La DGA au forum innovation défense (FID) 2025
Les innovateurs de la DGA étaient présent au forum innovation défense qui s'est déroulé à Paris au Parc des expositions de la porte de Versailles du 27 au 29 novembre 2025. Nous vous proposons un petit aperçu de quelques projets exposés.
Comment naît l'innovation dans les centres d'expertise et d'essais de la DGA ?
La plupart des projets de la DGA exposés au forum innovation défense (FID) 2025 provenaient de ses centres de la direction de l'ingénierie et de l'expertise (DIE). Mais comment cette innovation est-elle favorisée, repérée, organisée et gérée ? Nous avons posé la question à son directeur, François-Xavier Dufer.
Dans la deuxième partie de la vidéo, Lurent présente son innovation primée dans la catégorie "Faire autrement" aux trophées de l'innovation remis à l'occasion du FID. Baptisée KyptoJam, cette innovation permet de déterminer si vos données de radionavigation type GPS sont corrompues ou si elles sont fiables. Son système est basé sur une technologie civile low-cost.
Calhyb, le caïd de la cartographie des fonds marins de faible profondeur
Calhyb est sans doute la plus optimiste des innovations. Elle voit tout en couleur. Son domaine privilégié c’est les fonds marins de faible profondeur. Jusqu’à 15 / 20 mètres. Donc pas trop loin des côtes. Son travail, c’est de cartographier les fonds marins depuis les airs. Embarquée dans des aéronefs, elle va sonder et découper la mer sous elle en couches de couleurs. C’est ensuite ces gammes de couleurs qu’elle aura enregistrées qui vont lui permettre de définir le profil exact du fond marin, les profondeurs et la nature du sol. A savoir s’il s’agit d’un fond sableux, rocailleux, corailleux, etc.
Calhyb utilise une technologie d’optique hyperspectrale. C’est-à-dire que cette innovation peut discriminer plusieurs centaines de nuances de couleurs. Une technologie de pointe qui fait de Calhyb un crack dans son domaine en lui permettant de cartographier les fonds marins quasiment en instantané et en continu. Et ça, il n’y a pas beaucoup d’autres systèmes au niveau. Enfin, là où Cahyb se démarque de la concurrence, c’est qu’il est presque entièrement passif. Il consomme très peu d’énergie. Il est donc facilement embarquable sur un drone sans avoir besoin de solliciter la batterie de ce dernier. Cette intégration sur drone sera une des toutes prochaines étapes du projet.
Même s'il n'est pas prévu pour ça, à la base, Calhyb a montré des talents certains pour repérer des objets qui pourraient être présents dans des profondeurs entre 3 et 5 mètres. Par exemple des mines de surface semi immergées ou des petits sous-marins qui naviguent près de la surface. Cette capacité sera également l'objet d'une étude dans un avenir proche.
DALI, sa flotte de drones éteint les feux dès leur départ avec un seul opérateur aux commandes
Ce Dali là n’a rien à voir avec Salvador, l’artiste mondialement connu. Non, lui ce serait plutôt « salvateur » son crédo. En effet, Dali est un projet innovant de drones extincteurs. Son idée ? Détecter le plus rapidement possible un départ de feu pour pouvoir l’éteindre tout de suite et avec une quantité faible de liquide ou de poudre embarquée dans des drones.
Développé par DGA Essais de missiles au travers de son pôle d’innovation Aliénor, Dali est doté :
- De drones équipés capteurs vidéos assistés par un module d’intelligence artificielle de la société Magellium pour la détection automatique du départ de feu,
- de drones spécifiques développée par une PME locale, proche du pôle Alienor, et capables d’embarquer une quinzaine de litres d’eau (quantité qui ne cessera de grossir au fur et à mesure du développement)
- d’un PC unique et de son application dédiée développés pour pouvoir piloter et gérer à lui tout seul une flotte complète d’une vingtaine de drones observateurs et extincteurs.
Enfin, le projet Dali a été conduit pour et avec les utilisateurs. C’est-à-dire les pompiers. Ces drones vont non seulement leur permettre d’éteindre les feux dès leur départ, mais aussi dans des endroits inaccessibles.
Christie, la cible préférée du laser antidrone Hema-P
Mesurer et caractériser l’efficacité d’un laser contre un drone. C’est la mission qu’a décidé de relever une équipe innovation de DGA Maitrise de l’information. Pour cela elle a développé un drone instrumenté qui sert à la fois de cible et de banc de mesure. Baptisé Christie, il reçoit régulièrement les attaques du laser Helma-P développé par la société Cilas.
L’innovation principale de Christie réside dans sa robustesse et sa capacité à mesurer le trio primordial pour une arme laser. A savoir : sa puissance, la taille de son faisceau laser au point d’impact et sa stabilité à toujours viser ce point. Autrement dit, elle va permettre de mesurer la densité de puissance qui caractérise l’efficacité d’un rayon laser.
Un tir de laser n’est pas un tir de munition. Là où cette dernière pénètre ou explose au contact, le laser chauffe pour détruire. Il applique donc une puissance sur un seul point constant, pendant un temps suffisant pour produire son effet. Christie est le moyen ultime pour vérifier ces caractéristiques sur l’arme de lutte anti drone Helma-P. Une arme qui a notamment été déployée lors des JO de Paris… grâce à l’aide précieuse de Christie.
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