« Volfa » 2025 : le CDAOA au cœur de l’exercice

Le lundi 29 septembre, l’armée de l’Air et de l’Espace est entrée dans la phase active de l’exercice « Volfa » 25. Chef d’orchestre de la cinquantaine d’aéronefs engagés, le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) participe activement à cet entraînement de haute intensité.

Le CDAOA au coeur de l'exercice

Depuis quelques jours, un ballet aérien s’est mis en place sur l’ensemble du territoire national. Comme chaque année, l’exercice « Volfa » est de retour pour entraîner les équipages dans un contexte de conflit de haute intensité. Cet exercice interarmées et interallié mobilise une cinquantaine d’aéronefs et près de 1 000 participants. Conduit depuis la base aérienne (BA) 118 de Mont-de-Marsan, « Volfa » 25 intègre également la BA 123 d’Orléans-Bricy pour la partie transport et la BA 120 de Cazaux pour les hélicoptères.

Le CAPCODA va prendre part à une dizaine de missions dans tout au long de l’exercice

Le CAPCODA va prendre part à une dizaine de missions dans tout au long de l’exercice

Le CAPCODA, tour de contrôle de « Volfa » 25

L’objectif de « Volfa » 25 est clair : s’entraîner en s’inspirant des enseignements tirés des conflits récents. Officier de liaison pour le Command and Control (C2) dans le cadre de « Volfa » 25, le lieutenant-colonel Thomas est revenu sur les particularités de cette édition. « Cette année, les pilotes vont pouvoir bénéficier de nouvelles zones d’entraînement, en Méditerranée notamment. Un lieu où, en temps de paix, il est difficile d’évoluer puisque nous le partageons avec l’aviation civile. Au-delà de la guerre électromagnétique qui sera notre maître-mot, le spatial va être plus que jamais au cœur des opérations. Des images satellites et des objets spatiaux vont ainsi pouvoir alimenter les scénarios des opérations. » Ainsi, cet exercice grandeur nature intègre des raids aériens de jour comme de nuit, mettant en œuvre l’ensemble du spectre des opérations aériennes modernes : supériorité aérienne, déploiement agile, protection des forces, récupération en milieu hostile ou encore opérations en conditions dégradées.

Plus à l’est, la base aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun joue également un rôle central dans cet exercice. Véritable tour de contrôle de l’exercice, le Centre Air de planification et de conduite des opérations et de défense aérienne (CAPCODA) va prendre part à une dizaine de missions. « Comme pour chaque mission, le CAPCODA sera le centre névralgique de l’ensemble des prises de décisions, précise le lieutenant-colonel qui a déjà participé aux deux dernières éditions. Cela passe notamment par les E-3F Awacs, qui sont nos yeux et nos oreilles au plus proche de l’action. L’objectif clair du CAPCODA sur “Volfa” 25 est de faire comprendre à l’ensemble des unités engagées qu’il y a une hiérarchie de la prise de décision. Plus concrètement, l’ordre qui est donné à un pilote découle d’une chaîne bien précise qui passe par notre War Room. »

Au centre de la salle, un écran géant affiche une cartographie de la situation aérienne générale

Au centre de la salle, un écran géant affiche une cartographie de la situation aérienne générale

Créé en 2024, le CAPCODA résulte de la fusion entre le Centre national des opérations aériennes (CNOA) et le Centre Air de planification des opérations (CAPCO). Ce centre unique est en charge du commandement et de la conduite des opérations (C2) pour quatre zones d’opérations : territoire national, Europe, Afrique et monde. Avec l’exercice « Volfa » 25, le CDAOA démontre une nouvelle fois son expertise dans ce domaine, devenu un facteur essentiel de la supériorité opérationnelle dans les conflits modernes.


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