« TARANIS » 2025 : trois jours de délocalisation aérienne pour tester la résilience opérationnelle

Du 18 au 20 novembre, dans le cadre de l’exercice « Taranis » 2025, des équipages de transport aérien militaire ont mené une vaste délocalisation depuis Orléans vers Mont-de-Marsan et Cahors. Objectif : poursuivre des opérations tactiques dans un scénario fictif de menace ennemie croissante, afin de préparer les forces à l’engagement de haute intensité.

« TARANIS » 2025 : trois jours de délocalisation aérienne pour tester la résilience opérationnelle

Le 18 novembre à 9 h, deux A400M Atlas, un Casa et un C-130J ont décollé de la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy pour une mission de qualification au rôle de Package Leader (leader sur vols à plusieurs avions) dans la zone centre (TSA 43). Évoluant au milieu d’un dispositif mêlant Mirage 2000 alliés, Alphajet ennemis et une entreprise civile, les équipages ont été plongés dans un environnement saturé simulant une COMAO (Combined Air Operation – opérations aériennes combinées) en zone contestée.
L’évolution rapide du scénario – menace de tirs d’artillerie ennemis – a contraint les avions à se dérouter vers des plateformes sûres : Mont-de-Marsan pour le C-130J et un A400M, Cahors pour le Casa et le second A400M.

Des opérations immédiates sur les plateformes de repli

Près de 45 personnels à Mont-de-Marsan et 50 à Cahors ont immédiatement pris en charge avions et matériel afin de garantir la continuité des missions. À peine installés, les équipages ont conduit une opération d’aérolargage entre 11 h 30 et 11 h 50, embarquant puis larguant des parachutistes au-dessus du camp de Caylus à 12 h 30, dans un contexte simulé hostile.

Une succession de missions tactiques en environnement dégradé

Depuis leurs bases de repli, les équipages ont enchaîné missions Element Leader (leader sur vols à deux avions), Package Leader à quatre avions et deux missions Mission Commander (chef de mission) intégrant transport, chasse alliée et chasse ennemie. Mirage 2000D, Rafale alliés et Rafale ennemis ont permis de reproduire une coordination complète air-air et sol-air, exigeant des décisions rapides dans un flux d’informations dense.

Un retour final sur une piste endommagée

Le retour à Orléans, prévu le jeudi soir après la levée de la menace d’artillerie, s’est effectué sur une piste partiellement endommagée, complétée par l’usage du taxiway parallèle. Une contrainte supplémentaire pour évaluer la capacité à opérer en environnement dégradé.

Une démonstration de résilience opérationnelle

Cette délocalisation menée à un rythme soutenu pendant trois jours a illustré la réalité d’une dispersion aérienne : décisions d’urgence, adaptation permanente et maintien de l’efficacité malgré la fragmentation géographique. Un rappel du rôle essentiel du transport aérien militaire dans la conduite d’opérations complexes en haute intensité.


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