Visite du Pape Léon XIV : quatre jours sous haute protection aérienne

Direction : Air / Publié le : 29 septembre 2026

Dix-huit ans après la visite de Benoît XVI, le Pape Léon XIV a foulé à son tour le sol français. Du 25 au 28 septembre, de Paris à Metz en passant par Lourdes, sa visite a aussi mobilisé les Aviateurs de l’armée de l’Air et de l’Espace. Près de 250 d’entre eux ont pris part aux trois dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA) mis en œuvre par l’armée de l’Air et de l’Espace, sous la conduite du Commandement de la Défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).

Des Rafale ont escorté le convoyage du souverain pontife entre Lourdes et Metz.

Paris, Lourdes, Metz. Trois étapes, trois environnements et, à chaque fois, une équation différente. Densité du trafic aérien, relief, infrastructures sensibles, appréciation de la menace : la protection ne se décline pas sur un modèle unique. Pour chacune des villes, les moyens ont été dimensionnés et positionnés en fonction du terrain et du besoin opérationnel.

Bâtir une bulle de protection

Autour de chaque site, la protection se joue à plusieurs niveaux. Au sol comme dans les airs, moyens de détection et de surveillance, aéronefs d’intervention et capacités de lutte anti-drone se complètent à différentes portées et altitudes. Une Défense aérienne multicouche, adaptée à l’environnement et au spectre des menaces. Sa mise en œuvre dépasse le seul cadre militaire : forces de sécurité intérieure et services de l’État ont travaillé de concert avec les Aviateurs pour partager l’information, coordonner les actions et garantir la sûreté de l’espace aérien autour de l’événement.

Pendant quatre jours, près de 250 Aviateurs ont ainsi été engagés au rythme des déplacements de Léon XIV. Un chiffre qui donne la mesure de l’effort, mais ne dit pas tout de l’activité conduite au même moment. Chaque jour, environ 450 Aviateurs concourent en effet à la Posture permanente de sûreté aérienne (PPS-A). De jour comme de nuit, elle assure la surveillance et la protection de l’espace aérien national. Une permanence qui s‘est poursuivie sans interruption pendant toute la visite pontificale, tandis que les dispositifs se succédaient.

Un opérateur met en œuvre des installations radar sur les toits de Metz.

Un opérateur met en œuvre des installations radar sur les toits de Metz.

Depuis Lyon, conduire la manœuvre

C’est depuis la base aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun que ces opérations sont planifiées et conduites. Le Centre air de planification et de conduite des opérations et de la Défense aérienne (CAPCODA) dispose de la situation aérienne précise, coordonne les moyens et suit les opérations en cours. Pendant la visite de Léon XIV, les trois DPSA sont ainsi venus s’inscrire dans une activité opérationnelle qui, elle, ne s’interrompt jamais. Une même salle d’opérations, une vision nationale, plusieurs missions conduites dans le même temps parfois à l’étranger. Au cœur de cette chaîne de commandement et de conduite sur le territoire national, la Haute autorité de Défense aérienne (HADA) dispose en permanence de l’appréciation de situation nécessaire pour décider des mesures à mettre en œuvre face à une éventuelle menace aérienne. Cette mécanique exige précision, coordination et réactivité. Elle exige surtout d’avoir été éprouvée avant le jour J.

Les trois DPSA ont été conduits depuis le CDAOA, sur la base aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun.

Les trois DPSA ont été conduits depuis le CDAOA, sur la base aérienne 942 de Lyon-Mont Verdun.

S’entraîner pour être prêt

Grands événements, sommets internationaux, cérémonies ou visites de hautes autorités : les Aviateurs sont rompus à l’exercice. Tout au long de l’année, entraînements et exercices permettent à la chaîne de Défense aérienne d’éprouver ses procédures, de travailler sa coordination et de s’entraîner face à des scénarios toujours plus exigeants. 


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