Les lieux de mémoire

Défini par l’historien Pierre Nora dans les années 1980, le concept de « lieux de mémoire » désigne un élément matériel, architectural ou immatériel participant à la constitution d’une identité et d’une mémoire collective. Ce peut être ainsi des toponymes et des sites géographiques, des lieux génériques, des symboles, des objets, etc.

Les dix hauts lieux de la mémoire nationale du ministère des Armées et des Anciens combattants - © De gauche à droite, et de haut en bas : © Guillaume Pichard/DMCA / © Guillaume Pichard/DMCA / © Thomas Paudeleux/ECPAD/Défense / © Cyrielle Sicard/ECPAD/Défense

Théâtre des grands conflits mondiaux qui se sont déroulés au XXème siècle et tout au long de son histoire, la France possède aujourd’hui une grande densité de musées, d’ouvrages fortifiés, de sites témoins tels les champs de bataille, de cimetières militaires, de monuments, de stèles, qui rappellent, en divers lieux, le souvenir de ceux qui se sont engagés pour défendre les valeurs nationales, comme des victimes de guerres ou de déportation.

L’État, à travers le ministère des Armées et des Anciens combattants, assure l’entretien, la restauration, la gestion et la valorisation d’un grand nombre de ces sites mémoriels liés aux conflits contemporains (de la guerre de 1870 à nos jours) en France et dans le monde, à savoir : 290 nécropoles nationales, 2 170 carrés militaires dans les cimetières communaux, 47 cimetières militaires dans les territoires ultramarins, 10 hauts lieux de la mémoire nationale, 1 000 lieux de sépultures dans plus de 90 pays.