La guerre de Corée : l'engagement du bataillon français sous le drapeau de l'ONU
Un film d'archives du Secrétariat général pour l'administration (SGA)/Ministère des Armées.
Le 25 juin 1950 éclate la guerre de Corée, conflit majeur de la guerre froide et l'un des plus meurtriers de la seconde moitié du XXe siècle.
Cette guerre constitue un premier test pour l'Organisation des Nations unies (ONU) qui, pour restaurer le droit, fait appel à une force militaire internationale fournie par les États membres. L'engagement de la France, avec la participation d'un bataillon de volontaires qui s'illustra à maintes reprises, ouvre la voie aux opérations extérieures (OPEX) et scelle notre partenariat avec la Corée du Sud.
[Revue] - 1953, derniers combats en Corée. Les Chemins de la mémoire, numéro 282, printemps 2023 (pdf version française).
[Article] - 1950 - 1953. Le bataillon français de l'ONU en Corée, par le commandant Ivan Cadeau, centre de doctrine et d’enseignement du commandement, dans notre rubrique Ressources historiques.
[Article] - Journée des Nations Unies, un article de la Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives.
[Article] - 70e anniversaire de fin de la participation du bataillon français de l'ONU à la guerre de Corée, un article de la DMPA.
[Article] - La Guerre de Corée soixante ans après : entre histoire et mémoire, par Laurent Quisefit, historien, chargé de cours à l'université Paris 7 Denis Diderot, chercheur associé au Centre d'études coréennes de l'EHESS, dans notre rubrique Ressources historiques.
Introduction et contexte historique
La vidéo s'ouvre sur des images d'archives en noir et blanc montrant des explosions sur des collines coréennes [00:01]. On y voit des soldats en action : un opérateur radio sous une tente, des artilleurs chargeant des canons et des chars progressant sur des chemins de terre [00:08].
Le récit pose le cadre des années 1950 : la fin de la alliance contre le nazisme laisse place à la Guerre froide. Des cartes animées et des images de défilés militaires sur la Place Rouge illustrent la montée du bloc soviétique et l'arrivée de Mao au pouvoir en Chine [00:29]. La péninsule coréenne est alors divisée au niveau du 38e parallèle [00:46].
L'invasion et la réaction de l'ONU
- Juin 1950 : Les troupes nord-coréennes franchissent le 38e parallèle. Une carte montre la progression rapide des forces communistes vers Séoul et le sud [01:19].
- Réponse internationale : Sous l'impulsion du président américain Truman, l'ONU autorise une intervention. Des images d'archives montrent les débats et les votes au Conseil de sécurité [01:47].
- Contre-offensive : Sous le commandement du général MacArthur, les troupes alliées débarquent à Incheon, reprenant Séoul en octobre 1950 [02:17].
Le Bataillon français de Corée (BF/ONU)
La France, bien que déjà engagée en Indochine, envoie 1 300 volontaires sous le commandement du général Raoul Magrin-Vernerey, dit « Monclar » [02:46]. On voit Monclar, reconnaissable à son béret et ses lunettes noires, inspectant ses troupes [03:04]. Le bataillon rejoint la 2e division d'infanterie américaine fin 1950 [03:15].
Les combats majeurs
Les images illustrent la dureté du conflit :
- Conditions extrêmes : Les soldats progressent dans la neige et un froid glacial [03:54].
- Batailles clés : Le bataillon s'illustre à Chipyong-ni, à la côte 1037 et lors du « massacre de mai » à Putchaetul[04:04].
- On voit des scènes de combat rapproché dans les bois, des tirs de mortiers et des soldats s'abritant dans des tranchées [04:12].
- Le général MacArthur est filmé rendant hommage au courage des Français sur le terrain [04:22].
Fin du conflit et mémoire
Alors que le front s'enlise, les combats continuent dans des secteurs comme « Crève-cœur » ou le « Triangle de fer » [04:42]. L'armistice est finalement signé à Panmunjom le 27 juillet 1953 [05:00].
Bilan et héritage :
- Le bataillon français a déploré près de 300 morts et plus de 1 300 blessés [05:12].
- La vidéo se termine sur des images de cérémonies commémoratives contemporaines, soulignant que la mémoire de ces volontaires perdure à travers les promotions d'écoles militaires comme Saint-Cyr [05:39].
Cette vidéo est proposée par le SGA (Secrétariat général pour l'administration) du ministère des Armées.
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