Naviguer dans la cyber: parcours du capitaine de frégate Romuald, 28 ans de service dans la Marine.

Direction : COMCYBER / Publié le : 19 juin 2026

À l'occasion des 400 ans de la Marine, le capitaine de frégate (CF) Romuald revient sur son parcours. Depuis près de 28 ans, il évolue dans la Marine nationale. Retour sur son parcours, né d’un hasard océanographique et consacré à la protection des systèmes d’information de la Défense.

Portrait CF Romuald

Un déclic en haute mer… ou presque

La vocation du CF Romuald ne s’est pas imposée à lui. C’est presque par hasard que son parcours croise celui de la Marine nationale. C’est au détour d’une thèse en océanographie, qu’il devait débuter lors de son service militaire, qu’il découvre l’institution au sein de la Force océanique stratégique (FOST). Cette première immersion constitue un véritable déclic. Il y découvre un environnement exigeant, structuré, mais surtout profondément collectif, qui l’incite à poursuivre l’aventure.

Il rejoint alors Lorient et intègre l’Ecole des fusiliers marins (ECOFUS). Il prend la tête de la cellule multimédia nouvellement créée. Une expérience qui le conduit progressivement vers les systèmes d’information.

Des stéréotypes aux valeurs qui font sens

Avant d'enfiler l'uniforme, le CF Romuald avait, comme beaucoup, une image préconçue du monde militaire. Cette image n'a pas survécu très longtemps.  « Les stéréotypes que j'avais sur le monde militaire ont tout de suite disparu », confie-t-il.  

Trois valeurs se sont imposées et continuent de structurer son quotidien : l’esprit de camaraderie, la rigueur et la pédagogie. Trois mots qui, à ses yeux, résument l'esprit de l’armée française et de la Marine nationale.  

Un parcours entre unités marines et interarmées

En près de 28 ans de service, le CF Romuald a navigué entre unités propres à la Marine nationale et structures interarmées, comme au Centre d'analyse en lutte informatique défensive (CALID) du COMCYBER ou à la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI), aujourd’hui le Commissariat numérique de la Défense (CND). Des postes variés, parfois très techniques, parfois plus orientés sur l’organisation et la coordination, mais avec un fil rouge : les systèmes d’information et leur mise en œuvre.

Portrait CF Romuald

Portrait CF Romuald

Un « marin d’eau douce » assumé

Cette trajectoire lui a valu un surnom dans son entourage professionnel : « le marin d’eau douce ». « Je suis un marin d’eau douce, un marin de bureau », résume-t-il avec amusement, assumant ce décalage sans la moindre frustration. Il n’y voit ni manque ni frustration, mais simplement une autre manière de servir. 

Cette diversité d’affectations lui a permis d’acquérir une vision transversale des besoins et des contraintes des armées, tout en forgeant un sens aigu du management et une rigueur méthodologique essentielle dans sa fonction actuelle.

Une carrière au rythme de la transformation numérique des armées

En près de 28ans de service , il a vu la place du numérique changer de dimension dans les armées. D’un domaine technique et spécialisé, la cyberdéfense est devenue un enjeu pleinement opérationnel, intégré à tous les niveaux de décision.

Aujourd’hui au COMCYBER, le CF Romuald est chargé de la gouvernance et de la politique des systèmes d’information comme chef de cellule.  Sa mission ? Définir le cadre politique et réglementaire de la sécurité des systèmes d’information (SSI) pour les armées, en répondant aux besoins exprimés par le chef d’état-major des Armées (CEMA).

Son travail consiste à analyser la situation SSI de chaque unité pour proposer des solutions sur mesure. Un travail d’équilibre entre contraintes techniques, exigences réglementaires et besoins opérationnels.

« Faire de l’informatique dans la Marine nationale, c’est incomparable »

Rejoindre la Marine nationale, dit-il, « a été une aventure riche, faite de remises en question permanentes et la chance de mettre mes compétences au service de missions uniques, au profit de la nation ». Le CF Romuald continue de porter un regard reconnaissant sur son engagement. 

« Faire de l’informatique dans la Marine nationale, c’est incomparable », conclut-il, résumant une carrière ancrée dans la transformation numérique, la cyber et l’esprit d’équipage.

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