Salon du Bourget : rencontre avec un passionné, l’adjudant-chef® Thierry

Direction : Air / Publié le : 25 juin 2025

Ancien mécanicien vecteur sur Mirage 2000, l’adjudant-chef® Thierry a décidé de poursuivre sa passion pour l’aéronautique au-delà de sa carrière initiale. Désormais réserviste, il parcourt la France au gré des meetings pour présenter le savoir-faire de l’armée de l’Air et de l’Espace.

Portrait de l'adjudant-chef (r) Thierry devant l'Alphajet

Artiste dans l’âme, l’adjudant-chef Thierry ne se limite pas à la mécanique. Au sein de son escadron, il est également connu pour faire les peintures des casques des pilotes. « Par l’impulsion de mon chef d’unité, le commandant Stéphane Abrial (devenu par la suite chef d’état-major de l’AAE entre 2006 et 2009), je me suis retrouvé à faire des casques pour tout l’escadron. De fil en aiguille et grâce au bouche-à-oreille, j’ai gravi les échelons jusqu’à faire les casques de la Patrouille de France. »

Lors de ses dernières années de service, il met à profit son temps et son expérience dans des missions de renfort au profit du Service d’information et de relations publiques de l’armée de l’Air et de l’Espace (SIRPAAE). Sur les meetings, son rôle est essentiel. C’est lui qui monte et démonte les avions transportés aux quatre coins de la France. « Monter un avion est trop dangereux pour que cela puisse être confié à n’importe qui, affirme l’adjudant-chef. Nous avons l’Alphajet qui fait trois tonnes et le Mirage 2000 qui en fait six. Il faut donc être vraiment très vigilant. » Aux côtés de deux autres réservistes, ils ont la responsabilité du montage des appareils, une tâche exigeant expérience et rigueur.

Arrivée de l'Alphajet au Salon du Bourget

Un savoir-faire au service du rayonnement

Mais le réserviste ne limite pas son renfort à la mécanique. Passionné par les maquettes et l’aérographie depuis tout jeune, il a mis à profit son savoir-faire pour rénover complètement l’Alphajet. Cet avion, il l’a vu arriver en même temps que lui au SIRPAAE. « Nous l’avons reçu en provenance du Centre d’essais en vol (CEV), se souvient-il. Notre première étape a été de le démilitariser. Grâce au retour d’expérience du Mirage 2000, nous avons essayé de faire un avion montable et démontable le plus rapidement et facilement possible. » Résultat : l’Alphajet peut être monté en 1 h 30, contre quatre heures pour le Mirage 2000, qui nécessite en plus l’emploi d’une grue de onze tonnes. « Et comme j’ai quelques talents de peintre, c’est moi qui me suis mis à la tâche, ajoute-t-il. Il nous a fallu un an pour transformer un Alphajet du CEV en Alphajet de la Patrouille de France. »

Convoqué une soixantaine de jours par an afin de présenter au public des avions mythiques de l’AAE, l’adjudant-chef Thierry trouve là toute la portée de son engagement. Et le succès autour des avions exposés est peut-être la plus belle récompense de ce travail. « Avant l’arrivée de l’Alphajet, nous avions déjà le retour d’expérience de notre Mirage 2000, détaille l’adjudant-chef Thierry. Sur certains meetings, nous observions jusqu’à deux heures de queue pour monter à bord du cockpit. Donc forcément, lorsque nous avons sorti un avion bleu, blanc, rouge, nous savions que le succès allait être au rendez-vous. »

Certaines parties de cet Alphajet démilitarisé peuvent être démontées

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À travers son parcours, l’adjudant-chef Thierry illustre la passion, la polyvalence et l’exigence du métier de mécanicien vecteur avion. Un savoir-faire qu’il met aujourd’hui au service de la transmission et du rayonnement de l’armée de l’Air et de l’Espace.

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