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Emerald Warrior : les forces spéciales air s’entraînent outre-Atlantique

Mise à jour  : 12/03/2018 - Direction : Armée de l'air

Du 24 février au 11 mars 2018, les forces spéciales air ont pris part à l’exercice «Emerald Warrior», organisé par le commandement des opérations spéciales de l'US Air Force (US Air Force Special Operations Command, AFSOC), à Hurlburt Field (Floride, États-Unis). Un entraînement d’envergure auquel la France participait pour la deuxième fois.

Deux groupes action du commando parachutiste de l’air n°10 (CPA 10), l’escadron de transport (ET) 3/61 «Poitou» ainsi que l’escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 «Pyrénées», dont c’était la première participation à «Emerald Warrior», se sont entraînés durant deux semaines avec leurs homologues des forces spéciales de l’United States Air Force (USAF), mais également avec l’US Army, Navy et Marine Corps. Composé d’une centaine d’aviateurs, le détachement français était venu outre-Atlantique avec deux Caracal et un C160 qui ont ainsi pu travailler aux côtés des aéronefs américains (AC130 Gunship ou MV-22 Osprey, par exemple). L’exercice s’est déroulé à cheval sur plusieurs États du sud des États-Unis et intégrait deux structures de commandement et de contrôle des opérations (C2) : l’une basée à Hurlbut Field, où des Français tenaient des postes à responsabilité, l’autre à Cannon au Nouveau-Mexique.

Renforcer l’interopérabilité

L’exercice s’est déroulé en deux temps : la première semaine consistait en des entraînements bilatéraux à des scénarios «full mission profile» (FMP, mission tactique complexe incluant planification, préparation et exécution) de la deuxième semaine. Aérocordage, infiltration, exfiltration, ravitaillement en vol, appui feu, évacuation médicale, etc., autant de savoir-faire qui ont été travaillés quotidiennement au cours d’entraînements réalistes. Objectif pour les deux armées : développer une interopérabilité technique et tactique entre les deux communautés FSA (forces spéciales air) française et américaine. «Cet exercice vise à inscrire dans la durée le partenariat entre l’Armée de l’air et l’AFSOC», explique le lieutenant-colonel Patrick, coordinateur du détachement français. Les groupes action du CPA 10 présents - chuteurs opérationnels et contre-terrorisme libération d'otage (CTLO - étaient ainsi «binômés» avec les 21st STS (Special Tactics Squadron), à savoir des commandos américains techniciens de l’appui aérien. «Nous avons beaucoup échangé, indique un adjudant du CPA 10. Les STS étaient demandeurs de notre savoir-faire, notamment en termes d’action directe.» Un croisement des cultures qui favorise une meilleure connaissance mutuelle et donc le travail conjoint sur des théâtres d’opérations. «L’objectif est de s’intégrer le plus efficacement possible dans des dispositifs conduits par l’AFSOC», précise le lieutenant-colonel Patrick.

En quête d’innovation

Outre qu’il répond à la volonté d’accroître l’interopérabilité entre nos deux nations, «Emerald Warrior» est aussi l’occasion pour le détachement français de nourrir sa quête d’innovation. L’EH «Pyrénées», actuellement en phase de prospection pour équiper le Caracal d’une mitrailleuse de 12,7 mm et d’un canon de 20 mm, a pu bénéficier du retour d’expérience des Américains pour l’emploi de ces armements. Le CPA 10 a également profité de cet environnement interalliés pour échanger d’un point de vue tactique et technique sur le matériel utilisé par ses homologues : logiciel de navigation sous voile pour chuteurs, quad ou encore zodiac. Enfin, l’ET «Poitou» a eu l’opportunité de voler sur AC-130 U dans le but de développer de nouveaux modes d’action.

Le 11 mars, le détachement français a quitté la Floride avec la volonté affichée de revenir dès l’an prochain pour une nouvelle participation à «Emerald Warrior».


Sources : Armée de l'air
Droits : © Armée de l'air