des armées et des industries de défense.
Dans cet environnement marqué par l’incertitude et le durcissement des rapports de force, la France poursuit un effort de réarmement et de modernisation de ses capacités militaires afin de préserver sa souveraineté, protéger ses intérêts et contribuer à la sécurité du continent européen.
Eurosatory 2026 constitue une occasion majeure de présenter la transformation des capacités terrestres et aéroterrestres françaises face au retour de la guerre de haute intensité et à l’évolution des rapports de force contemporains. Cette édition met en lumière plusieurs enjeux structurants : accélération des cadences industrielles, innovation de défense, résilience des chaînes d’approvisionnement, préparation des forces à la haute intensité, développement du combat collaboratif et renforcement des coopérations européennes.
À travers sa présence à Eurosatory, le ministère des Armées et des Anciens combattants met en lumière la transformation des capacités terrestres et aéroterrestres françaises afin de répondre aux exigences des conflits contemporains et du retour de la guerre de haute intensité.
Soutenir une BITD souveraine, compétitive et tournée vers l’export
Face à un environnement stratégique durablement dégradé, marqué par le retour de la guerre de haute intensité, l’accélération des compétitions stratégiques et le réarmement massif de nombreuses puissances, la France s’appuie sur une Base industrielle et technologique de défense (BITD) robuste, innovante et résiliente. Soutenue par l’État à travers la loi de programmation militaire 2024-2030 et son projet d’actualisation, la BITD constitue un outil central de souveraineté permettant d’équiper les forces dans la durée, d’accélérer les cadences de production, de renforcer l’autonomie stratégique nationale et européenne et de répondre aux besoins des partenaires et alliés de la France.
Un État stratège au service de la souveraineté industrielle
Le ministère des Armées et des Anciens combattants, en particulier la DGA (direction générale de l’armement), soutient et oriente activement la BITD française à travers la loi de programmation militaire 2024-2030, l’innovation de défense, l’accompagnement des industriels et le soutien aux exportations d’armement. Cette stratégie contribue au renforcement de l’autonomie stratégique nationale et européenne dans un contexte marqué par le retour des logiques de puissance et la nécessité de disposer de capacités souveraines.
Produire plus, produire plus vite
Le renforcement de l’effort de défense impose une accélération des cadences industrielles et une adaptation profonde de l’outil de production. L’État et les industriels sont engagés dans une dynamique de montée en puissance visant à produire davantage, réduire les délais, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et renforcer la résilience industrielle. Cette transformation constitue un enjeu stratégique majeur pour garantir dans la durée la capacité des armées à faire face aux conflits contemporains.
Des équipements crédibles et éprouvés
Les matériels terrestres et aéroterrestres français et européens présentés à Eurosatory sont conçus pour répondre aux exigences des engagements modernes et du retour de la guerre de haute intensité. Interopérables, évolutifs et adaptés aux conflits multi-domaines, ces équipements bénéficient également du retour d’expérience opérationnel et de capacités reconnues sur les théâtres d’engagement contemporains.
Des forces terrestres et aéroterrestres prêtes au combat de haute intensité
L’armée de Terre intervient dans des environnements contestés, multi-milieux et multi-champs grâce à des capacités terrestres et aéroterrestres intégrées, modernes et interconnectées. Les forces s’entraînent en permanence lors d’exercices majeurs conduits en coalition avec leurs partenaires européens et alliés afin de se préparer aux formes contemporaines du combat.
La supériorité opérationnelle par des systèmes de combat complets
de combat intégrant commandement, renseignement, feux, mobilité, drones, robotique, protection et soutien. Cette approche globale permet de répondre aux exigences du combat contemporain tout en renforçant l’interopérabilité avec les partenaires européens et alliés.
Une préparation opérationnelle tournée vers la haute intensité
Le retour de la guerre de haute intensité sur le continent européen conduit les armées françaises à adapter leurs doctrines, leurs équipements et leur préparation opérationnelle. Les entraînements menés dans des environnements réalistes et exigeants visent à préparer les forces aux engagements les plus durs, dans des contextes de contestation multi-domaines et de forte attrition.
Une résilience de la conception à l’engagement
La capacité des armées à durer dans les engagements repose également sur la résilience des chaînes de soutien, la disponibilité des équipements et la capacité à maintenir dans le temps les matériels déployés. La disponibilité des pièces de rechange, des munitions et des capacités logistiques constitue désormais un facteur central de la crédibilité opérationnelle des forces.
Une défense portée par les femmes et les hommes de la nation
La supériorité militaire repose d’abord sur l’engagement humain. Le ministère des Armées et des Anciens combattants s’appuie sur des femmes et des hommes engagés au service de la défense du pays.
Forces professionnelles, réserves, jeunesse, personnels civils et industriels contribuent ensemble au renforcement de la souveraineté et de la résilience nationale.
Rejoindre une armée d’excellence
Les armées françaises recrutent et forment des femmes et des hommes capables de répondre aux défis d’un environnement stratégique plus instable. Elles s’appuient sur des forces reconnues pour leur professionnalisme, leur efficacité opérationnelle et les valeurs qu’elles incarnent.
La réserve, pilier de la résilience nationale
La réserve opérationnelle et industrielle constitue un levier essentiel de la montée en puissance des armées et du renforcement du lien Armée-Nation. Elle permet à chacun de contribuer concrètement à la défense du pays, au sein des forces armées comme au service de l’industrie et de l’innovation.
Le service national : un engagement de la jeunesse
Dans un contexte de réarmement et d’accélération des besoins de défense, la mobilisation de la jeunesse représente un enjeu stratégique majeur. Les dispositifs d’engagement proposés aux jeunes participent au renforcement des forces morales de la Nation, au resserrement du lien Armée-Nation et à la préparation du pays aux menaces contemporaines.
Un engagement qui dépasse le seul cadre militaire
Les femmes et les hommes du ministère des Armées et des Anciens combattants et de l’industrie de défense mettent leurs compétences, leur expertise et leur engagement au service de la souveraineté nationale. Tous participent, à leur niveau, à la résilience du pays et à l’efficacité de l’outil de défense français.
Concevoir la puissance aéroterrestre d’aujourd’hui et de demain
Face au retour des conflits de haute intensité, à l’accélération des cycles technologiques et à la montée des compétitions stratégiques, la Direction générale de l’armement (DGA) joue un rôle central dans la transformation des capacités militaires françaises.
Dans un environnement marqué par l’économie de guerre, la multiplication des menaces hybrides et l’évolution rapide des technologies de combat, la France accélère la transformation de son modèle capacitaire afin de disposer de forces plus réactives, plus résilientes et capables d’intégrer rapidement les enseignements des conflits contemporains.
Eurosatory 2026 constitue à ce titre une vitrine de cette transformation. Le salon met en lumière les efforts engagés pour accélérer les cadences industrielles, raccourcir les cycles d’innovation, développer des architectures ouvertes et renforcer la souveraineté technologique nationale et européenne.
À travers la DGA et l’ensemble de la Base industrielle et technologique de défense, le ministère des Armées et des Anciens combattants conduit une dynamique visant à produire plus vite, intégrer plus rapidement l’innovation et préparer les capacités aéroterrestres des combats d’aujourd’hui et de demain.
Produire plus vite pour durer dans la haute intensité
Le retour des conflits de haute intensité impose une transformation profonde des rythmes de production et de soutien des armées. Les conflits récents ont démontré que la crédibilité opérationnelle repose autant sur la qualité technologique des équipements que sur la capacité à produire dans la durée, reconstituer rapidement les stocks et soutenir un engagement prolongé.
Dans ce contexte, la DGA pilote une montée en puissance de la BITD française afin d’accélérer les cadences industrielles, sécuriser les chaînes d’approvisionnement critiques et renforcer la résilience de l’outil de production national.
Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la logique d’économie de guerre engagée par la France à travers la loi de programmation militaire 2024-2030 et son actualisation. Elle vise à réduire les délais de production, simplifier certaines procédures et rapprocher davantage les armées, les industriels et les acteurs de l’innovation.
L’objectif est désormais de disposer d’une industrie capable de soutenir dans la durée les besoins des forces françaises et de leurs partenaires, dans un environnement marqué par l’incertitude stratégique et le réarmement de nombreuses puissances.
Accélérer l’innovation opérationnelle
L’accélération des évolutions technologiques impose de raccourcir les cycles entre innovation, expérimentation et mise en service opérationnelle.
La DGA développe ainsi une logique d’innovation en boucle courte permettant d’intégrer plus rapidement les retours d’expérience opérationnels et les innovations issues des conflits contemporains.
Cette approche concerne en particulier les drones, la robotique, l’intelligence artificielle, la guerre électronique, les capacités collaboratives et les systèmes numérisés de commandement et de combat.
Le ministère des Armées et des Anciens combattants soutient également l’émergence de nouveaux acteurs industriels à travers l’Agence de l’innovation de défense (AID), les partenariats d’innovation, les expérimentations conduites avec les forces et les coopérations avec l’écosystème civil.
L’objectif est de favoriser une capacité d’adaptation permanente face à l’évolution rapide des menaces et des technologies militaires.
Des architectures ouvertes pour des systèmes de combat évolutifs
Les conflits récents ont également démontré la nécessité de disposer de systèmes capables d’évoluer rapidement afin d’intégrer de nouvelles capacités.
La DGA développe ainsi une approche fondée sur des architectures ouvertes, modulaires et évolutives permettant d’accélérer l’intégration de nouvelles briques technologiques au sein des systèmes existants.
Cette logique vise à renforcer l’interopérabilité entre systèmes et partenaires, accélérer l’intégration de l’innovation, améliorer la résilience des capacités opérationnelles et favoriser l’adaptation permanente aux évolutions de la menace.
Elle accompagne également la montée en puissance des capacités collaboratives, de la robotisation et de la numérisation du champ de bataille.
Préparer les capacités aéroterrestres de demain
La transformation des capacités aéroterrestres françaises repose désormais sur une intégration croissante des drones, de la robotique, des munitions téléopérées, des capacités de guerre électronique, des systèmes de commandement numérisés et
de l’intelligence artificielle.
La guerre en Ukraine a confirmé le rôle central de ces technologies dans les opérations terrestres contemporaines. La France accélère ainsi la massification des drones, le développement des coopérations homme-machine et l’intégration des capacités collaboratives au sein des forces terrestres et aéroterrestres.
Cette transformation concerne l’ensemble des échelons tactiques, du groupe de combat jusqu’au corps d’armée.
Dans le même temps, l’effort porte également sur les capacités d’appui-feu, la défense sol-air, la logistique, la connectivité et la résilience des chaînes de soutien, désormais considérées comme des facteurs centraux de la crédibilité opérationnelle.
Une souveraineté technologique au service des armées et de l’Europe
Dans un contexte marqué par les dépendances technologiques et le retour des logiques de puissance, la maîtrise des technologies critiques constitue un enjeu stratégique majeur.
La France agit pour préserver les compétences industrielles souveraines, sécuriser les chaînes critiques et renforcer la Base industrielle et technologique de défense nationale et européenne.
Cette ambition repose également sur un approfondissement des coopérations capacitaires européennes, le développement de convergences technologiques et le soutien à des capacités interopérables entre alliés.
L’exportation contribue enfin à la consolidation des filières industrielles, à la soutenabilité des programmes et au rayonnement stratégique français.
À Eurosatory 2026, les équipements et capacités présentés illustrent cette dynamique : celle d’une industrie de défense capable d’innover, de produire et d’accompagner durablement la transformation des forces françaises face aux exigences des conflits contemporains.
S’engager et vaincre en coalition aéroterrestre
L’armée de Terre face aux nouveaux champs de bataille.
Le retour de la guerre de haute intensité sur le continent européen transforme profondément les conditions d’engagement des forces terrestres. Les conflits contemporains imposent désormais aux armées d’évoluer dans des environnements contestés, multi-milieux et multi-champs, marqués par l’accélération des rythmes opérationnels, la massification des drones, la guerre électronique, les frappes dans la profondeur et la numérisation du champ de bataille.
Dans ce contexte, l’armée de Terre poursuit sa transformation afin de disposer de capacités crédibles, interopérables et adaptées aux exigences des engagements contemporains. Elle s’appuie sur des forces professionnelles entraînées au combat de haute intensité, capables d’agir dans la durée et de s’intégrer pleinement dans des opérations conduites en coalition avec les partenaires européens et alliés.
Eurosatory 2026 constitue une vitrine de cette transformation. Le salon met en lumière l’évolution du modèle terrestre français autour de plusieurs priorités : interopérabilité du commandement, combat collaboratif, robotisation, intégration accélérée de l’innovation, préparation opérationnelle et montée en puissance des capacités de haute intensité.
À travers sa présence à Eurosatory, l’armée de Terre illustre sa capacité à commander, combattre et durer dans des environnements de plus en plus exigeants, tout en renforçant son aptitude à agir en coalition dans le cadre des engagements européens et de l’OTAN.
Commander et agir en coalition
L’armée de Terre inscrit son modèle dans une logique de coalition et de solidarité stratégique. Sa crédibilité opérationnelle repose sur sa capacité à commander, intégrer et entraîner des forces alliées dans des environnements contestés et multi-domaines.
Cette ambition se traduit par la montée en puissance des capacités de commandement permettant à la France de s’engager à l’échelle de la division puis du corps d’armée dans un cadre multinational. Les objectifs DIV 27 puis CA 30 illustrent cette volonté de disposer d’un commandement capable de conduire des opérations de haute intensité en coalition.
L’armée de Terre contribue pleinement à la défense collective du continent européen et aux missions de l’OTAN. En 2026, elle prendra le commandement de l’Allied Reaction Force (ARF), démontrant sa capacité à conduire une force multinationale hautement réactive et multi-domaines.
Cette crédibilité repose également sur des capacités différenciantes reconnues par les alliés, notamment dans les domaines de la logistique opérationnelle, du combat collaboratif, du commandement ou encore de la projection de forces.
Construire l’interopérabilité par les partenariats capacitaires
L’interopérabilité ne repose pas uniquement sur les procédures ou les entraînements. Elle se construit également à travers des coopérations capacitaires durables entre partenaires européens.
Le partenariat CaMo entre la France et la Belgique constitue l’un des exemples les plus aboutis de cette dynamique. Fondé sur le programme SCORPION, il permet le développement d’une communauté opérationnelle et capacitaire renforçant la cohérence des systèmes de combat et l’intégration entre forces partenaires.
Ces coopérations permettent de développer des capacités communes, d’améliorer l’interopérabilité et de renforcer la capacité des forces européennes à agir ensemble dans des contextes de haute intensité.
L’armée de Terre poursuit ainsi le développement de partenariats structurants avec ses alliés afin d’accroître sa capacité à commander ou à intégrer une coalition dans tous les champs de conflictualité.
Numériser le champ de bataille et accélérer le combat collaboratif
L’accélération des opérations contemporaines impose une capacité toujours plus grande à partager, exploiter et diffuser l’information en temps réel.
L’armée de Terre poursuit ainsi la numérisation du champ de bataille dans une logique data-centrée permettant de renforcer l’interopérabilité, d’accélérer les boucles décisionnelles et d’améliorer la coordination des effets entre les différents systèmes de combat.
Cette transformation s’appuie notamment sur le programme SCORPION, les systèmes de communication CONTACT, le combat collaboratif, l’intégration des drones et capteurs ainsi que les capacités de commandement numérisé.
L’objectif est de permettre aux forces de disposer d’une meilleure compréhension de la situation tactique, d’accélérer la prise de décision et de renforcer la coordination entre les unités engagées.
Robotique, drones et innovation en boucle courte
Le retour d’expérience des conflits récents a confirmé le rôle central des drones, de la robotique et des capacités autonomes dans les opérations terrestres.
L’armée de Terre accélère ainsi l’intégration des drones tactiques, des munitions téléopérées, des capacités de lutte antidrones, des systèmes robotisés et des coopérations homme-machine.
Cette transformation s’accompagne d’une logique d’innovation en boucle courte permettant d’intégrer rapidement les enseignements opérationnels et les évolutions technologiques directement au profit des forces engagées.
En lien avec la DGA et l’Agence de l’innovation de défense, l’armée de Terre développe des capacités plus modulaires, évolutives et adaptables aux réalités du combat contemporain.
Préparer les forces à la haute intensité
L’armée de Terre adapte ses doctrines, ses équipements et son entraînement aux exigences du combat de haute intensité.
Les exercices majeurs conduits en France et avec les partenaires européens et alliés permettent de préparer les forces à des engagements caractérisés par la contestation multi-domaines, l’attrition, la guerre électronique, les frappes dans la profondeur, la densité des feux, la pression logistique et l’accélération des rythmes tactiques.
Cette préparation opérationnelle vise à garantir la capacité des forces françaises à durer dans les engagements les plus exigeants tout en conservant leur liberté d’action.
Une armée portée par l’engagement humain
La transformation de l’armée de Terre repose avant tout sur les femmes et les hommes qui servent au quotidien au sein des forces.
Militaires d’active, réservistes, personnels civils et partenaires industriels contribuent ensemble à la préparation des capacités terrestres et aéroterrestres françaises.
Dans un contexte marqué par l’augmentation des besoins opérationnels et le renforcement des capacités de défense, le recrutement, la fidélisation et la montée en puissance des réserves constituent des enjeux majeurs.
L’armée de Terre poursuit ainsi son effort de recrutement et de formation afin de disposer de forces capables de répondre aux défis des conflits contemporains et de préserver dans la durée la capacité opérationnelle des armées françaises.
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Les équipements exposés
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