ORION 2026 : premier déploiement opérationnel d’une capacité C2 (Command and Control) opérative dans le domaine de la guerre électromagnétique (GCEM)

Direction : COMCYBER / Publié le : 03 mars 2026

Dans le cadre de l’exercice ORION 2026, une capacité expérimentale dédiée à la guerre dans le champ électromagnétique a été mise en œuvre depuis Brest. Cette nouvelle structure de commande et de contrôle (C2) a été déployée et testée au sein du quartier général armé par CECLANT. Son objectif : offrir au commandement interarmées de théâtre une capacité inédite à connaître, analyser et planifier des opérations dans et par le champ électromagnétique.

Structure de commande et de contrôle (C2) GCEM pendant ORION - © COMCYBER

Déployée depuis le commandement de l'arrondissement maritime Atlantique (CECLANT) à Brest, cette nouvelle structure de commande et de contrôle (C2) dédiée à la guerre dans le champ électromagnétique regroupée des militaires du Commandement de la cyberdéfense (COMCYBER), des unités de la Communauté cyber des armées (CCA) ainsi que des industriels de la défense. Cette structure s’appuyait sur un outil innovant d’hypervision du spectre électromagnétique (ou COP, Common opérationnal picture EM) du théâtre d’opérations. Testée en conditions réelles sous la conduite du COMCYBER, elle marque un jalon majeur dans la montée en puissance des armées en guerre dans le champ électromagnétique (GCEM).

Un environnement de guerre électromagnétique réaliste

Cette phase O2 de l’exercice ORION 2026 a fourni un scénario général exigeant, propice à synchroniser des effets dans le champ électromagnétique avec les opérations cinétiques dans le but de résoudre des dilemmes opératifs. 

Le déploiement de l’outil COP EM au sein du FHQ a également marqué une avancée majeure. Applicatif précurseur, il repose sur l’agrégation et la fusion de données hétérogènes — qu’elles proviennent de capteurs déployés sur le terrain ou de sources diverses (open source par exemple). Cet outil s’est imposé comme un levier essentiel pour planifier, coordonner et décider l’emploi combiné des moyens de guerre électromagnétique des composantes tactiques comme stratégiques.

« Par sa dimension opérative, ORION 2026 nous offre une occasion unique de tester nos capacités à produire des effets dans le domaine électromagnétique au profit de la manœuvre interarmées. »

Chef de bataillon Simon

  • Membre de la structure de commande et de contrôle (C2) dédiée à la GCEM

La guerre dans le champ électromagnétique, un enjeu pour les armées

La guerre dans le champ électromagnétique se déploie sur l’ensemble des fréquences radio et radar (moyens de communication, radars, drones, armées guidées…). Elle permet de surveiller, de protéger nos troupes et d’attaquer. Plus précisément, il s’agit de :

  • Maitriser notre signature électromagnétique
  • Détecter l’adversaire,
  • Anticiper ses intentions,
  • Perturber sa manœuvre ou la façon dont il perçoit nos intentions,
  • Produire des dégradations de certains systèmes.

Mandaté par le major général des armées en 2024, le Commandement de la cyberdéfense pilote la structuration du champ électromagnétique au niveau opératif afin d’innover en permanence et de maîtriser le champ électromagnétique dans un conflit de haute intensité. L’exercice ORION 2026 offre ainsi un cadre unique pour tester les capacités françaises dans un environnement de haute intensité et identifier les axes d’amélioration pour les équipements futurs. Les enseignements tirés des exercices comme ORION 2026 permettront de renforcer la coopération entre les acteurs industriels et forces armées, dans un domaine aussi complexe que la GCEM.

Cybercombattante en exercice © Armée de Terre

Cybercombattante en exercice

Le conflit en Ukraine a démontré qu’une supériorité dans le champ électromagnétique pouvait, en quelques instants, inverser le rapport de force sur le terrain. Également, le conflit en Ukraine a démontré que la guerre dans le champ électromagnétique était employée de manière coordonnée, démultipliant ses effets et qu’une coordination au niveau opératif était nécessaire. En conséquence, avec ORION 26, les armées testent leurs capacités dans le champ électromagnétique dans un environnement réaliste, continuent d’innover dans ce champ et renforcent leurs capacités actuelles.

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