Baltic Air Policing 71 : quatre mois d’engagement français dans le ciel balte

Direction : Air / Publié le : 12 août 2026

Du 1er avril au 31 juillet 2026, la France a participé à la mission Baltic Air Policing (BAP) de l’OTAN depuis la base aérienne (BA) de Šiauliai, en Lituanie. Durant quatre mois, deux détachements successifs de Rafale ont contribué à la protection de l’espace aérien des États baltes et de la frontière orientale de la Pologne.

La France a assuré la protection de l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie.

Pendant quatre mois, la France a assuré la protection de l’espace aérien de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie dans le cadre du 71e mandat Baltic Air Policing (BAP 71), autrefois connue sous l’appellation eAP (enhanced Air Policing). Le détachement français était également chargé de contribuer à la surveillance de la frontière orientale de la Pologne face aux risques d’entrée non autorisée de drones ou de missiles.

BAP 71 a permis de renforcer l’interopérabilité avec les forces aériennes alliées.

BAP 71 a permis de renforcer l’interopérabilité avec les forces aériennes alliées.

Le mandat s’est déroulé en deux périodes. Du 1er avril au 31 mai, quatre Rafale B (biplaces) de la BA 113 de Saint-Dizier et plus d’une centaine d’Aviateurs ont assuré la mission. À compter du 1er juin, quatre Rafale C (monoplaces) de la BA 118 de Mont-de-Marsan ont pris le relais, avec un effectif d’une centaine d’Aviateurs également, pour poursuivre la mission jusqu’à sa fin, le 31 juillet.

Une activité opérationnelle soutenue

L’activité du détachement a été rythmée par un régime d’alerte alternant semaines hot, avec une capacité de décollage sous 15 minutes, et semaines cold, avec un délai de trois heures avant décollage. En parallèle des alertes réelles, les équipages ont poursuivi leur entraînement aux côtés des forces aériennes alliées. 

Les Rafale ont notamment participé à des missions d’entraînement avec d’autres détachements de chasse déployés dans la région, ainsi que des missions d’appui au sol et de tir au canon air-sol. Les équipages ont également conduit des entraînements conjoints avec les forces aériennes estoniennes et lituaniennes autour de la détection et de l’interception de drones. 

Un Rafale C français a par ailleurs détruit un drone au-dessus de la Lettonie, constituant un fait marquant de ce mandat. Quelques semaines après cet événement, le lieutenant-colonel Romain et le capitaine Josselin se sont vu remettre la médaille d’honneur de reconnaissance (Atzinības Goda Zīme) par le ministre de la Défense de la République de Lettonie, Raivis Melnis. Cette distinction récompense leur engagement lors de l’interception et de la destruction du drone. Le capitaine Josselin, qui a détruit le drone, effectuait alors sa première opération extérieur (OPEX) ainsi que sa première alerte réelle, dite Alpha Scramble.

Les deux Aviateurs avec le ministre de la Défense letton, Raivis Melnis.

Les deux Aviateurs avec le ministre de la Défense letton, Raivis Melnis.

Un engagement au cœur de la coopération alliée

Au terme des quatre mois de déploiement, le détachement français totalise 540 heures de vol, 39 Alpha Scramble, correspondant à des alertes réelles, et 69 Tango Scramble, dédiés à l’entraînement. Pour les Rafale C, la grande majorité des missions d’entraînement a été réalisée avec au moins une nation partenaire, notamment la Roumanie et la Pologne. 

Au-delà des chiffres, BAP 71 a permis de renforcer l’interopérabilité entre les forces aériennes alliées et de démontrer la capacité de la France à contribuer à la posture permanente de sûreté aérienne (PPSA) de l’OTAN. Par leur présence dans le ciel balte, les Aviateurs français participent ainsi directement à la protection du flanc est de l’Alliance et au renforcement de la sécurité collective.

Interception d’un drone au-dessus de la Lettonie.

Interception d’un drone au-dessus de la Lettonie.

~ 200

Aviateurs mobilisés

540

Heures de vol


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