Transmettre et apprendre pour assurer la continuité des réseaux opérationnels : l’alternance à la DANZ NE
À la Direction d’appui au numérique zonale Nord Est (DANZ NE) du Commissariat au numérique de défense (CND), l’apprentissage se fait dans le concret en immersion au cœur des infrastructures numériques opérationnelles.
- Un tuteur expérimenté, ancien sous-officier et spécialiste des systèmes d’information, pour qui les mots transmission et accompagnement ont un sens.
- Un apprenti en BTS SIO, impliqué dans le déploiement, la sécurisation et le maintien en condition opérationnelle des réseaux de communications opérés au profit des forces armées.
Deux parcours, une même dynamique :
- Rigueur
- Esprit d’équipe
- Montée en compétences
- Sens de la mission
Au CND, l’alternance permet aux jeunes talents de progresser dans un cadre structuré, exigeant et formateur, au service d’enjeux concrets et stratégiques pour notre pays.
Tuteur
Pouvez-vous présenter ?
Ancien sous-officier de l’Armée de l’air et de l’espace, j’ai effectué 25 années de carrière dans les systèmes d’information et de communication. J’ai notamment exercé pendant dix ans au sein d’un centre de contrôle et de détection de l’espace aérien, où j’assurais l’installation, le dépannage et la maintenance des infrastructures techniques de base aérienne.
J’ai ensuite consacré neuf années à l’École des sous-officiers, d’abord comme formateur en télécommunications, puis en réseaux et sécurité des systèmes d’information après l’obtention d’une licence professionnelle en réseaux et télécoms.
Aujourd’hui, je poursuis mon engagement en Alsace en tant que technicien supérieur d’études et de fabrication (TSEF 3) au sein de la cellule division interventions du CAN Strasbourg.
Quelles sont vos missions/fonctions au sein du CND ?
J’encadre une équipe composée de trois personnels, sous-officiers et TSEF. Nous assurons le soutien SIC d’une quarantaine de sites militaires sur un périmètre particulièrement étendu, allant de Dieuze en Moselle à Stuttgart et Rammstein en Allemagne, jusqu’à Bydgoszcz en Pologne, sans oublier Mulhouse.
Notre mission principale consiste à déployer des réseaux classifiés de différents niveaux, à en assurer la supervision afin de garantir une continuité de service optimale, ainsi qu’à intervenir rapidement en cas d’incident. Nous conduisons également les opérations de renouvellement des équipements arrivant en fin de support ou de garantie.
Notre activité implique de nombreux déplacements et une coordination étroite avec les équipes de soutien SIC de proximité, appelées Détachements d’appui au Numérique (DAN).
Que vous apporte la gestion d’un apprenti au quotidien ?
La gestion d’un apprenti me permet de rester en contact avec la jeune génération de techniciens, pour qui tout débute dans le monde professionnel. C’est un excellent moyen de questionner mon propre mode de communication et d’adapter mon langage afin de créer un climat de confiance et d’adhésion.
Cela m’amène également à revisiter mes pratiques managériales et à m’assurer que je sais toujours transmettre clairement les contraintes techniques et les objectifs opérationnels.
Après neuf années passées dans la formation, encadrer un apprenti me permet aussi de renouer avec une dimension de ma carrière que j’ai particulièrement appréciée : la transmission. Voir un jeune technicien grandir en s’investissant dans un projet et réussir un geste technique en intervention est une réelle source de satisfaction.
Que diriez-vous à un jeune qui souhaiterait rejoindre le CND ?
Je dirais à un jeune qui souhaite rejoindre le CND que c’est un excellent tremplin, en particulier pour ceux qui doutent parfois de leurs capacités. L’environnement y est structuré, avec une organisation claire, des responsables identifiés et des procédures établies. Cela réduit considérablement le stress et permet de progresser étape par étape, du premier geste technique jusqu’à la préparation de missions plus complexes.
Au-delà de l’accompagnement quotidien au sein de l’atelier, le CND offre un véritable catalogue de formations dans les systèmes d’information et de communication, à différents niveaux. Cette montée en compétence progressive permet non seulement de gagner en assurance mais aussi de rencontrer d’autres techniciens à l’échelle nationale et d’élargir son réseau professionnel.
Apprenti
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m’appelle Kagan, je suis actuellement étudiant en BTS SIO SISR, j’ai choisi la voie de l’apprentissage pour appliquer mes connaissances théoriques aux enjeux de terrain. Intéressé par les réseaux et systèmes, j'ai intégré le CND pour contribuer à la modernisation des outils technologiques de nos forces armées. Mon parcours est guidé par une volonté d'allier rigueur technique et sens de l'engagement au service de l'État.
Quelles sont les tâches qu’on vous demande au sein du CND ?
Au sein du CND, mes missions se concentrent sur le déploiement et le maintien en condition opérationnelle des infrastructures réseaux nécessaires aux forces armées. Concrètement, je participe au déploiement de nouveaux équipements de communication, de la configuration des switchs et routeurs jusqu'à leur mise en service sur le terrain. Une part importante de mon activité est également dédiée au dépannage et à la résolution d'incidents, ce qui exige une grande réactivité pour garantir la continuité des services numériques critiques. J'interviens ainsi sur l'ensemble de la chaîne technique, de l'audit de l'existant à l'optimisation des performances réseaux, tout en veillant au strict respect des normes de sécurité informatique propres au Ministère des Armées.
Quelle est selon vous la plus-value d’une expérience au ministère des armées et plus spécifiquement au sein du CND ?
L'expérience au sein du Ministère des Armées offre une culture de la rigueur et de la responsabilité que l'on trouve rarement ailleurs. Spécifiquement au CND, la plus-value réside dans l’importance des sujets : nous ne travaillons pas sur de simples applications, mais sur des outils qui garantissent l'efficacité opérationnelle nationale. C'est l'opportunité unique de comprendre comment le numérique devient une arme à part entière, tout en évoluant dans un environnement de haut niveau technologique avec une vision transverse de la transformation digitale du ministère.
Que diriez-vous à un ami/apprenti pour lui donner envie de rejoindre le CND ?
Rejoindre le Ministère des Armées en tant qu'apprenti, c'est avant tout choisir une expérience professionnelle qui a du sens et qui s'inscrit au service de la collectivité. Contrairement à un environnement classique, le ministère offre l'opportunité de travailler sur des technologies de pointe et des infrastructures critiques où la rigueur et la fiabilité sont des impératifs absolus. C’est un cadre formateur unique qui permet de côtoyer des profils variés, militaires comme civils, et d'acquérir une culture de l'engagement et de la responsabilité très valorisée sur le marché du travail. Pour un futur professionnel du numérique, c'est la chance de participer concrètement à la résilience technologique du pays tout en évoluant au sein d'une institution prestigieuse qui investit massivement dans l'innovation et la formation de ses jeunes talents.
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