28 août 1944. La libération de Marseille
Auteur : la direction du patrimoine, de la mémoire et des archives.
Le port de Marseille représente un intérêt stratégique pour les Alliés. Mais la garnison de la cité phocéenne a reçu l’ordre de Hitler de se défendre jusqu’à la dernière cartouche. Pourtant, les troupes allemandes de Marseille ne sont pas à la hauteur de la mission. La capitale provençale est tenue par 4 000 artilleurs de la marine et la 244e division du général Schaëffer.
La 244e division du général Schaëffer est une grande unité mais de second ordre, qui compte plusieurs bataillons d’Osttruppen, des Russes sous l’uniforme allemand, et une forte proportion d’hommes âgés ou éclopés. Incapable de tout mouvement tactique, donc de toute défense souple, la 244e division ne peut que tendre un mince rideau humain autour du vaste périmètre de la cité.
Les Alliés réservent la libération de Marseille aux troupes du général de Monsabert, commandant la 3e division d’infanterie algérienne (DIA). Le 19 août, les Forces françaises de l’intérieur (FFI) de Marseille se sont insurgées. L’ordre de grève devient général. Des combats ont lieu entre les résistants et les Allemands. Malgré la médiocre qualité de leurs adversaires, les résistants peu armés ne peuvent compter que sur une rapide progression des unités alliées qui sont à quelques dizaines de kilomètres à l’est.
Le 23 août, la 3e division d’infanterie algérienne du général de Monsabert, la 1ère division blindée du général Sudre et les 2e et 3e groupements de tabors marocains pénètrent dans Marseille. Le général Schaëffer refuse de capituler.
Les combats durent cinq jours et sont meurtriers. Les unités nord-africaines paient un lourd tribut à la libération de la capitale provençale. On relève plus de 1 500 morts et 5 300 blessés pour les troupes régulières et une centaine de tués pour les FFI.
Le 28, le général Schaëffer donne l’ordre à la garnison allemande de déposer les armes. La cité phocéenne est libérée le 29 août, soit près d’un mois avant la date prévue par le commandement allié.
Malheureusement pour les Alliés, les installations portuaires qui n’ont pas été sabotées par les Allemands sont gravement endommagées par les bombardements aériens et navals. Le port de Marseille restera plusieurs semaines engorgé d’épaves interdisant son emploi.
Partager la page
Veuillezpour partager sur
Contenus associés
Trois colonnes face à la Seine
Structure symbolique du mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie situé sur le quai Branly à Paris (7e).
04 septembre 2026
Le Réseau du Souvenir et le mémorial des martyrs de la Déportation
En 1952 est fondé le Réseau du Souvenir par des survivants des camps, des résistants et des familles de disparus. C’est à son initiative que naît à Paris le 2 avril 1962, le mémorial des martyrs de la Déportation, à la pointe de l’île de la Cité.
04 septembre 2026
Le musée de la Résistance en Morvan
Au cœur de la Bourgogne, dans le Morvan, 29 aménagements « Résistances en Morvan-Chemins de mémoire » viennent valoriser les lieux de mémoire de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale.
03 septembre 2026