Le groupe central d’intervention NEDEX fête ses 50 ans
Le jeudi 14 décembre, la base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay célébrait les 50 ans du groupe central d’intervention NEDEX (GCIN).
La genèse remonte à 1973. À cette époque, de fortes tensions internationales et le développement de groupes terroristes menacent l’occident. Le ministre de la Défense demande au chef d’état-major des armées un plan d’action pour protéger des points sensibles des forces nucléaires contre les actions de sabotage.
Sur la base aérienne 107 « sous-lieutenant René Dorme » de Vélizy-Villacoublay est alors crée l’échelon central (ECN) NEDEX (nucléaires biologiques radiologiques et chimiques) 01.550, chargé de la formation des armées, du renseignement technique, de l’élaboration des procédures et de la conception de matériels d’intervention pour la neutralisation des engins explosifs.
Dès 1975, l’ECN assure les premiers stages sur engins explosifs improvisés au profit des trois armées et des équipes NEDEX sont implantées sur les sites nucléaires de l’armée de l’air. La mission se développe en intégrant les capacités de lutte contre les dangers nucléaires biologiques radiologiques et chimiques associés aux explosifs prenant l’appellation de NRBC-E.
Dès lors, les équipes NEDEX sont régulièrement projetées en opérations extérieures et notamment en Afghanistan après les attentats terroristes perpétrés par Al-Qaïda aux États-Unis en 2001. Pendant plus de 30 ans, l’ECN a formé l’ensemble des spécialistes NEDEX des armées et l’intervention.
En 2011, une page se tourne. L’état-major des armées réorganise la formation NEDEX et crée le pôle interarmées du traitement du danger munitions-explosif, « MUNEX », à Angers. L’ECN est dissout le premier juillet de cette même année. Il est remplacé par le groupe central d’intervention NEDEX (GCIN) 27.565, qui conserve les missions d’intervention NRBC-E sur le territoire national et contribue à l’intervention en opérations extérieures.
Là encore, ses démineurs sont projetés sur les principaux théâtres d’opérations pour combattre les groupes terroristes au Mali au sein de l’opération Serval puis Barkhane, en Jordanie au sein de l’opération Chammal et en Irak pour l’opération Inherente Resolve. Le GCIN contribue également à la sécurisation des dispositifs de protection des événements majeurs organisés sur le territoire national dont notamment la Coupe du monde de rugby en 2023.
Sur la base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay le 14 décembre 2023, le GCIN a fêté ses 50 ans d’expertise, en présence du général Laurent Lherbette, commandant territorial de l’armée de l’Air et de l’Espace. De l’ECN de 1973 au GCIN de 2023, l’unité a su s’adapter avec agilité à une menace complexe et mouvante. Ses spécialistes de très haut niveau sont rattachés à la brigade des pompiers de l’air (BPA). Ils engagent leur vie à chaque intervention avec abnégation et professionnalisme. Elle vit au rythme particulièrement exigeant des opérations, des missions d’interventions et des astreintes.
Partager la page
Veuillezpour partager sur
A la une
Une rentrée opérationnelle pour l’escadron de transport « Antilles-Guyane »
Stationné sur la base aérienne 367 en Guyane, l’escadron de transport 68 « Antilles-Guyane » a connu une rentrée pa...
14 octobre 2026
Un ULM en difficulté assisté par les contrôleurs aériens de la BA 133
Le 2 octobre 2026, les contrôleurs aériens de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey ont porté assistance à un ULM con...
14 octobre 2026
FRA-ACE/TN : se disperser pour mieux durer
Du 23 septembre au 2 octobre 2026 s’est tenu sur tout le territoire national l’exercice BASEX. Alors que le sol fra...
13 octobre 2026