Portrait du commissaire Alexandre, acheteur-négociateur à la SIMMT !

Juriste de formation, le CR2 Alexandre est actuellement affecté à la SIMMT, structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres, en tant qu'acheteur-négociateur. Placé sur un poste au cœur des marchés publics de l'équipement militaire, il vous parle de son parcours et de son quotidien. 

CR2 Alexandre, affecté à la SIMMT © Ange Provost

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis le commissaire de deuxième classe Alexandre, j’ai 34 ans et j’ai une formation de juriste, je suis titulaire d’une maîtrise en droit public interne français de l’Université Sorbonne Paris Nord. 

Je suis commissaire des armées, ancrage terre depuis septembre 2022. Après une formation de 4 mois au sein de l’École des commissaires des armées où j’ai pu nouer des liens d’amitié et de camaraderie inoubliables avec des membres de ma promotion, je suis revenu dans mon unité, prêt à relever de nouveaux défis. 

Présentez-nous votre poste actuel.

Je suis actuellement acheteur-négociateur en opération d’armement, dans le domaine de la maintenance terrestre. La SIMMT a en effet la charge d’assurer le maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres des armées, directions et services du ministère. 

J’ai la chance d’exercer des missions riches et variées au sein de ma section, travaillant sur des marchés d’acquisition d’équipements complets, de rechanges spécifiques et de prestations, et de toucher à quasiment tous les domaines qui intéressent la maintenance terrestre. Dans mon « portefeuille de marché » on retrouve notamment : l’équipement du combattant, le domaine de la protection NRBC (nucléaire, radiologique, biologique, chimique), le système de largage des parachutistes, les systèmes d’information appliqués au domaine logistique, l’élimination de déchets radioactifs, etc.

En contact direct avec des entreprises de toute taille, je négocie avec les prestataires et réalise des actes contractuels qui vont de la passation de marchés, à la notification d’avenant et autres ordres de services de suivi de marchés, qui doivent permettre in fine de répondre aux besoins des forces tout en prenant en compte l’intérêt de mes interlocuteurs privés.

Le but étant de traiter les questions avant qu’elles ne deviennent des problématiques. Et de traiter les problématiques afin qu’elles ne deviennent pas bloquantes pour la vie de mes marchés.

Devenu un acheteur accompli grâce à l’accompagnement de mes supérieurs, et de mes camarades et collègues, je n’hésite pas à partager l’expérience que j’ai acquise avec les nouveaux arrivants. C’est un travail riche et toujours intéressant, qui demande une grande polyvalence et un fort engagement. La capacité d’adaptation est aussi essentielle et cela permet de ne jamais s’ennuyer ! 

Avec quels acteurs échangez-vous dans votre quotidien ?

Nous avons une vaste équipe d’acheteurs à la SIMMT, et j’ai la chance de pouvoir échanger de manière régulière et fluide avec mes supérieurs, tant dans mon bureau (bureau marchés) que dans ma division (division des contrats). C’est une chance, que de pouvoirs profiter de ces nombreux interlocuteurs à tous les niveaux pour la gestion de mes missions au quotidien. 

Concernant mes interlocuteurs à l’extérieur, ce sont les marchés passés qui conditionnent notre capacité à échanger avec les prestataires ; et valorise la présence de l’acheteur à tous les niveaux de la vie d’un marché, de sa conception jusqu’à sa fin de vie.

Avez-vous des activités annexes sur votre affectation ?

A la SIMMT, j’œuvre aussi au sein de deux associations portées sur le renforcement de la cohésion au sein de l’unité.  

Tout d’abord au sein du club des lieutenants qui comptent de nombreux membres capables de se mobiliser à la demande du commandement ou non, autour d’activités de tout type, afin d’assurer la convivialité au sein de la structure, l’accueil des nouveaux arrivants et la cohésion de ses membres. Un exemple, nous participons tous les lundis à une course à pied cohésion, afin de bien débuter la semaine ! 

Ensuite il y a un fort sentiment d’appartenance sur la garnison du Plateau de Satory, notre lieu d’implantation. Nous organisons régulièrement des actions de cohésion avec l’ensemble du personnel militaire et civil travaillant sur place, permettant de se rassembler et d’assurer un esprit de cohésion en dehors du simple cadre professionnel. 

J’ai la chance de travailler dans un bureau où mes chefs ont compris l’importance de préserver un esprit de corps et promeuvent ce type d’initiatives. 

Aspirez-vous à un déploiement en OPEX prochainement ?

En effet j’espère pouvoir très vite relever un nouveau défi, celui du déploiement en opération extérieure où j’aimerais mettre mes compétences d’acheteurs au service des forces déployées, d’autant que c’est une spécialité recherchée sur les théâtres d’opération. 

Comment vous projetez-vous pour la suite ?

Les officiers sous contrat ont la possibilité de renouveler à l’issue de leur premier contrat, et je compte bien rester si la possibilité m’est offerte. Mais j’envisage également la possibilité d’être « activé » via le concours interne, un engagement à plus long terme qui me parait chaque jour plein de promesses pour le jeune officier que je suis !  

Le commissaire échange régulièrement avec des prestataires extérieurs © Ange Provost


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