L’armée de l’Air et de l’Espace au cœur du sommet international sur l’espace
À l’occasion du Sommet international sur l’espace, qui s’est tenu au Grand Palais à Paris les 9 et 10 septembre, l’ISAE-SUPAERO, l’École de l’air et de l’espace (EAE) et le Commandement de l’espace (CDE) de l’armée de l’air et de l’espace (AAE) ont annoncé la reconduction, pour trois ans, de l’Académie spatiale de défense (ASD).
Créé en juin 2023, ce consortium constitue aujourd’hui une structure européenne unique proposant une offre complète de formation au spatial militaire, allant de l’acculturation initiale au mastère spécialisé. Sa dernière promotion internationale a rassemblé 42 auditeurs issus de 23 pays, témoignant de la dimension internationale et de l’attractivité croissante de cette initiative.
Une coopération qui répond à un besoin stratégique
Dans son discours, le général de division aérienne Vincent Chusseau, Commandant de l’Espace, a souligné l’importance de la reconduction de cette convention qui répond à une exigence croissante du développement des compétences et de la coopération dans le domaine spatial.
Le domaine spatial suscite un intérêt croissant, tant sur le plan national qu’international. Le commandant de l’Ecole de l’Air et de l’Espace, le général de brigade aérienne Olivier Kaladjian a rappelé que la formation constitue aujourd’hui un levier stratégique pour l’AAE. Le développement des compétences et d’une culture commune du spatial est essentiel pour accompagner la montée en puissance des capacités spatiales françaises et leur utilisation opérationnelle. Ce renouvellement s’inscrit dans les objectifs de la Stratégie nationale spatiale 2025-2040, qui place le développement des compétences et l’excellence des talents au cœur des priorités françaises.
« L’autonomie et la résilience sont la stratégie »
Derrière ces investissements dans le domaine de la formation se dessine un objectif : préserver la liberté d’action des forces françaises et européennes de demain, résume le général Chusseau, dans un contexte où les technologies évoluent rapidement et où les dépendances peuvent constituer des vulnérabilités. Les armées doivent être en mesure d’anticiper les évolutions du milieu et les menaces susceptibles d’affecter leurs opérations. Cette évolution s’accompagne d’une accélération spectaculaire de l’activité en orbite : en quelques années, le nombre de satellites présents dans l’espace a augmenté drastiquement ainsi cette multiplication des objets et des acteurs transforme profondément le milieu spatial. Data, traitement de l’information, connectivité, services spatiaux : la maîtrise de ces briques technologiques devient déterminante pour conserver une capacité d’action dans la durée.
« On découvre la dynamique propre du combat spatial, une dynamique très forte, avec des effets immédiats des actions conduites dans ce milieu », explique le chef d’état-major des armées, le général d’armée aérienne, Fabien Mandon. Dans ce milieu particulièrement évolutif, la connaissance constitue donc un enjeu majeur, qui doit être partagé et renforcé avec nos partenaires européens.
Pour rester libre d’agir demain, il faut dès aujourd’hui apprendre à comprendre, surveiller, protéger et, lorsque cela est nécessaire, agir dans l’espace.
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