5 octobre 1914 : 1re victoire aérienne de l’histoire

Le 5 octobre 1914, alors que la guerre fait rage depuis quelques semaines, le sergent Joseph FRANTZ, natif de Beaujeu dans le Rhône, et son mécanicien le caporal Louis QUENAULT sur leur biplan Voisin III sont chargés de conduire une mission de reconnaissance au-dessus lignes allemandes, dans le secteur de Fort Brimon (région de Reims). 

Un voisin III français © Centre culturel militaire de Lyon

A l’époque, l’Armée française dispose d’un nombre réduit d’aéroplanes qui ne servent qu’à faire de l’observation. Les aviateurs se croisent et s’affrontent au pistolet ou à la carabine, sans résultats… 

FRANTZ a l’idée d’embarquer une mitrailleuse Hotchkiss dans son appareil, mais faute de pouvoir la fixer, c’est QUENAULT qui la porte et tire. 

Le matin du 5 octobre, cette technique porte ses fruits et l’équipage français parvient à intercepter et à abattre un Aviatik allemand au-dessus de Jonchery-sur-Vesle. 

Pour la première fois dans l’histoire, un avion en abat un autre. 

C’est la naissance de la Chasse et du combat aérien. L’évolution technique et tactique est rapide et donne naissance dans les mois suivants à une nouvelle arme et à de nouveaux héros : les As. 

L’équipage FRANTZ-QUENAULT fait les gros titres de la presse nationale. Le sergent FRANTZ reçoit la Légion d’honneur et son mécanicien le caporal QUENAULT la Médaille militaire.      

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