Mai 2023 : Survoler la région parisienne en Fennec

Direction : Air / Publié le : 27 décembre 2023

Le 30 mai 2023, nous nous envolions à bord d’un Fennec de l’escadron d’hélicoptères 3/67 « Parisis » pour suivre l’un de leurs entraînements. Retour sur cette expérience.

Fennec survolant Paris

Chaque jour, en moyenne, 12 000 aéronefs survolent le territoire français métropolitain. Le pic le plus important peut atteindre jusqu’à 1 400 aéronefs dans les airs simultanément. Depuis le 11 septembre 2001, la vigilance est de mise. Les mesures actives de sûreté aérienne (MASA) ont été créées pour remédier à cela. L’escadron d’hélicoptères (EH) 3/67 « Parisis » fait partie des unités assurant ces missions de police du ciel, d’assistance en vol, de dissuasion et de protection contre les attaques terroristes. Deux hélicoptères de la permanence opérationnelle (PO) de la base aérienne 107 de Villacoublay sont prêts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à décoller pour cela.

Fennec en vol

Fennec en vol

Fin mai, l’adjudant-chef Sébastien, photographe au service d’information et de relations publiques de l’armée de l’Air et de l’Espace, et moi-même, rédactrice pour Air actualités, assistions à l’un de leurs entraînements. En milieu d’après-midi, les deux hélicoptères de la PO décollaient. Nous embarquions à l’intérieur de l’un d’eux. En quelques minutes, nous découvrions le Grand Paris. D’un côté, nous apercevions le stade Roland-Garros lorsque plus loin se dessinait la tour Eiffel, puis les Champs Élysées. Un après-midi peu commun en somme. Rapidement, la capitale s’éloignait pour laisser place à leur exercice quotidien.

Intérieur d'un Fennec

Intérieur d'un Fennec

En effet, afin de maintenir les qualifications de chacun, les entraînements sont nombreux. En plus de participer à des exercices interarmées comme « Orion », ou de l’armée de l’Air et de l’Espace comme « Volfa », deux fois par an, des pilotes de l’escadron d’hélicoptères se retrouvent sur la base aérienne 126 de Solenzara lors des campagnes de tir air-air. Les équipages mènent également un entraînement au tir canon 20 mm par trimestre et s’exercent au sauvetage maritime à Port-en-Bessin-Huppain en Normandie. Des campagnes d’appontage sont réalisées épisodiquement pour maintenir les capacités à se poser sur les bâtiments de la Marine nationale, compétence utilisée à Abidjan (un équipage constitué est déployé en Côte d’Ivoire toute l’année) et à Libreville au Gabon où se trouve une façade maritime.

Fennec en vol

Fennec en vol

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