Et maintenant on largue les drones depuis les avions et les hélicoptères

Direction : DGA / Publié le : 16 décembre 2025

La direction de l’ingénierie et de l’expertise (DIE) de la DGA travaille activement pour évaluer la réponse à un besoin assez récent des forces : être en mesure de larguer des drones depuis un aéronef suivi d’une prise de contrôle par un opérateur au sol.

Essais largage drones depuis un hélicoptère Gazelle et un A400M

Larguer un minidrone depuis un aéronef et laisser ensuite un opérateur en prendre le contrôle pour réaliser la mission. Sur le papier cela semble simple. Sur le papier, oui… Dans les faits il s’agit d’une manipulation complexe pour que deux conditions essentielles soient remplies. La première c’est que le drone ne soit pas endommagé, voire détruit, lors de sa sortie de l’aéronef. En effet il passe d’une vitesse nulle à la vitesse de son porteur, avec le flux d’air et ses remous que cela suppose, en une fraction de seconde. La deuxième, c’est que le drone pris dans ces remous ne vienne pas endommager l’aéronef qu’il quitte ou venir se loger dans un équipement vital de celui-ci.

Des simulations numériques de caractérisation aérodynamique et de séparation avec l'aéronef ont été effectuées pour chaque type de drone envisagé. Ensuite il a fallu évaluer ces simulations avec des essais réels pour les valider. C’est ce à quoi se sont attachés les centres de DGA Essais en vol, DGA Techniques aérospatiales et DGA Techniques terrestres. Ensemble ils ont réalisé plusieurs campagnes et effectué des tests de largage depuis la porte latérale d’un hélicoptère Gazelle et depuis la trappe arrière et les portes latérales parachutistes d’un A400M. Dans les deux cas ces essais ont été très satisfaisants et ouvrent la voie aux ouvertures de vol recherchées.


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