Rejoindre la cyberdéfense : se former tout au long de sa carrière

Dans le domaine de la cyberdéfense, les technologies évoluent très vite, les usages changent et les menaces se transforment en permanence. Pour rester expert et opérationnel, les cybercombattants et cybercombattantes se forment en continu, tout au long de leur carrière.

Cybercombattants sur l'exercice cyber GALENE - © COMCYBER / Défense

Rejoindre les armées dans le domaine cyber, et plus particulièrement les centres spécialisés du Groupement de la cyberdéfense des Armées (GCA) du Commandement de la cyberdéfense (COMCYBER) à Rennes, c’est choisir de s’engager dans un métier où la formation est continue.

La curiosité : une qualité obligatoire

Loin d’exiger une maîtrise immédiate de tous les sujets, ce qui compte pour un nouveau et une nouvelle cybercombattante, c’est la capacité à progresser et l’envie de comprendre comment fonctionnent les systèmes que l’on protège. Lors des premiers mois, les nouveaux cybercombattants découvrent la complexité des systèmes d'information du ministère des Armées et des Anciens Combattants, avec des enjeux spécifiques de sécurité.

Ils apprennent à appréhender l’organisation de la cyberdéfense, comment s’organise la défense des systèmes d’information, comment sont analysées les menaces ou encore la conduite des opérations cyber. Ils découvrent aussi les mécanismes d’homologation qui garantissent le niveau de sécurité attendu sur les systèmes.

De l’apprentissage à la reconnaissance des compétences

Votre apprentissage en cyberdéfense sera ponctué de paliers qui reconnaîtront votre montée en compétences. À l’issue de vos deux premières années de pratique, vous pourrez prétendre au Brevet de cybercombattant (BCC). Ce brevet reconnaît une expérience significative dans le domaine cyber ainsi que la capacité à opérer dans la Communauté de la cyberdéfense des armées avec trois niveaux : junior, sénior et expert.

Ce brevet constitue également un marqueur RH important. Il valorise les compétences acquises et peut ouvrir l’accès à certains postes nécessitant un niveau d’autonomie et d’expertise reconnu.

Dans certains parcours, les armées peuvent accompagner leurs personnels dans des démarches de validation des acquis de l’expérience (VAE), afin de faire reconnaître académiquement les compétences développées au travers des missions et de l’expérience opérationnelle.

Cybercombattant lors de l'exercice ORION 2026 © COMCYBER / Défense

Cybercombattant face à des logiciels cyber lors d'un exercice

Une formation connectée au monde civil

La formation et l’entraînement s’appuient aussi sur un écosystème civil et académique. L’Académie de la cyberdéfense (ACy), un des 4 centres spécialisés du GCA, entretient des partenariats afin de rester au contact des évolutions du secteur et des nouveaux champs de recherche.

Les cybercombattants peuvent accéder à des formations externes ciblées : certifications techniques du SANS Institute, partenariats universitaires comme le Diplôme universitaire « Influence et Contre-Influence » avec l’Université Bretagne Sud pour développer des compétences en lutte informatique d’influence (L2I).

La division Formation de l’Académie de cyberdéfense (ACy) accompagne les nouveaux arrivants et s’appuie notamment sur des environnements d’entraînement virtuels comme Hack The Box pour confronter les équipes à des scénarios proches des réalités opérationnelles. La formation ne s’arrête jamais. Les retours d’expérience (RETEX) des exercices et des opérations font évoluer les méthodes et entretiennent la capacité d’anticipation.

Rejoindre la cyberdéfense au sein du ministère des Armées et des Anciens Combattants, c’est choisir un métier où l’on continue d’apprendre tout au long de son parcours.

Cybercombattant aux côtés d'un lycéen pour le challenge Passe Ton Hack D'abord © COMCYBER / Défense

Cybercombattant aux côtés d'un lycéen pour le challenge Passe Ton Hack D'abord

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