« Orion » 2026 : déploiement d’une campagne aérienne
L’exercice interarmées et interallié « Orion » 2026 est entré dans sa phase cinétique. Dans le scénario, l’armée de l’Air et de l’Espace (AAE) entre en premier et déploie ses moyens pour sécuriser l’espace aérien contesté, sur ordre du président de la République et du chef d’état-major des Armées.
Au niveau opératif et tactique, cette phase a demandé l’activation de dix bases aériennes, du Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), de 50 aéronefs de combat, de six systèmes de défense sol-air et de 1 500 Aviateurs sur l’ensemble du territoire. Les scénarios imposés demandent aux escadrons, aux pilotes, aux mécaniciens, aux experts du renseignement et, plus globalement, au commandement, une rigueur et une coordination exigeantes. Marqués par la haute intensité, les combats aériens sont quotidiens. En patrouille mixte, les avions de chasse français et étrangers décollent simultanément pour reprendre une zone revendiquée par l’ennemi. Ainsi, les manœuvres aériennes s’intensifient et les aéronefs de surveillance ne sont jamais loin. Les avions de détection radar, tels que l’E-3F AWACS de la base aérienne 702 d’Avord par exemple, envoient des données de renseignement tactiques sur les mouvements adverses, tandis que les drones balayent le ciel et cartographient le sol. Des batteries de missiles de défense sol-air SAMP-T sont également déployées sur l’ensemble du territoire et protègent la zone, prêtes à tirer sur ordre. Chaque jour, les équipages se relaient, sans relâche, jusqu’à obtenir des résultats tactiques efficaces.
Pour mener à bien cette campagne aérienne et spatiale, l’AAE n’agit pas seule. Pour cette édition 2026, elle peut compter sur les forces aériennes allemandes, grecques et qatariennes. Grâce à cet appui, la force de coalition est en mesure de mener une opération combinée et coordonnée, avec un volume d’avions de combat, de surveillance et de transport suffisant pour reconquérir l’espace aérien.
Dans le cadre d’« Orion » 2026, l’E-3F participe à des missions de détection en coopération avec les forces aériennes engagées. Grâce à son radar connu pour son allure singulière, l’AWACS donne la situation tactique en temps réel et est en capacité de fournir des ordres potentiels d’engagement. Véritable centre de commandement volant, cet aéronef assure la détection et l’identification des aéronefs à plus de 400 km, offrant une vision élargie. De manière plus globale, il participe également aux missions de sauvetage en zone ennemie (Combat Search and Rescue – CSAR) ou encore de destruction de défense antiaérienne (Suppression of Enemy Air Defenses – SEAD). Ses capacités sont ainsi déterminantes dans l’acquisition de la supériorité aérienne, enjeu majeur du déroulé d’« Orion » 2026.
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