VOLFA 2025 : l’armée de l’Air et de l’Espace à l’épreuve de la haute intensité

Direction : Ministère des Armées / Publié le : 26 septembre 2025

Du 22 septembre au 10 octobre, l’armée de l’Air et de l’Espace conduit VOLFA 2025, son exercice annuel de préparation au combat aérien de haute intensité. Présenté lors du point presse par le colonel Jean-Christophe, chef de la division préparation opérationnelle du CDAOA, cet entraînement mobilise plus de 1000 aviateurs, une cinquantaine d’aéronefs et plusieurs nations alliées pour renforcer l’interopérabilité et la réactivité des forces.

Présentation de l'exercice VOLFA 2025 lors du point presse du 25 septembre 2025/ - © MDL Victor François / DICoD / Ministère des Armées

Organisé par le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), VOLFA 2025 constitue l’exercice de synthèse majeur de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Il mobilise plus de 1000 participants, une cinquantaine d’aéronefs, et 12 bases aériennes, dont Mont-de-Marsan, Orléans, Cazaux, Istres, Cognac, Avord et Solenzara.

« VOLFA est l’exercice annuel majeur de synthèse de l’Armée de l’Air et de l’Espace, d’un niveau expertise. C’est le plus haut niveau de complexité en entraînement », a expliqué le colonel Jean-Christophe.

Les unités engagées couvrent l’ensemble du spectre des capacités aériennes : chasse, transport, ravitaillement, guerre électronique, lutte anti-drones, commandos, surveillance, cyberdéfense… Un environnement dense et réaliste permet de simuler des opérations dans un espace contesté, sous menace constante.

Interarmées, interallié, interconnecté

VOLFA 2025 prépare également les forces françaises à leur engagement futur dans la Force de réaction rapide de l’OTAN (ARF) 2026, dont la France est nation-cadre. Cet objectif implique une coordination étroite avec les partenaires.

Sont ainsi engagés : un détachement italien de Tornado, un détachement grec de F-16, un détachement canadien de CC-130 Hercules, un détachement britannique de A400M Atlas. L’exercice est également imbriqué avec les manœuvres des autres armées françaises : l’armée de Terre à travers son exercice AGIIS, avec ses moyens de défense sol-air, ses hélicoptères d’attaque et les parachutistes de la 11ᵉ brigade parachutiste, ainsi que la Marine nationale à travers l’exercice Wildfire 25, centré sur la lutte antidrones. »

« L’ouverture aux partenaires étrangers mais aussi la recherche de synergies avec les autres armées permet d’éprouver l’interopérabilité de nos aviateurs », a souligné le colonel.

Scénario réaliste et nouvelles capacités

Le scénario 2025 s’inspire des conflits récents en Europe de l’Est et au Moyen-Orient, avec des opérations d’envergure menées dans des zones fortement contestées, dans tous les milieux et tous les champs.

Des dispersions d’urgence ont été simulées, notamment « du nord-est de la France vers le sud-ouest, puis de Mont-de-Marsan vers Solenzara », pour éviter des frappes ennemies sur les bases aériennes.

Parmi les nouveautés figurent le ravitaillement à basse altitude entre A400M et Rafale, de jour comme de nuit, ainsi que des opérations de dynamic targeting : destruction rapide de cibles mobiles à haute valeur ajoutée, pilotées depuis le centre de commandement de Lyon.

Valoriser l’expertise, préparer l’avenir

VOLFA est aussi l’occasion pour l’Air Warfare Center, centre tactique de l’Armée de l’Air et de l’Espace, de conduire son stage QWI (Qualified Weapons Instructor) – l’équivalent français de Top Gun –, et de collecter les retours d’expérience pour nourrir la doctrine.

L’édition 2025 s’ouvre aussi à la BITD française, avec la présence de représentants de l’industrie et des technologies de défense.

« L’agilité inhérente à un tel tempo opérationnel s’appuiera sur un soutien logistique rustique et un maintien en condition opérationnelle de combat », a précisé le colonel Jean-Christophe, rappelant la nécessité de préparer dès aujourd’hui les conditions des engagements futurs.


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